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FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
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 situation Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

ce blog va bientôt être en changement. Non, je ne l'ai pas abandonné, mais je n'ai toujours pas finit la première histoire.

Dès qu'elle le sera, je la mettrai en ligne d'un seul coup et pourrais en commencer une autre. J'organiserai un peu mieux ce blog aussi.

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 19-06-2008 à 21h24

 version finale - 29 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

29

 

Après une demi-journée de marche harassante, Matriben et son équipe leva un camp de fortune. Comme il fallait être le plus discret possible, tout feu était interdit. Zorba s’affaira à manipuler sa corne d’abondance et sortit tout ce qui pouvait se manger cru. Fruits et viande séchée restaura donc le ventre de tout le monde. Excepté pour Tabor qui gisait près de Violette, à demi conscient. Thallula dû refaire un bandage pour Thanabat. Il n’y eut pas beaucoup de mots échangés ce soir là. Marcus se porta volontaire pour faire le premier tour de garde et Zorba se joignit à lui. Un peu plus loin, Bramarion se reposait d’un œil sur la branche d’un arbre. Et juste sous cet arbre, 8 membres d’une meute de loups dormaient les uns contre les autres.

Malgré la fatigue qui s’accumulait, Thanabat ne trouvait pas le sommeil. Couché sur le côté, il s’aperçut que la princesse elfe ne dormait pas non plus, mais que les deux volontaires du premier tour de garde, eux, s’étaient profondément endormis.

-          Comment va le bras ? demanda Thalulla sans le regarder. Elle avait senti son regard sur elle.

-          Ça ira, dit J.Bat. Comment ça se fait que vous ne dormez pas ?

Il venait juste de se rendre compte qu’il la vouvoyait. Pourtant, il n’avait eu aucun mal à tutoyer les autres, qu’il ne connaissait pas beaucoup plus. A bien y repenser, il se rendait compte que la jeune elfe avait toujours gardé une distance de politesse avec lui. Elle n’avait jamais été familière ou désinvolte. Il n’aurait su dire si c’était un devoir incombé à son rang, si elle faisait sa volontairement pour ne pas se lier de trop près avec lui  ou si c’était une marque de respect. D’ailleurs, il ignorait si elle se comportait ainsi avec tout le monde. Dans le doute, il préférait ne pas paraître impoli. Aussi, il continuerait à la vouvoyer tant que celle-ci ne se montrerait pas familière.

-         Je me suis reposée suffisamment. Nous les elfes, nous récupérons très vite.

-          Dans ce cas, vous devriez assurer plus de tours de garde, non ?

Il se rendait soudain compte qu’il venait peut-être d’être grossier. Mais la princesse se contenta de sourire et de répondre doucement :

-         J’y penserai.

-          Vous savez, C’est la première fois que je croise une elfe. Là d’où je viens, on connaît les elfes. Mais, on croit qu’ils n’existent pas.

-         Ah non ?

-          On pense qu’ils sont le fruit de notre imagination et qu’ils appartiennent à la fantaisie. C’est même un genre : l’héroïc-fantasy.

-         C’est amusant.

-          Mais j’ai toujours pensé que les femmes des elfes étaient des fées. C’est faux alors ?

-         Absolument pas. Je suis une fée. Mais on n’emploi très peu ce terme, pour ne pas nous confondre avec les autres.

-          Quels autres ? Les elfes blonds ?

-          Oui, dit la princesse. Ceux-là. Ainsi que les petites fées des fleurs.

Thanabat se rendait tout juste compte de l’expérience extraordinaire qu’il était en train de vivre. Précipité dans les évènements tumultueux depuis son arrivée, il n’avait pas encore pu envisager cette aventure comme l’unique chance de répondre aux questions que se posent tous les enfants et les rêveurs de son monde depuis des centaines d’années. Il se rendormit, le sourire aux lèvres.

 

Le camp fut levé avant l’aube. Thallula continua de guider les voyageurs vers le sud. Le paysage n’était pas très varié dans cette région. Des plaines, des bosquets, quelques vallons et de temps en temps, un groupe d’arbres. Ils marchaient depuis un moment dans une prairie où l’herbe était si haute qu’il était impossible de voir l’horizon. Pour l’occasion, Thanabat ouvrait la marchait, se servant de sa hache comme une cerpe pour se frayer un chemin. Il avait l’impression d’être devenu une souris minuscule dans un immense jardin où le gazon n’était pas entretenu. Thallula leur expliqua que cette prairie avait été enchantée par les elfes blonds. Un brin d’herbe coupé repoussait en quelques secondes seulement. Effectivement, lorsque les membres du groupe se retournèrent, ils ne purent distinguer la moindre trace de leur passage.

-          Pourquoi cet enchantement ? demanda Zorba.

-         Ce sort a été jeté dans le seul but de perdre tout ceux qui s’aventureraient près de Branoc, afin d’isoler davantage mon peuple, les elfes noirs.

-          Cela veut-il dire que nous approchons de ton village ? questionna Matriben.

-         Oui. Il est juste après la prairie.

-          Je ne pensais pas que les elfes blonds étaient capables de telles fourberies, dit Marcus. C’est pas plutôt votre boulot d’habitude ?

La princesse elfe lui lança un regard aussi sombre que sa chevelure.

-         Il n’y a que les simples d’esprits qui pensent que les elfes blonds sont les gentils et les elfes noirs les méchants. Dans une guerre, chaque camp à ses raisons, ses torts et son propre sens de la justice !

-          Ça va, marmona Marcus. Pas la peine de le prendre aussi mal ! J’voulais vexer personne.

 

Bramarion et la meute n’étaient plus visibles depuis un long moment. Thanabat en était plutôt soulagé. Le chevalier-dragon, revenu d’entre les morts, avait tendance à l’inquiéter. Comment pouvait-il montrer patte blanche après tant de méfaits ? Il avait beau avoir les traits d’un de ses amis, sa présence ne le rassurait en rien. Quand à la meute, impossible de savoir à quoi s’en tenir. Peut-être étaient-ils perdus dans les hautes herbes…

 

Lorsqu’ils parvinrent enfin à s’extirper de la prairie envoutée,  le crepuscule colorait déjà le ciel de rouge et d’orangé. Enfin, l’architecture majestueuse de Branoc s’élevait devant eux. Ils marchèrent plusieurs minutes avant d’atteindre les premiers bâtiments elfiques. Des bâtiments ? Pas vraiment en réalité. Des décorations plutôt, taillées dans de l’or blanc, de l’orichalque et de la pierre de lune. A l’exception de Thallula, tous venaient ici pour la première fois. Chacun ouvrait de grands yeux, comme si cela leur permettrait de mieux profiter de la beauté du lieu. Les colonnes, les voutes, les arches semblaient scintiller de plus en plus fort à mesure que la nuit tombait. Lorsque le ciel fut noir, les étoiles se refletaient sur l’alliage étrange des sculptures, et des fleurs magnifiques, d’un bleu turquoise phosphorescent, éclosaient miraculeusement un peu partout, éclairant la cité des elfes. Une larme s’échappa de l’œil de Lahomey, émue par tant de beauté.

Un homme drapé d’un habit sombre, ses longs cheveux noirs et fins balayant ses épaules, descendit un grand escalier et s’avança vers eux majestueusement. Ses sourcils froncés et sa bouche fine marquait son visage du mécontentement qui l’agitait. Matriben s’y était préparé. L’accueil risquait d’être assez discourtois.

-          Qu’il est beau, murmura Violette presque sans s’en rendre compte.

L’homme s’était approché suffisament. Il laissa volontairement une certaine distance pour accentuer l’impression de repulsion qu’il pouvait ressentir à leur égard.

           Thalulla ! Nous étions foux d’inquiétude. Tu pars durant cinq jours et quatre nuits et tu reviens avec des… des humains ! Es-tu folle ?

-          Qu’est-ce qu’il dit, demanda Marcus à Matriben, inquiet par le ton que venait de prendre l’elfe.

-          Comment veux-tu que je le sache ? Je ne parle pas l’elfique. Mon père aurait peut-être pu comprendre, mais moi…

-          Il dit qu’il était fou d’inquiétude, dit Zorba. Et il n’est pas content de voir des humains.

-          Qu… Comment tu sais ça toi ? demanda Thanabat.

-          Oh bah… je comprends certains langages. Pratiquement tous les langages en fait.

Tous le monde regardait Zorba avec des yeux ecarquillés pendant que Thalulla répondait dans sa langue maternelle. Zorba murmura la traduction simultanément :

-          Ecoutes-moi s’il te plait. Il se passe des choses graves. Ces gens sont très importants. Regarde celui-ci. Il porte la hache d’or. C’est bien elle, c’est la hache sacrée des dieux. Tu dois les écouter.

L’elfe tordit un peu plus sa bouche pour marquer son dégôut en posant ses yeux sur Thanabat. La colère ne semblait pas le quitter et il continua à parler d’une voix forte à la princesse. Derrière lui, un autre elfe était arrivé sans un bruit. Il l’interrompit brusquement d’une voix qui couvrait la sienne, et bien qu’il ait eu le même accent que Thallula, il s’exprima dans un langage compréhensible de tous :

-          Assez Takao !

Le premier elfe se tue sans protester. Seuls les traits de son visage soulignaient son entêtement. Aussi beau que le premier, les lèvres noires finement dessinées du nouveau venu se scellèrent un instant. Sa main s’éleva doucement à hauteur de poitrine et il pointa son index sur Thanabat. Son poignet tourna élégamment et son index se courba et se déplia plusieurs fois pour signifier au porteur de la hache de s’avancer. Comment ne pas être intimidé par cette créature ? Thanabat avala sa salive et s’avança doucement. L’elfe se détourna et commençait à partir. Déstabilisé, Thanabat s’arrêta et regarda Thallula, en quête d’une quelconque aide. Elle lui fit un signe de tête pour l’inciter à suivre celui qui s’en allait.

-          Hey ! Où ils vont ? où il l’emmène ? demanda Marcus. Et puis c’est qui se type louche maquillé ?

Thallula et l’elfe nommé Takao lui jetèrent un regard glacé.

-          C’est mon père, répondit Thallula.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 22-04-2008 à 19h39

 merci pour gigantesque patience Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Demain, je vous livrerai le chapitre 29.

ça a été un peu long car j'ai dû l'écrire en grande partie. Toute la partie qui se passe à Branoc n'avait pas pu être créée avant. Maintenant que j'en ai eu l'occasion, j'ai pris le temps de le rédiger.

Il faut que je finisse la totalité de l'histoire avant de reprendre le travail (donc avant l'été si tout se passe bien).

En tout cas, pour les plus fidèles, je vous remercie pour votre gigantesque patience et votre remarquable indulgence à mon égard.

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-04-2008 à 00h20

 A coller à la fin du chapitre 28 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

-          Pas de temps à perdre, il faut continuer sur notre route.

-         Parfait, dit l’efle. Comme ça, nous pourrons soigner les blessés chez moi, à Branoc.

 

Les membres du groupe venaient de se mettre en route, guidés par Thalulla. Matriben portait Tabor avec Ibar. Il ajusta au mieux le bras de Tabor autour de son cou et le soutenait par la taille. Ibar faisait de même. Avant de rejoindre le groupe de tête, Matriben se tourna vers Bramarion, resté en retrait.

-          Pourquoi ne nous accompagnerais-tu pas ?

-          Cela m’est impossible.

-          Quoi, tu veux nous lâcher ? Alors que tu nous as suivis jusqu’ici ? dit Matriben avec humour. N’abandonne pas maintenant. Et plutôt que de marcher derrière, joins-toi à nous. Pour de bon.

L’homme soupira longuement :

-          Je vais continuer à marcher derrière. Mais cette fois, ce ne sera pas pour vous traquer. Je vous escorterais.

Devant le regard méfiant d’Ibar, il ajouta :

-          Vous n’avez plus rien à craindre de moi. Je ne vous attaquerais pas. J’ai perdu trop de choses importantes à mes yeux.

Le regard entendu entre Matriben et lui en disait long sur l’amitié qu’ils semblaient partager autrefois et qui refaisait surface. Bramarion les laissa donc partir et attendit plusieurs minutes avant d’emprunter le même chemin.

 

Le groupe était à pied, la plupart étaient blessés, fatigués, et le moral n’était pas au beau fixe. La route avait déjà été longue jusqu’ici, et les nombreux contretemps n’avaient pas facilité les choses. Thallula chantait une chanson en langue elfique pour accompagner l’âme de la dragonne vers un quelconque paradis céleste. La mort de celle-ci avait laissé un goût amer. Une bataille inutile qui avait fait beaucoup de dégâts. Pourtant, il fallait avancer et gagner Branoc dans les plus brefs délais. Thanabat perdait beaucoup de sang et Tabor semblait souffrir énormément.

A plusieurs centaines de mètres derrière, Bramarion fermait la marche. Enfin, presque. Il avait remarqué depuis pas mal de kilomètres qu’il était lui-même suivit. Il était talonné par un groupe qui se cachait à peine. 7 truffes noires reniflaient le sang qui s’était échappé des blessures de Thanabat. 28 pattes et deux jambes, celles de la berserk qui les accompagnait. Ils n’inquiétaient pas Bramarion. Cette meute errante cherchant sans doute de quoi manger, et l’odeur du sang les attirait irresitiblement. Ce qui l’inquiétait davantage, c’était ces cavaliers qui les avaient peut-être pris en chasse et qui se rapprochaient dangereusement. Bramarion collait régulièrement son oreille contre le sol pour surveiller leur progression. Il savait que d’ici peu, cela ne serait plus nécessaire, car ils approchaient. Lorsqu’il se releva cette fois là, les loups l’avaient rattrapé et l’entouraient sans animosité. Il esquissa un sourire. Après tout, ces êtres déracinés et en marge du reste du monde étaient un peu comme lui. Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Il vit la berserk un peu en retrait et derrière elle, au loin, la horde de cavalier qui soulevait un nuage de poussière.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 16-04-2008 à 16h35

 Version finale chap 28 + Vote Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

28

 

Lahomey n’avait pas le temps d’aller porter secours aux blessés. Elle ne pouvait se résoudre à abandonner Ibar. Tout les deux étaient les derniers encore dans le combat. Ainsi que ce chien démon qui se balançait sous la gorge du reptile. Lahomey commença à grimper dans un grand arbre, sans avoir de plan. Elle voulait avoir une vue d’ensemble du champ de bataille et ainsi, trouver une idée, une solution pour sortir son groupe de cette vallée, qui risquait de plus en plus de se changer en tombeau.

La dragonne avait beau secouer sa tête dans tous les sens, le chien ailé tenait sa gueule toujours fermée sur le cou écailleux. Ibar, quant à lui, toujours perché au sommet de la tête du reptile géant, s’accrochait de toutes ses forces à l’une des quatre cornes de la bête. Il se retrouvait souvent suspendu dans le vide, mais sa prise était bonne. Le problème, c’est qu’il ne pouvait rien faire pour se sortir de cette situation. Il pouvait encore moins espérer une quelconque attaque. Il ne lui restait plus qu’à tenter de quitter sa monture extraordinaire en évitant de se rompre les os sur le sol.

La dragonne s’essoufflait et un abondant flot de sang inondait son cou et son poitrail. Ses forces semblaient s’amoindrir progressivement. Pourtant, dans un sursaut d’énergie, elle donna un grand coup de tête dans le vide et dans un mouvement de balancier, le corps du chien s’écrasa contre une grande pierre. Assommé, il tomba lourdement sur le sol pierreux, inanimé.

Lahomey parvint à sauter sur le gigantesque animal. Elle se précipita vers Ibar qui, fatigué d’être ainsi agripper, commençait à lâcher prise.

 

Fatiguée, la dragonne s'accorda un moment de répit pour reprendre son souffle. La gueule ouverte, elle haletait. Lahomey parvint à sauter sur le gigantesque animal. Elle se précipita vers Ibar qui se fatiguait lui aussi et glissait de plus en plus le long de la tempe. Elle arriva juste à temps pour lui offrir une prise supplémentaire et l'aida de toutes ses forces à se hisser. Lorsqu’il fut en meilleure posture, il tourna vers Lahomey un visage fâché :

-   Descends de là, c'est dangereux ! dit Ibar.

-   Tu te fous de moi ? répliqua-t-elle. Me dit pas merci surtout !

-   J'ai pas besoin de toi. Descends je te dis.

Surprise et déconcertée par l'attitude froide de son ami, Lahomey n'eut pas l'audace de répondre. Elle le regarda bouche bée. L'air déterminé, Ibar mit son arbalète en joue et pointa son carreau au niveau du cervelet de l'animal.

-         Attend ! dit-elle. C'est une femelle.

-         Quoi ?

-         Elle a peut-être un nid dans les environs. Ce qui expliquerait qu'elle soit si agressive.

Ibar n'abaissait pas son arme, mais il était abasourdit par la révélation de Lahomey.

-         Tu ne crois pas qu'on devrait… la laisser vivre ?

-         Mais qu'est-ce qui te prend ? S'emporta soudainement Ibar. Matriben est quelque part dans sa gueule. Tu veux que je le laisse se faire bouffer ? Même s'il est mort, je sortirais son corps de là et je l'enterrerais, comme un chef doit l'être.

Ibar avait raison. Le seul moyen de sortir Matriben de là, c’était de tuer la dragonne. Pourtant, tuer un dragon était un acte grave. Lahomey posa son regard sur ses camarades blessés, inconscients pour la plupart. Pas le choix. Et il n’était plus temps d’hésiter ou de réfléchir. Après un bref moment, elle se ressaisit :

-          Laisse-moi le faire, dit-elle à Ibar. Donne-moi ton arbalète. Mes flèches ne feraient que la blesser davantage.

-          Pas question. Je ne veux pas que tu endosses la responsabilité de sa mort, dit l’abaletrier. Ecarte-toi !

Devant la determination de son ami, elle s’éxécuta. Ibar se mit en joue, debout à l’arrière du crâne. Il tira un seul coup. La bête poussa un hurlement effroyable et s'effondra de toute sa hauteur.  Ibar attrappa la jeune archère et la tint fermement contre lui pour la protéger. Un nuage de poussière s'éleva tout autour de l'animal lorsque celui-ci toucha le sol. Ibar et Lahomey roulèrent ensemble le long du cou d'écailles et touchèrent le sol à leur tour. Avant de se relever, Ibar regarda longuement le visage de la jeune femme. Il demanda :

-         Tu… tu n'as rien ?

-         …ça va, dit-elle.

Ibar était à nouveau l'homme doux et attentionné qu'elle connaissait, qu'elle aimait tant. Il l'aida à se relever. Pas le temps de s'émouvoir de leur victoire. Il fallait secourir les autres. Ibar se précipita vers la gueule béante de l'animal. Il passa la tête à l'intérieur, puis tout l'avant du corps. L'odeur était très forte et désagréable. Mais il cherchait minutieusement le corps de Matriben.

La langue de l'animal se mit à bouger.

Ibar, surprit, s'extirpa de la bouche très rapidement. Etait-ce possible que la bête vive encore ? Alors qu'il allait se saisir de son arme, il aperçu les doigts, puis la main d'un homme qui tentait de se dégager. Ibar souleva alors la lourde langue glissante et découvrit le visage de Matriben. L'arbaletrier poussa le muscle fourchu du reptile sans ménagement et saisit son ami par les poignets. Matriben était couvert de bave, mais il était sauf. Il saignait à de multiples endroits. Les dents de la bête l'avaient frôlé à de nombreuses reprises, et leur tranchant avait entaillé sa chaire. Heureusement, les plaies ne semblaient pas profondes. Bien que couvert de liquide visqueux, Matriben et Ibar s'empoignèrent et se souriant l'un l'autre, ils s'étreignirent fraternellement. Après un temps, Ibar parla :

-         On a tué une femelle.

-         Une femelle ? Merde.

 

Thallula avait dressé un vrai dispensaire. A l'aide d'herbes et d'eau fraîche, elle avait nettoyé et pansé de nombreuses plaies. Celle de Thanabat était très profonde et ne cessait de saigner. Malgré la douleur, le porteur de la hache ne pu s'empêcher d'aller serrer Matriben de son bras valide. Marcus et Violette reprenaient doucement leurs esprits. Zorba aidait Thallula dans la fabrication de cataplasmes et d'onguents. Tous deux se révélèrent être de fins connaisseurs des vertus thérapeutiques de la nature et de bons soigneurs.

-         Tabor a morflé, dit l'être des bois au chef de Lantar, lorsque celui-ci s'enquerrait du sort de ses camarades.

En effet, il avait été gravement brûlé sur une grande partie du corps. Inconscient, son corps inanimé sentait la viande grillée. D'ailleurs, la meute de loups rencontrée un peu plus tôt semblait pointée à nouveau le bout sa truffe. Ce qui eut le don d'énerver Violette qui ramassa une branche morte et la brandissait vers eux l'air menaçant.

-         Qu'ils approchent ces charognards, grognait-elle.

Marcus la soutenait en vociférant lui aussi insultes et menaces.

 

Après avoir fait un bilan de l'état de santé de sa troupe, Matriben s'éloigna un peu pour se diriger à présent vers le corps du chien. Il regardait amèrement le sang noir se répandre tout autour de lui. Anéantit par une soudaine tristesse, il s'assit tout près et prenant la tête dans ses mains, il se mit à pleurer en silence. Une voix qu’il reconnu aussitôt parvint à ses oreilles :

-         Est-ce pour moi que tu déverses toute cette eau salée ?

Matriben releva la tête. Il constata que le chien avait disparu et qu'un homme couvert de sang noir le regardait en souriant. Son souffle était irrégulier, mais il respirait.

-         Bramarion… Alors c'est bien toi… Tu es vivant…

-         Je suis déjà mort une fois, alors ça suffit comme ça !

-         Tu… Pourquoi est-ce que tu nous as aidés ?

-         Ce combat… m'a rappelé de vieux souvenirs…

-         Mon ami…

 

Le groupe avait souffert. Mais il fallait repartir sans tarder. Matriben le savait mieux que personne. Matriben expliquait au porteur de la hache d'or que combattre un dragon était, certes, un acte de bravoure, surtout lorsque celui-ci est connu pour sa tyrannie ou sa brutalité, mais tuer une femelle n'était pas du tout une bonne chose. D’abord, parce que celles-ci étaient en moins grand nombre que les mâles. Le sexe de ses animaux se determinant en fonction de la température ambiante lors de la couvaison. Si la chaleur est très élevée, Les œufs formeront des femelles. En revanche, si la température ne dépasse pas les 80°C, la portée n’offrira que des mâles. De plus, chez certaines espèces, les femelles ne pondent qu’un seul œuf à la fois. Ce qui est le cas des dragons de feu.

-          Oui mais puisqu’il existe des chasseurs de dragons, c’est donc que personne ne souhaite que les dragons perdurent, dit Thanabat. Je me trompe ?

-          En un sens, non, dit Matriben. Tu as raison. Nous, humains, ne souhaitons plus subir la tyrannie et le désastre que nous infligent ces animaux. Mais certains peuples ne souhaitent pas que la race s’etteignent.

-          Pourquoi, s’ils n’apportent que la désolation ?

-         Parce qu’ils sont précieux pour les elfes par exemple, qui se servent de leurs larmes pour leur médecine, dit Thallula. Si la race s’étteint, les elfes seraint eux-mêmes en grand danger. Avois abattu une femelle va faire grand bruit dans la région de Branoc.

-          De toute façon, ne restons pas là, dit Marcus. S’il y a sa famille dans le coin, on pourrait avoir de gros pépins. Barrons-nous !

 

Tout le monde pouvait repartir sans trop de mal. Les deux plus grands blessés étaient Tabor et Thanabat. Tabor avait besoin de soins très rapidement, et il fallait le transporter au plus vite vers la civilisation la plus proche. Heureusement, il avait gardé son apparence humaine, ce qui allait faciliter le transport. Chacun par un bras, Ibar et Matriben le soulevèrent. Ses jambes brûlées traînaient mollement. Le bras en écharpe, Thanabat ajusta sa hache, de façon à pouvoir la dégainer de son autre main.

-          On se dirige vers quel endroit ? Demanda Thanabat à Lahomey, consultant la carte par-dessus l’épaule de la jeune femme.

 

J’ai besoin de vous ! Ça fait longtemps hein ? Bon bah voilà, puisque je réécris un peu tout ça, il y a plein d’autres choses qui se mettent en place. Consultez la carte et répondez à cette question : Où aller avant de se diriger vers Ascanta (qui est normalement la prochaine étape dans l’ancienne version)

 

1 – Chez les Grands Rouges ? (mais théoriquement, ils sont tous morts.

2- Dans la forêt de Whilem, bien qu’il n’y ait pas de quoi soigner Tabor

3- A Branoc, chez les elfes noirs ? Mais les elfes noirs detestent les humains.

  Lire les 6 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 02-04-2008 à 15h49


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  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10