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FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
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63

 

La Doris naviguait paisiblement. Matriben savait qu'elle constituait leur unique chance de survie. Il se mit à crier en direction du petit bateau de pêche. Il ne perçut aucune réaction. L'avait-on entendu ? Aucun moyen de le savoir. Il cria plus fort. Son corps, épuisé, ne pouvait produire un son suffisant. A mesure que le bateau avançait, Matriben voyait son dernier espoir lui glisser entre les doigts.

 

***

Tout en prenant son temps, le grand chambellan descendait l'escalier en colimaçon, un sourire au coin de la bouche. Il sentait son excitation courir dans chacune de ses veines. Son pardessus noir balayait élégamment les marches derrière lui. Il traversa de nombreuses grandes salles luxueuses. Le palais du Roi des Hommes, Hérissius, était connu pour son élégance, sa richesse, et son immensité. De nombreux ornements, taillés dans le meilleur marbre, posé par les meilleurs maçons et marbriers du royaume, garnissaient majestueusement les murs de chaque pièce. Partout, on retrouvait le symbole du couple royal : Un cygne et un hérisson enlacés sous une couronne de sable. La roche calcaire était merveilleusement polie, et les veines offraient de nombreuses variations de couleurs. Dans certains salons ou salles de bal, on trouvait d'immenses fresques en couleurs, tantôt sur les murs, tantôt en mosaïque sur le sol, évoquant l'histoire du royaume. Mais toutes ces marques de grandeur, cet étalage de richesses n'atteignait pas Dark Scriptus. Car il n'y avait rien qu'il aspirait plus au monde que la connaissance. La connaissance, chose merveilleuse détenant toutes les clés de la réussite et du pouvoir, dans le monde de la sagesse comme dans celui de la folie.

Il était terriblement impatient de se rendre à l'entrée du château, mais il voulait absolument éviter que quiconque puisse remarquer sa fébrilité. Aussi, il prit le temps d'aller saluer les courtisanes de la reine dans les jardins royaux. Bien qu'il les méprisa de tout son être, il avait toujours su montrer aux gens de la cour, un visage angélique et aimable, pratiquant à leur égard la plus remarquable des politesse et leur tenant toujours les conversations les plus raffinées. Du plus puissant seigneur au plus minable des serviteurs du palais,  tous avaient envers lui une crainte respectueuse que nul ne pouvait expliquer. Le roi lui-même avait la plus haute estime pour son grand chambellan. Beaucoup de résidents du palais aimaient à bavasser, et ce qui revenait le plus souvent dans leur conversation était le mystère qui entourait cet homme étrange et charismatique. Beaucoup aimaient à se demander si le roi frissonnait lui-aussi lorsque Dark Scriptus entrait dans la salle du trône.

Lorsqu'il eut terminé sa visite de courtoisie auprès des dames de la cour, il se retira avec élégance. Quel soulagement que de quitter ces pies futiles, paresseuses et frivoles. Il traversa la cour centrale où un lad l'attendait avec sa monture noire, joliment drapée d'une riche étoffe. Il était de coutume, au palais du roi Hérissius, d'accueillir la flotte militaire dignement. Le roi avait décrété qu'il fallait toujours honorer ceux qui se battaient, parfois même donnaient leur vie pour leur patrie et leur souverain. Généralement, le roi lui-même n'assistait  à la cérémonie d'accueil que si d'autres rois ou invités de marque venaient parlementer. Pour cette fois-ci, Dark Scriptus s'était lui-même désigné comme haut représentant du roi. Des invités de marque ? Il n'y en avait pas sur ce navire. Du moins, pas officièlement.

A cheval sur son noble frison, il longea le long pont de pierre. Surplombant d'impressionnants rapides, le pont reliait la cour du château et la place destinée à cette fameuse cérémonie, juste derrière la grande porte fortifiée. Dark Scriptus s'approchait de la grande porte. Les yeux fixés sur la herse, il semblait apparemment si paisible que nul n'aurait pu se douter de la tempête d'euphorie qui agitait le cœur du mage. A bien y regarder pourtant, ses yeux brillaient d'une intense joie.

De l'autre côté de la herse, de nombreux gardes s'affairaient autour du pont-levis pour actionner l'ouverture. La partie en bois massif fut abaissée. Celle-ci butta sur les fixations de bois et d'acier dans un grand bruit, autorisant désormais le passage. Partout, des soldats accouraient en trottinant pour former les rangs. Entouré de l'escorte nécessaire à son rang, Dark Scriptus, debout en plein cœur de la grande cour, regardait entrer le long cortège que formaient les voyageurs de la caraque. Les soldats stoppèrent devant le mage et se mirent au garde-à-vous. Tous les officiers descendirent à bas de leur monture et saluèrent cérémonieusement le grand chambellan. Les marins de bas étages, les gorbacs et les esclaves qui portaient les lourdes caisses contenant munitions militaires et ravitaillement alimentaire pour le palais continuèrent leur chemin et entreprirent de traverser le pont. Leur destination était les caves et les salles de réserves du château. De même, les prisons roulantes furent dirigées vers les geôles. Dark Scriptus ne fut pas long à repérer celui qui était totalement fermé. D'ailleurs, conformément aux ordres que le mage avait donnés avant le départ de la caraque, le container blindé fut séparé des autres. « Voilà mon mode d'emploi » pensa le mage en ricanant.

Lorsque les simagrées relatives à la cérémonie d'accueil furent terminées, Dark Scriptus n'attendit pas une minute de plus pour descendre dans les geôles. Accompagné du Général Jayrès et du général plus âgé (celui aux tempes grisonnantes qui a pris la fuite devant Thanabat à Ascanta), il passa brièvement en revue ceux que le mage considérait comme des minables hors-la-loi. Pourtant, seuls les hommes se rendant coupable d'homicides ou de trahison envers le roi étaient arrêtés par la Garde royale et amenés jusqu'aux geôles du palais. Les petits voleurs et autres délinquants ne constituant pas de grands criminels étaient laissés aux forces de l'ordre des autorités locales. A la fin de l'inspection des geôles, une grande déception se changea en colère et Dark Scriptus saisit le général Jayrès au col.

-         Eh bien ? Où est le garçon à la hache ? Et la hache, où est-elle ?

-         Nous n'avons pas pu l'arrêter, Seigneur. Répondit le général.

-         Bande d'incapables, vociféra le mage.

Hors de lui, il arracha les galons qui honoraient les épaules de l'officier et les lui jeta au visage. Malgré cet acte extrêmement humiliant, Jayrès resta impassible, estimant sans doute qu'il l'avait mérité. En réalité, il bouillait intérieurement. Il enrageait contre le mage qu'il soupçonnait profondément de desseins moins honorables que ce qu'il prétendait envers le royaume, contre le roi totalement aveuglé, et contre lui-même, incapable de trouver le courage de démissionner de son poste.

L'autre général plus âgé se confondait en excuses, précisant la dureté du combat, auquel pourtant il n'avait pas prit part. Il se garda bien de lui rapporter ce détail de la bataille, mettant plutôt en avant l'héroïsme des troupes de la Garde Royale. Il expliqua aussi qu'ils avaient réussi à arrêter deux individus rebelles qui voyageaient avec le garçon à la hache d'or. Dark Scriptus tenta de se ressaisir :

-         où sont-ils ?

On amena le mage devant la cellule où était enfermé Marcus. Sur ordre de Dark Scriptus, on déverrouilla la lourde porte de métal. Marcus avait été ligoté comme une bête fauve. Un épais collier métallique enserrait son cou et une solide chaine le reliait au mur. On lui avait enfilé une sorte de camisole dont les manches étaient fermement attachées dans son dos. Ses pieds n'étaient pas attachés entre eux, mais à l'une de ses chevilles, on avait attaché un gros boulet de plomb. Sa tête pendait légèrement au-dessus de sa poitrine. A voir son visage tuméfié, il avait été sévèrement passé à tabac.

-         Pourquoi ces précautions ? demanda le grand chambellan, redevenu plus calme.

-         C'est un mage, Seigneur. Il a tué deux de nos hommes sur le bateau et a tenté de s'enfuir.

-         Tiens donc, fit Dark Scriptus, amusé. Voilà qui est intéressant. Et où est l'autre ?

-         L'autre ? Le général aux tempes grises sentait la sueur perler à son front.

-         General, vous m'avez bien parlé de deux rebelles, n'est-ce pas ? Ou est l'autre ?

Dark Scriptus avait dit ces mots sur un ton à vous glacer le sang. Le général commença à trembler devant son air menaçant et cru un instant que son cœur allait s'arrêter. Mais le général Jayrès répondit :

-         L'autre s'est enfuit.

-         QUOI ? rugit le mage.

-         La fille que nous avions arrêtée nous a filé entre les doigts. Elle a sauté par-dessus bord alors que nous étions en pleine mer, poursuivit Jayrès.

-         Comment est-ce possible ? hurla Dark Scriptus.

-         Un feu s'était déclaré dans leur cellule. Alors que nos hommes l'éteignaient, elle a sauté. C'est un suicide prémédité.

-         Tachez de trouver la hache, compris ? Inutile de reparaitre devant moi avant de me l'avoir apporté, ainsi que son porteur.

Sur ces mots, le mage s'en alla, furieux.

Lorsqu'il se trouva seul, il ne laissa pas de place à la colère. Tout son esprit était tourné vers la réflexion. Peut-être pouvait-il tirer partit de ce prisonnier. S'il était bien un compagnon de celui qu'il avait décrit au roi et à tous ces sujets comme le criminel le plus dangereux pour tous les peuples et l'équilibre de ce monde, il pourrait servir d'appât, et ainsi, capturer l'élu vivant. Il se demandait si ses troupes de gorbacs, avaient finit leur sale besogne. Il ne pouvait pas se permettre de laisser la moindre chance de survie aux étoiles protectrices. Il lui fallait se renseigner sur les peuples décimés. Bientôt, plus rien ne pourrait l'empêcher d'accomplir son objectif. Maintenant que le container blindé était de retour avec son précieux contenu, il ne lui manquait plus que la hache et l'humain de l'autre monde. Mais la réunion du conseil approchait et il devrait bientôt faire son rapport à ce crétin de roi.

 

1-    Aller interroger le prisonnier Marcus

2-    Aller voir le contenair blindé

3-    Aller interroger les puants gorbacs sur les peuples « visités »

 

Penses-tu avoir encore besoin du roi, et de ta couverture de grand chambellan ?

A-    Oui

B-   Non

 

***

Au milieu des vagues, les traits du guerrier se changèrent d'un coup en un masque de désespoir. Thallula, touchée en plein cœur par le désarroi de Matriben, prit le relai et cria en direction du bateau. Matriben posa un regard étonné, puis attendri sur la princesse qui s'accrochait si résolument à l'espoir. Il joignit sa voix à la sienne. Obana, ayant réussit à rejoindre Yuma, se retourna pour comprendre pourquoi ils se mettaient à hurler et à appeler au secours. Apercevant la Doris, elle hurla également à plein poumons. Des pêcheurs apparurent sur le pont du petit navire et scrutèrent les alentours. Puis les yeux de l'un d'eux se posèrent enfin sur Matriben et Thallula. On l'entendit au loin crier : « Des hommes à la mer ! Des hommes à la mer ! ». Aussitôt, l'agitation s'empara du petit équipage et bientôt, le bateau changea de cap. Lorsque le bateau fut suffisamment près, un marin jeta une corde que Matriben saisit au vol. S'y accrochant comme si cet épais filon tresser était le fil d'Ariane qui les ramèneraient vers la vie, il aida Thallula de son autre bras afin qu'elle puisse se hisser hors de l'eau.

 

Matriben, que vas-tu faire ?

1-    monter et leur demander d'aller secourir Obana et Yuma

2-    Ne pas monter tout de suite et tenter de nager jusqu'à Obana pour la faire monter d'abord (mais tu es à bout de forces je te rappelle)

 

Désolée parce que ce chapitre, écrit dans les peu de moments que j'avais de libre, est peut-être un peu décousu. Comme il est déjà très long, je n'ai pas inclus la partie "Thanabat". Ce n'est que partie remise. Dark scriptus a donc 2 choix à faire, et Matriben 1. Continuez à voter et à me donner vos impressions, vos avis, vos idées ou vos questions (parce que des fois, j'avoue que cette histoire n'est même pas encore très claire pour moi. )

  Lire les 12 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-11-2007 à 17h45

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62

 

Thanabat n'émit aucun son lorsqu'il voulu parler. Pourtant, il entendait si aisément les voix des jeunes femmes à nageoires qu'il n'avait pas imaginé que ça se révèlerait si dur pour lui. De l'eau lui entrait dans la bouche, et il manqua de s'étrangler. Aussi, il la referma. Puisqu'il ne pouvait parler, il s'inclina devant l'homme poisson. Ses mouvements, considérablement ralentit par la pression de l'eau, lui semblaient lents et grotesques. Mais il fit de son mieux dans sa révérence improvisée, pour manifester tout son respect à la créature musculeuse qui se tenait devant lui, aussi figé qu'une statue. C'est le seul moyen qu'il avait, dans sa position actuelle, de lui faire comprendre qu'il n'avait aucune intention belliqueuse. Et c'était également sa façon de le remercier d'être toujours en vie, même s'il ignorait encore si l'environnement était hostile ou amical. Malgré cela, l'homme resta de marbre. Ce qui n'aidait pas Thanabat à se détendre. Pourtant, après un temps qui lui parut une éternité, l'homme inclina la tête. Il venait d'accepter le témoignage respectueux de l'humain. Puis, déplaçant agilement ses membres, il nagea au loin, à l'horizontal, emportant l'arme sacrée avec lui. Thanabat voulu protester ou le suivre, mais ses membres engourdis refusaient de répondre. Il ne pouvait que suivre la créature des yeux. C'est alors qu'on lui saisit bras et jambes. 4 des femmes-poissons lui enserrèrent poignets et chevilles de leurs bras. Une des créatures qui n'était pas en contact avec lui vint se quereller avec l'une des 4 filles et semblait vouloir profiter elle aussi du privilège de conduire l'humain. Mais la première ne voulant en aucune façon céder sa place, la seconde attrapa le genou et redressa fièrement la tête. D'autres l'imitèrent. Thanabat se retrouva donc entouré de près par toutes ces dames. Il était, lui aussi, à l'horizontal, face vers le fond marin qu'il discernait plus nettement maintenant. En fait, il fut surpris de pouvoir l'admirer. D'abord parce qu'il n'aurait jamais imaginé vivre si longtemps, et surtout que normalement, il devrait faire nuit noire à une telle profondeur. Mais il émanait des créatures une jolie lumière diffuse, comme une aura, et chacune d'elles semblait avoir sa propre couleur. Thanabat se demandait s'il s'agissait de sirènes, bien qu'elles ne correspondent pas tout à fait à la description physique de ces êtres  légendaires. Car elles possédaient bien leurs deux jambes. Mais l'esprit de l'humain n'était pas encore assez lucide pour pouvoir mener à bien quelque raisonnement que ce fut. Il se laissa porter sans résistance.

 

***

A demi-conscient, Marcus assista à l'accostage de la caraque, à l'aube, sur la gracieuse plage de l'île des Rois. Les cinquante premiers mètres étaient constitués de sable blanc dont les grains étaient d'une finesse rare. Une légende existait à ce sujet, que Marcus avait entendu lorsqu'il était encore un tout jeune enfant : on disait que chacun de ces grains de sable avait été choisit par la suivante de la première reine du monde des Hommes. La jeune fille était haït de la reine, qui la voyait comme une rivale dangereuse, car la demoiselle aimait passionnément le roi qui le lui rendait bien. Pour l'éloigner du cœur de son époux, la reine lui lança un défi. Elle lui ordonna de créer, sur ces terres, jadis hostiles et tristes, une plage si belle, avec les grains les plus beaux et les plus fins du monde, que tous les seigneurs de chaque royaume, de chaque espèce de ce monde viendraient admirer, et que l'on chanterait encore la beauté des environs de leur palais pour les siècles à venir. Si elle parvenait à réaliser ceci, la reine promis qu'elle s'avouerait vaincu et qu'elle s'éclipserait du royaume, pour les laisser vivre leur amour en paix. Elle n'imagina pas un seul instant que cette jeune fille était une fée et que ce qui sembla impossible à un humain ne l'état pas pour une personne de son espèce. Aussi, se mit-elle en quête desdits grains de sable. Pourtant, même pour une fée, la tâche fut ardue et elle mit trois décennies pour réaliser son œuvre. A la fin de son périple, ayant parcouru chaque recoin du monde pour constituer son trésor, elle fit mander le couple royal, afin qu'il vienne contempler la plage qu'elle venait de terminer. Le roi et la reine avaient considérablement vieillis, alors que la fée, elle,  avait les cheveux toujours aussi blonds, et la peau toujours aussi rose. Seules quelques rides d'expression marquaient un peu plus ses traits fins. Car pour les elfes, qu'ils soient blonds ou qu'ils aient les cheveux noirs, leur rythme de vie est deux fois moins rapide que celui des humains. La reine fut vaincue et dû céder son trône. Humiliée et pitoyablement déchue de sa place de première dame, elle se suicida sur un autre versant de l'île, où les rochers situés au pied des hautes falaises furent sa tombe. L'elfe, toujours éperdument amoureuse du roi, devint son épouse. Dès lors, leur descendance ne quitta plus le trône. Marcus ne put que constater que ceux qui vantaient la beauté des lieus, étaient encore très loin de la réalité.

Deux brutes épaisses traînèrent le prisonnier, dont les pieds labouraient le précieux sable. On le jeta dans une nouvelle prison roulante, attachée à deux superbes chevaux noirs, dont le pelage lustré brillait comme un bijou. De nombreuses autres « charrettes à barreaux » attendaient au débarquement. Marcus dut donc se rendre à l'évidence ; il n'était pas le seul prisonnier. Il y avait même une roulotte totalement fermée, tel un container précieux et blindé. D'ailleurs, de nombreux soldats l'entouraient. Tout le corps d'armé qui se trouvait à bord débarqua, et le long convoi d'hommes, de montures et de carrosses (aussi bien ternes et tristes en ce qui concernait les prisons, que luxueux et confortables pour le gratin) se dirigeait vers le grand pont-levis qui gardait l'entrée du Palais.

 

***

Le soleil était haut dans le ciel à présent, et semblait une résurrection suite au chao qu'avait causé cette violente tempête la nuit dernière. Lahomey avait totalement perdu la trace de la caraque. Désespérée, elle continuait à nager droit devant elle, espérant pouvoir tomber sur l'île des Rois de cette façon. Soudain, elle perçu quelque chose…

 

***

Bramarion avançait vite. Ses puissantes ailes était un atout majeur, et maintenant qu'il était sortit de la tempête, il savait utiliser habilement les courants de vent qui le portaient. Violette reprenait connaissance. Lorsqu'elle s'aperçu qu'elle était très loin de la surface de l'eau, son cri se perdit dans l'air, loin derrière elle. Réalisant qu'elle n'était pas kidnappée par un quelconque monstre, elle tenta de se rassurer, malgré sa sensation de vertige. Décidément, après le mal de mer… Soudain, le grand chien volant tressaillit. Il avait vu quelque chose…

 

***

Nul n'aurait su dire qui avait vu l'autre le premier. Quoiqu'il en fût, Lahomey, s'extirpa de l'eau en un bond arrondi. Elle voulait signaler sa présence à Bramarion qu'elle venait de l'apercevoir dans le ciel sous sa forme de démon. Lorsque son corps plongea à nouveau dans l'eau, elle prit conscience de son apparence. Elle eut honte un instant, puis elle se demandait s'il l'avait reconnu. Le regard vers le haut, elle n'osait plus se montrer et décida de le suivre. Il devait sûrement connaitre le chemin vers le palais, lui qui avait l'habitude de servir l'un des résidents.

Le chien volant aux yeux d'ambre était certain qu'une alouane venait de lui faire signe. Il réduisit son altitude d'une bonne centaine de pieds. Il survolait à présent la surface de l'eau de si près que Violette, fouettée par l'air marin, sentait quelques gouttes soulevées par le vol de Bramarion lui éclabousser le visage.

Lahomey prit son courage à deux nageoires et décida d'affronter la réalité. Elle sortit à nouveau son visage de l'eau.

-         Lahomey ? dit Bramarion de sa voix rauque et animale.

-         Lahomey, c'est bien toi ? demanda Violette incrédule.

-         Oui, dit-elle, presque penaude. Je suis désolée. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je ne sais pas qui je suis.

-         Pourquoi es-tu désolée ? Dit gentiment Violette. Tu es magnifique.

-         Es-tu capable de suivre ma vitesse ? interrompit Bramarion de sa voix rocailleuse et grave.

-         Oui ! dit résolument Lahomey. Tu sais où se trouve l'île des Rois ?

-         Oui. Si tu le peux, suis-moi.

A ces mots, il reprit de l'altitude brusquement. Violette sentit l'intérieur de son ventre se tordre sous l'effet de cette vive remontée.

    -     Hey ho ! Doucement ! Un peu d'égard que diable ! S'insurgea-t-elle.

Mais Bramarion faisait la sourde oreille.

Etonnée mais heureuse que ces deux là, au moins, ne l'eussent pas jugé sur son nouvel aspect, Lahomey sentait ses forces et son courage revenir d'un seul coup.

 

***

Ibar avait depuis longtemps déjà perdu de vue le chien qui emmenait Violette. Sans se décourager, il continuait à se débattre dans l'eau comme un beau diable, poussant le radeau de fortune qui maintenait Zorba hors de l'eau.

 

***

Sur les lieux du naufrage, il ne restait plus que quelques débris de bois qui s'éparpillaient ça et là, aux grés des vagues. Un loup, couché dans un berceau de bois, dérivait vers le large. Une jeune fille, Obana, tentait de faire avancer le rondin auquel elle était agrippée dans la direction de l'animal pour lui porter secours. Matriben et Thallula, serrés l'un contre l'eau, ne semblaient avoir besoin de rien d'autre. La seule présence de l'un près de celle de l'autre semblait suffire à les maintenir en vie, bien que tous deux furent épuisés et frigorifiés. Persuadés que nombre de leur compagnons étaient morts, ils attendaient leur tour, donnant leurs derniers souffles de vie à la passion qui les consumait l'un et l'autre, l'un pour l'autre.

Un petit bateau de pêche passant au loin fit renaitre l'espoir dans leur cœur.

 

***

-         Enfin, dit une voix basse et inquiétante.

Du haut de la tour où se trouvaient les appartements du grand chambellan, un être encapuchonné d'un tissu de soie noire regardait en direction de la plage qu'il ne pouvait apercevoir. Mais il fixait avec une satisfaction jubilatoire le haut des mats de la caraque qui venait d'accoster.

 

Grand Chambellan Dark Scriptus, que décides-tu EN PRIORITE ? (deux choix possible pour cette fois, mais précisez bien l'ordre svp)

 

1-    Aller accueillir les invités » (prisonniers) en personne

2-    Prévenir le Roi que les troupes sont de retour

3-    Envoyer quelqu'un accueillir l'équipage (prisonniers compris)

4-    Envoyer quelqu'un prévenir le roi

5-    Attendre dans la salle du trône

6-    Attendre dans la tour

 

Chers Matriben et Thallula, comment allez-vous vous y prendre ?

1-    nager en direction du bateau

2-    Crier à l'aide de toutes vos forces

3-    crier à Obana de changer de cap et d'aller à la rencontre des pêcheurs

4-    faire hurler le loup (si tant est qu'il comprenne quelque chose !)

5- ne rien faire ! A quoi bon puisque tout est perdu !

  Lire les 7 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 19-11-2007 à 14h32

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61

 

Les yeux grands ouverts sur l'obscurité des profondeurs, Thanabat avait mal, avait froid, et sentait son corps plus fragile que jamais. Le manque d'oxygène faisait souffrir ses poumons et son crâne. La hache, de plus en plus pesante, l'entrainait vers le fond, sans fin. Il trouva l'énergie de la sortir des sangles qui la maintenait dans son dos. Mais il ne parvint pas à la lâcher. Il savait que s'il se séparait d'elle, en restant immobile, son corps remonterait naturellement vers la surface. Pourtant, sa main restait fermée sur le manche doré. Que deviendrait l'élu s'il perdait l'objet qui le désignait comme tel ? Que se passerait-il pour ce monde si le porteur de la hache se comportait comme un lâche, choisissant de vivre plutôt d'accomplir son devoir, abandonnant ceux qui plaçaient leurs derniers espoirs en lui ? Pourquoi aurait-il été propulsé dans ce monde s'il n'était capable de rien ?

Thanabat se demandait s'il vivrait encore lorsque son corps toucherait le fond marin. S'il devait mourir ici, il n'y pouvait rien. Mais autant choisir de mourir dans l'honneur. De toute façon, il était surement trop tard. Même s'il choisissait de vivre maintenant, il serait mort noyé avant de rejoindre la surface. Ses forces le fuyaient comme si elles avaient été sable, et son corps sablier. Peu à peu, il perdait connaissance. Alors que ses sens s'évanouissaient, la hache, elle, restait dans son poing.

Tout devint noir.

 

Encore une nuit drapait les cieux. Et avec elle, la température chuta de plusieurs degrés. Transis de froid, les membres de l'équipage luttaient pour leur vie. Matriben tenait sa princesse tout contre lui, le visage enfouit dans son cou. Il s'accrochait à ce morceau de coque avec son autre bras. Tout son corps souffrait et tremblait de froid. Il releva un peu la tête pour contempler l'elfe dont les mèches noires, mouillées, tigraient son beau visage. Des larmes envahissaient les yeux du guerrier. Il se laissa aller à déposer un baiser sur les lèvres entrouvertes de la jeune femme. Au contact chaud de sa bouche, l'elfe ouvrit lentement les yeux. Ils se regardèrent longuement, sans prononcer un mot. Leurs bouches se touchèrent une seconde fois en un échange d'amour.

 

Ibar avait réussit à hisser Zorba sur un large morceau de bois flottant. Le pouls de l'être des bois faiblissait d'heure en heure. Sa tempe laissait toujours échappé un filet de sang et la chaleur avait déserté tout son corps. Ibar lui-même luttait de toutes ses forces pour rester lucide. Refusant de laisser le naufrage lui barrer la route, il avait entreprit de continuer à avancer vers le palais pour rejoindre Lahomey et Marcus. Poussant le radeau de fortune, il battait des pieds et partit à la nage. Son moral d'acier n'avait d'égal que sa témérité. Un tel acte avait de grande chance de le faire mourir de fatigue avant d'arriver, s'il ne s'était pas noyé ou fait dévorer par un quelconque prédateur marin d'ici là.

 

Aranck avait glissé du dos de Yuma. La panique la gagnait. Se retrouver dans une telle étendue d'eau n'étant pas chose courante pour les berserks. Elle appela son loup, mais tout deux s'étaient perdus de vue. Aranck avait peur. Elle bu la tasse de nombreuses fois et eut de plus en plus de mal à garder sa tête hors de l'eau. Bramarion lui cria de rester immobile, afin qu'elle puisse au moins flotter sur le dos. Mais la peur était plus forte que la raison, et s'agitant en tout sens, elle finit par disparaitre totalement de la surface. Yuma, épuisé par sa nage frénétique autour des naufragés, avait trouvé refuge lui aussi sur un débris de bois incurvé. Il s'y était lové, penaud et tremblant.

 

Bramarion n'arrivait à rien sous sa forme humaine. Il se changea en ce chien aux yeux jaunes et déploya ses ailes. S'élevant au-dessus de l'eau, il laissa Obana seule, accrochée à son bout de mat. Il tournoyait, scrutant les lieux attentivement. Il évalua la situation de chacun. Il aperçut Ibar et Zorba qui s'éloignaient du lieu du naufrage, tentant de s'en sortir. Thallula semblait entre de bonnes mains pour le moment, et tant qu'ils pouvaient maintenir leurs têtes hors de l'eau, tout deux n'étaient pas en danger immédiat. Il cherchait en priorité le porteur de la hache. En vain. Il reconnut les vêtements de Violette. Il hésita un instant. Il ne pouvait sauver qu'une personne. Il regarda Obana, puis à nouveau Violette. Il plongea vers celle des deux qui était la représentante de l'étoile d'Ascanta. Il la saisit avec ses pattes arrière, qui possédaient des serres semblables à celles d'un vautour gigantesque. Passant au-dessus d'Ibar et Zorba, il l'emporta vers le palais.

 

Le vide. Le silence. Thanabat ne percevait absolument plus rien. C'est à peine s'il pouvait encore penser. C'est pourquoi il n'entendit pas les chuchotements autour de lui, ne perçut pas les chants qui s'élevaient, ni ne vit danser ces créatures lumineuses.

Il ne sentit que le baiser qu'on déposa sur sa bouche. Une caresse dans ses cheveux, puis un second baiser, tout aussi furtif et léger que le premier. On riait autour de lui. Des enfants ? Non, plutôt des femmes. Combien étaient-elles ? Difficile à dire. Encore un baiser, plus long celui-là. Chaque fois, il lui semblait reprendre un peu conscience. Encore un autre. On lui donnait de l'air. Et on continuait à s'amuser autour de lui. Les sensations de froid et d'engourdissement reparurent en lui. Il sentait qu'on bougeait beaucoup tout autour. Il était enveloppé de caresses et de rires joyeux, de chants et d'eau salée.

Il souleva lentement ses paupières. Une dizaine de femmes jeunes, au regard étrange, nageaient en rond près de lui, le fixant de leurs yeux brillants. Elles étaient extraordinaires avec leurs longs cheveux bleus sombres, bleus clairs, violets et même roses. Longues et fines, elles avaient des jambes, certes jolies, mais ornées de voiles attachés à leur peau. Leur peau qui était couvertes de petites écailles argentées sur les avant-bras et les mollets. Elles nageaient allègrement sans avoir l'air de retenir leur souffle. Il y avait un homme. Lui aussi avait les cheveux longs et d'un vert émeraude. Il n'était pas vieux mais semblait plus mature que les femmes. Sa carrure ne laissait aucune place au doute concernant sa masculinité. Musclé de partout comme un héros de la Grèce antique, il se tenait droit et fier devant Thanabat. Lui ne paraissait pas d'humeur aussi joyeuse que les femelles qui jouaient autour du porteur de la hache. La hache ! Thanabat ne l'avait plus. C'est cet homme étrange qui la tenait dans sa main palmée. Thanabat eut un sursaut et à présent, il avait bien reprit conscience. Il tenta de parler :

 

1- demander gentiment à la créature de lui rendre la hache

2- Dire à la créature de lui rendre gentiment la hache (notez que la tournure n'est pas la même et que cela change quelque peu l'intention)

3- Ne rien dire et lui foncer dessus directement pour récupérer le précieux objet

4- Lui sourire poliment et s'intéresser aux demoiselles

5- s'incliner devant lui avec respect et prudence

  Lire les 9 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 17-11-2007 à 17h50

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Les deux gardes prenaient un malin plaisir à provoqué Marcus. Celui-ci faisait la sourde oreille. Il avait le visage fermé et semblait très calme. Du moins, en apparence. Car sous son masque, Marcus bouillait.

 

***

Lahomey se demanda à nouveau si elle ne ferait pas mieux de rebrousser chemin et de tenter de retrouver le reste du groupe. Etaient-ils sains et saufs ? Lahomey espérait de toutes ses forces qu'ils le soient. Où en étaient-ils ? Pourvu qu'ils ne soient plus très loin. Mais si jamais ils n'avaient pas pu retrouver la trace de l'armée, que deviendrait Marcus ? Non décidément, elle ne pouvait se résoudre à abandonner son ami. Même si elle ne pourrait sans doute plus rattraper la caraque, elle devait tenter quelque chose. Car si les autres n'arrivaient pas, Marcus serait seul face au mage noir. Elle replongea encore plus déterminée. Elle dû faire un compromis et nager à une profondeur suffisante pour qu'elle ne soit pas gêner par le remoud des vagues, mais pas non plus trop éloignée de la surface pour garder un œil sur la trainée d'écume, de moins en moins prononcée, qu'avait laissé le navire de la Garde Royale.

 

***

 

-         Eh, Minable ! T'as pas trop faim j'espère !

« Ça y est ! Ils reviennent à la charge ces deux cons », pensa Marcus. En effet, après un moment de répits, dû à l'inspection des lieux par les trois généraux, les gardes retournèrent à leur occupation favorite. Un petit grouillot leur avait apporté leur dîner, et ils faisaient mine de se délecter devant le prisonnier. L'estomac de Marcus était désespérément vide. Son dernier repas avait été maigre et il remontait à la veille de leur entrée à Ascanta, deux jours plus tôt. Marcus tourna la tête vers eux. Fous de joie, les deux gardes jouèrent la comédie de plus belle et se barbouillait avec la sauce des haricots qui dégoulinait d'un morceau de viande flasque et plein de gras. Marcus esquissa un sourire en coin :

-         C'est assez cuit ?

-         Hein ?

Les gardes furent surpris de cette réaction.

Avant que l'un d'eux ne puisse répondre, Marcus réunissant toute l'énergie de sa colère, leur envoya un beau jet de flamme en pleine figure. « Le plus beau de ma carrière ! » pensa-t'il. Les deux idiots s'écroulèrent sur le sol, carbonisés. Marcus se précipita pour tenter de récupérer le trousseau de clés. Mais les barreaux de la cage étaient brûlants. Il souffla dessus mais déjà, il entendait des bruits de pas. D'autres soldats accouraient. Il passa son bras, grimaçant sous la douleur que lui procurait le fer chaud à travers ses vêtements, et jongla avec le trousseau de clés, lui aussi très chaud. Maladroitement, il essaya une première clé, soufflant régulièrement sur ses doigts, puis une seconde. Soudainement, (« comme par enchantement » pourrait-on dire), une formule de maître Nostrabérus lui revint à l'esprit. Pourquoi celle-là, pourquoi maintenant ? Peu importe. Il se concentra et la peau de ses mains s'épaissit. Ses doigts étaient devenus très gros et il attrapait les clés avec plus de difficulté. Mais au moins, il ne se brûlait plus. Enfin, il trouva la bonne clé. Marcus n'aurait jamais imaginé que le bruit d'un cadenas qui se déverrouille lui paraitrait si doux un jour ! Il s'engouffrait à l'extérieur. Un, deux, trois pas… Quelqu'un lui donna un violent coup de poing sur la pommette. Tout devint noir pendant une seconde, puis au milieu de multiples petits points noirs devant ses yeux, Marcus se retrouvait à genoux. Un gradé se tenait devant lui, l'air très mécontent. Marcus reconnut le général aux yeux cruels (désolée, je ne me rappelle plus si je l'ai tué ou pas celui-là ). Il avait déjà levé son arme au-dessus de sa tête.

-         NE LE TUE PAS ! cria le général Jayrès.

-         C'est vrai, dit un second général. Le grand Chambellant en veut un vivant. Tant qu'il n'a pas la hache, il lui en faut un pour savoir où la trouver !

« Mais pourquoi veut-il cette hache, merde !? » pensait Marcus. Hochant la tête comme pour tenter d'amadoué le général, il prit son air le plus sympathique possible :

-         Je suis assez d'accord avec l'idée de me garder en vie, dit-il sur un ton qui se voulait aimable. Je ne l'ai pas fait exprès pour les gardes. C'est partit tout seul.

-         Tu oses te foutre de moi ?

-         Non pas du tout ! En fait, je voulais juste savoir si on arrivait bientôt. Il me tarde de dire à ce grand mage où il pourra trouver la hache. Et je suis sûr qu'il en fera bon usage…

L'officier à l'œil cruel tordit sa bouche haineuse. Probablement frustré de ne pouvoir le tuer, il se contenta d'abaisser violemment son bras, assénant un violent coup avec la garde de son sabre sur la tempe de Marcus qui tomba, inanimé.

 

Dans la brume, une silhouette se découpait au-dessus de l'eau. Les hautes tours du palais accueillait le navire militaire.

 

***   ***

 

Le chef du lointain village de Lantar nageait en direction de la princesse elfe. Malmenée par les vagues, elle avait perdue connaissance. Matriben récupéra un morceau de la coque qui venait de voler en éclat alors que la chaloupe s'enfonçait dans l'eau. Il s'aida de ce bout de bois flottant pour garder son visage hors de l'eau. Il attrapa in-extremis la main de Thallula qui s'engouffrait dans les flots. Aranck était agrippée à Yuma qui nageait en désordre avec l'énergie du désespoir. Bramarion et Obana, accrochés à un morceau du mat, tentaient de ne pas sombrer et ménageaient leurs forces. Ibar maintenait Zorba qui avait été assommé lorsque le pont était passé au-dessus de leur tête. Blessé à la tête et inconscient, son corps se refroidissait dangereusement.

Thanabat coulait. Lorsqu'il avait plongé, il tenait Violette dans ses bras. Mais lorsqu'il ouvra les yeux sous l'eau, elle n'était plus là. Le poids de la hache était plus gênant que jamais, et elle l'entrainait vers les abysses.

 

Thanabat doit-il :

1-    abandonner la hache au fond de l'eau et sauver sa peau

2-    la garder. Tant pis si la mort frappe. (Après tout, c'est une hache magique non ?)

  Lire les 10 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 14-11-2007 à 21h55

 Oubli Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Wouahou ! C'est génial ! Vous avez tous voté super vite. ça me fait super plaisir quand je me connecte de voir tous vos commentaires. Il n'y a que l'oracle qui ne vote plus car elle n'a plus trop le temps. Bref ! Merci pour votre enthousiasme constant.

 

Dans le dernier chapitre, j'ai oublié de mentionner Bramarion. HONTE A MOI ! Mais ne vous inquiétez pas, il est à l'eau avec les autres ! lol !

 

Pour ce qui est de nager en pleine tempête, je précise que même sous l'eau, ça reste difficile à cause des forts courants que provoquent les vagues. Mais bien sûr, c'est moins spectaculaire qu'à la surface, où là, même pour des nageurs expérimentés, c'est quasiment mission impossible.

 

Et puis j'ai encore trouvé une incohérence. Ibar ne peut pas être l'ami d'enfance de Lahomey, comme je l'ai dit au début, puisqu'il n'est arrivé à Lantar que 3 ans avant le début de l'histoire...

 

Toutes ces conneries seront corrigées pour la version officielle !

 

Pour la suite, je la mettrai en ligne ce soir ou demain. Car nous devons tous mettre les bouchées doubles. J'aimerais que cette histoire se termine avant la mi-décembre, afin que je puisse vous livrer une meilleure version pour la fin d'année. Et puis dès janvier, si vous êtes tous ok, on redémarre dans une toute nouvelle aventure !

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 14-11-2007 à 11h12


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  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10