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FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
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 66 (partie 1) Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Je vous annonce tout de suite que je n'ai pu rédiger la suite que de 2 suites sur 4. Je rédigerai don les 2 autres parties demain. Désolée. Bonne lecture.

PS : Zorba, je te promets que demain, tu sauras où tu en es. C'est juré.

 

66

 

Les pêcheurs attribuèrent de grandes tapes amicales à Matriben. Le guerrier leur témoignait son amitié en un sourire esquissé, qui ressemblait plus à une grimace. Car les puissantes claques dans son dos meurtrissaient un peu plus sa chair. On l'invita à boire en compagnie des membres de l'équipage. Il accepta, même s'il aurait largement préféré s'étendre et dormir. On lui servit un alcool fort et on trinqua à sa santé. Le visage buriné de Saru, assis en face de lui, respirait la joie d'avoir un tel invité à bord de sa Doris. Matriben, lui, ne pensait qu'à ses amis naufragés, qu'il ne verrait plus jamais. Aller au palais avait-il encore un sens ? Avait-il trahit la confiance que son peuple avait placé en lui ? Quel destin l'attendait désormais ? Les yeux plongé dans sa chope, il tenta de chasser ses pensées sombres, et cherchait dans son cœur la trace d'un espoir, aussi petit soit-il. Sans s'en rendre compte, il entendit sa voix prononcer des mots :

-         Quelle est la destination de ce navire ?

Saru explosa d'un rire bruyant :

-         Quelle question ! On rentre.

-         Où ça ?

-         Bah sur la côte. On rentre au port, mon gars !

-         Tu veux dire, celui qu'il y a près de Claire Forêt ?

-         Ah non. Nous on vient du continent nord.

-         Merde ! soupira Matriben.

-         Ouai, c'est vrai que ça te fera un peu plus de chemin pour entrer chez toi. Ça te rallonge de trois ou quatre jours. Mais tu trouveras un cheval. Y a plein de marchands ambulants par chez nous.

-         Non, ce n'est pas ça. C'est que je ne vais pas du tout par là. Nous nous rendions sur l'île des Rois.

-         Bah qu'est-ce que tu veux y faire. Y a rien là-bas, à part le Palais.

-         Précisément, soupira Matriben.

-         Quoi, t'allais au Palais ?

Matriben fit oui de la tête. Il était las et sa tête semblait être prise dans un étau.

Il but jusqu'à ne plus pouvoir compter le nombre de bouteilles devant lui. Ivre, il s'effondra sur le plancher.

Une fois de plus, on le sortit de son sommeil brutalement. Cette fois, Yuma n'était pas la cause du grabuge. Obana avait un regard de chiot apeuré. Près d'elle, un marin regardait Thallula d'un air mauvais, tandis qu'un autre, dans son dos, la tenait fermement par les poignets. La vision de la princesse en si mauvaise posture dégrisa Matriben d'un seul coup. Il se dressa sur ses jambes et fit voler un tabouret de bois qu'il y avait sur son passage.

-         Qu'est-ce que vous faite ? s'écria t-il ?

Un pêcheur aux larges épaules se campa devant Matriben, l'air belliqueux :

-         Hey toi, le héros, t'as combien de surprises dans ce genre là ?

-         J'comprends pas.

Tout le corps de Matriben était prêt à répondre à n'importe quelle menace. Ses points étaient serrés, prêts à s'écraser sur une mâchoire, son épée n'attendait qu'à être dégainée.

-         Tu comprends pas ? reprit le type, plus menaçant. Après le loup, on trouve quoi ? Une elfe noire ! Et toi, tranquillement, tu trinques avec nous ! Tu nous la joue comment là ? Fumier !

Matriben ne répondait pas. Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de mal. Mais dans le regard de Thallula, il lisait une profonde désolation, un regard qui semblait dire « Je savais que ça arriverait, je suis désolée ». Matriben crut que son cœur allait mourir de chagrin devant ses yeux si tristes. Aussitôt, la colère l'envahit. Il cherchait Saru du regard, et le trouva assis un peu plus loin, attentif à ce qui se passait mais visiblement peu envieux d'y prendre part. Matriben éclata :

-         Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Et puis lâchez-la sur le champ !

-         Oh que oui on va la lâcher cette sorcière, dit celui qui la tenait. Elle nourrira les requins !

Comme Matriben empoignait le pêcheur aux épaules de catcheur, Thallula dit :

-         Ne fais pas ça, Matriben. Je t'en prie.

-         Je ne peux pas les laisser te traiter comme ça.

-         Cela peut te paraître insensé, mais je les comprends. Depuis des siècles, les elfes noirs sont considérés comme la pire espèce qui soit. Tu le sais bien. Mon peuple et le tien ont été si longtemps en guerre. Et si la guerre est finit, la tension existe toujours et les hostilités vont bon train. En quittant les miens pour te suivre, toi et tes compagnons, je savais que je risquais ma peau en quittant mes terres. J'ai eu de la chance jusqu'à présent. Toi et les autres, vous m'avez traitée comme une égale. Mais dans le cœur des humains comme dans celui des elfes noirs, la haine et la rancune sont tenaces. Je ne peux ni approuver, ni condamner. Car il ne m'appartient pas de juger mes pères, ou les tiens. Peut-être… (Une larme coula le long de sa joue.) Peut-être que c'est mieux ainsi.

-         Qu'est-ce que tu dis ? La voix de Matriben s'étrangla à moitié dans un sanglot retenu.

-         Je veux dire… toi et moi. De toute façon, ça aurait été compliqué. Mon père… mon père réagirait comme eux s'il te voyait à mes côtés.

Obana, attérée et en larmes s'écria aux marins :

-         Pourquoi vous ne comprenez pas ? Elle n'a rien fait de mal ! Thallula ne vous aurait rien fait. Laissez-la tranquille.

Saru se leva enfin, et s'avança vers Matriben, la mine basse et l'air songeur :

-         J'sais pas ce que toi, la p'tite, la bestiole et l'elfe vous trafiquiez dans l'eau, et ce que vous vouliez faire au Palais, mais… J'me dis que depuis quelque temps, y'a plus rien d'normal. Et j'crois encore sincèrement qu'tu peux pas être un mauvais gars.

Saru reprit le couplet sur le courage et l'exemplarité d'Abaraï. Pour lui, il était impensable que la descendance d'un tel homme et patati et patata… Lorsque l'ambiance fut un peu plus détendue, Matriben évoqua l'arrivée d'un homme étrange venu de nulle part, les doutes qu'il l'avait poussé à partir de Lantar avec une poignée d'hommes, la rencontre de Zorba, les révélations de l'oracle, l'attaque de Dark scriptus devant le temple divin, et tout son cheminement, en passant par la mort de Tabor, jusqu'au naufrage de la nuit dernière. Saru et quelques autres avaient bu ses paroles – et beaucoup d'alcool aussi. Alors qu'ils approchaient de la côte du continent Nord, Saru lui proposa :

-         Ecoute, chef, il faut que je rentre au port avec les gars pour déposer nos poiscailles. Mais si tu veux, une fois que j'ai finis mes affaires, je t'emmène sur l'île des Roi, avec mon équipage. Qu'est-ce que t'en dis ?

 

1-    d'accord ! un coup de main, c'est pas de refus

2-    Non, ça urge. Rien à foutre de tes poissons, on y va illico !

3-    Ok, mais je prends ton bateau et je repars sans toi ni tes potes

4-    Ok, mais juste toi, Thallula, Obana, le loup et moi. (c'est-à-dire qu'on garde Saru)

 

***

L'alouane reprit :

-         Alors, qu'en penses-tu ?

-         Je pense que vous me testez.

-         Et tu as raison. Décidément, tu ne ressembles vraiment pas aux autres.

Elle soupira sans le quitter des yeux et reprit :

-         Pourtant, ça ne me déplairait vraiment pas de me lier à toi. Tout en toi est différent. Et tu sembles avoir la tête sur les épaules et pourtant, tu parais si… ignorant de plein de choses ! J'en suis persuadée depuis le début. Tu es bien l'élu. Mais je voulais m'assurer que tu ne perdrais pas la tête. Tu sais, les humains sont des bêtes fauves. Et ici, nous nous en méfions plus que des murènes. (Elle retourna sur son trône de corail) Bien ! Il ne nous reste plus qu'à attendre.

-         Attendre quoi ? lu-t-on sur les lèvres de Thanabat.

-         Que la hache désigne l'étoile. Car l'un ou l'une d'entre nous doit être né sous l'étoile protectrice qui escortera l'élu. Tu connais l'histoire, non ?

-         Euh, vaguement.

-         Et bien celui ou celle d'entre nous que la hache désignera partira avec toi.

L'alouane semblait savoir certaines choses que lui ignorait. Ou bien, elle avait sa propre interprétation de la fameuse prophétie dont il avait entendu parler. Pourtant, quelque chose le chiffonnait dans son histoire d'étoile désignée par la hache. Car s'il ignorait beaucoup de choses sur le soi-disant élu et sur les étoiles protectrices, il était sur d'une chose : la hache n'avait jamais désigné personne auparavant. Et si Violette était bien l'une des étoiles, elle n'avait pas été désignée par l'arme d'or. Alors quoi ? Violette en était-elle bien une ? L'arme était-elle vraiment supposée désigner des gens ? Ou cette fille poisson était-elle en pleine élucubration ? Et si la hache ne désignait personne finalement, comme il s'y attendait, combien de temps le garderait-on encore ici ? Alors Thanabat tenta d'expliquer tout ce qu'il savait. On l'écouta avec intérêt. Pourtant, l'alouane insista pour que chaque alouan prenne la hache dans ses mains. Rien ne changea, la hache ne désigna donc personne. La déception se lisait sur le visage de la jeune fille :

-         Bon. Inutile de te garder ici plus longtemps. Tu dois retourner d'où tu viens. Sauf, bien sûr, si tu as changé d'avis et que tu décide de devenir mon époux.

Le visage impassible de Thanabat confirma à l'alouane qu'il ne reviendrait pas sur sa décision. Pourtant, lorsqu'il eu fait ses adieux à la demoiselle, et malgré l'escorte qui le ramenait vers la surface, il se sentit un peu seul.

 

1 – demander qu'on t'emmène directement sur l'île des Rois

2- retourner sur la côte près de Claire Forêt et s'embarquer à nouveau sur un autre bateau.

3- Quelque chose te dit que tu pourrais retrouver Matriben vivant sur le continent Nord.

  Lire les 7 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 30-11-2007 à 21h23

 65 (suite et fin) Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Matriben sentit une grande main lui attraper le visage sans ménagement. Il ouvrit un œil et vit le visage grimaçant de l'un des pêcheurs qui l'avait secouru :

-         Espèce de bâtard ! Tu nous as ramené une saloperie de loup à bord !

-         Qu…quoi ? répondit Matriben encore à demi endormi.

-         Ton chien ! Ordure ! C'est un loup !

Matriben prit le temps de se mettre sur ses deux jambes. Son corps était douloureux mais la couverture qui avait été jetée sur lui l'avait un peu réchauffé. Il jeta un coup d'œil autour de lui et ne vit ni Thallula, ni Obana. Par contre, Yuma montrait les crocs à une demi-douzaine d'hommes qui le menaçait de leur poignard.

-         vas-tu sauter, Charogne ? lui criait-on.

Matriben s'avança vers le groupe et les appela au calme :

-         Doucement, messieurs. Ce n'est qu'un animal apeuré. Baissez vos armes. Il ne vous fera aucun mal. Je vous ai déjà donné ma parole.

-         La parole d'un chien galeux n'a pas de valeur, cria un homme.

-         Ose le répéter, menaça Matriben.

-         Tu montres les dents toi aussi, ricana un autre. Peut-être devrions-nous davantage se méfier de toi !

-         En remerciement de ce que vous avez fait pour moi et mes amis, je ne me battrai pas contre vous. Mais je ne tolèrerai pas qu'on m'insulte ou qu'on s'en prenne à mon équipage, même s'il s'agit d'un loup. J'ai menti, c'est vrai. Mais vous voyez bien qu'il n'a égorgé personne. Il s'est senti menacé et a pris peur.

-         Mais quel genre d'homme es-tu pour t'enticher d'un loup ? demanda le marin qui avait remonté l'animal.

-         Je ne suis qu'un homme comme vous. Ce loup est un valeureux compagnon de route.

L'homme, qui semblait être à la tête de l'équipage de pêcheurs et qui semblait être respecté par les autres, regarda Matriben droit dans les yeux. Enfin, le sourire amicale qu'il avait montré quelques heures plus tôt reparu sur son visage. Il s'avança vers le guerrier et abattit sa grosse main sur l'épaule de celui-ci :

-         J'ai envie de croire en toi. Je vais te faire confiance. Mais si toi ou ton loup, vous nous jouez un sale tour, je vous flanque par-dessus bord.

Puis, éclatant d'un rire franc, il ajouta :

-         Quel est ton nom, mon ami ?

-         Je suis Matriben, chef de Lantar.

-         Matriben ?

Son nom fut murmuré entre les hommes incrédules. Impressionnés, ils le regardèrent bouche bée.

-         Que ne l'eut-tu dis plus tôt ! répondit l'homme. Je suis Saru, capitaine de ce modeste navire de pêche. Et je suis heureux d'avoir une célébrité à bord !

-         Ainsi vous connaissez mon nom ?

-         Bien sûr ! Tu es le fils d'Abaraï. J'ai bien connu ton père. Comme je suis content de t'avoir sauvé ! J'ignore ce que tu fais si loin de chez toi, et comment tu t'es retrouvé à la flotte, mais une chose est sûre, tu es le bienvenue à bord !

Les pêcheurs, ayant cessé de menacer Yuma, entouraient Matriben et Saru. Tous semblaient aussi contents que leur capitaine, même si la grande majorité ignorait les raisons de la joie de ce dernier. Yuma s'était détourné de ses anciens assaillants et continuait à regarder l'eau.

 

Profitons que l'ambiance soit détendue. Matriben, que fais-tu ?

1-    demander où va le navire

2-    raconter comment et pourquoi vous vous êtes retrouvés là.

3-    Demander comment il a connu ton père

4-    Fatiguée, tu te fous de tout pour le moment et tu veux aller te reposer en cabine avec Thallula et Obana

 

Je suis frustrée (certainement autant que vous après cette lecture) car je ne voyais pas comment sortir de ces situations dans l'immédiat. Je piétine un peu. Pardonnez-moi. Je suis toujours dans l'incapacité de parler d'Ibar et Zorba. Mais ils vont bien finir par arriver… ou par mourir ! lol ! Je tâcherai de faire nettement avancer la situation dans le prochain chapitre. Mais là, compte tenu des choix proposés et de ceux choisis, je ne pouvais faire beaucoup mieux. Je ne suis qu'une humble rédactrice de l'incommensurable fouillis de mon cerveau, actuellement passionnée par un roman d'Eiji Yoshikawa. En lisant cette œuvre, des idées pour la hache d'or surgissent de partout, mais je n'arrive pas à les contrôler. C'est pour cela que j'ai plus que jamais besoin de vous. Alors réfléchissez bien avant de voter.

Ps : pour répondre à Panthérix, Aranck a coulée il y a deux chapitres.  

  Lire les 11 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 27-11-2007 à 16h23

 65 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

65

 

-         Où voyez-vous un loup, dit un Matriben essoufflé.

Il se refusait à laisser un membre de son équipage derrière lui. Et s'il ne pouvait pas sauver les autres, il ne voyait aucune raison d'abandonner Yuma à son triste sort, alors qu'ils étaient là, en mesure de lui porter secours.

-         Et bien là ! répondit un marin d'une voix bourrue.

-         Sauf votre respect, monsieur, continua le guerrier, c'est un chien.

-         Vous êtes sûr ?

Le marin et plusieurs autres hommes se penchèrent par-dessus bord, et plissèrent les yeux comme si ces cela les aideraient à mieux discerner l'animal.

-         M'a tout l'air d'être un loup, quand même ! dit un pêcheur.

-         Mouai, ça y ressemble, dit un autre.

-         Mais non, dit un troisième. R'gardez sa mine basse et son air pitoyable. Un loup, c'est arrogant et mauvais jusqu'à la moelle. Ces bêtes là, c'est inconscient du danger. Et si c'était l'un d'ces fils de putes, il aurait sauté dans l'eau pour égorger la p'tiote. Ce machin là, on voit bien qu'y f'rait pas d'mal, même à une p'tite mouche !

Celui qui avait plongé pour récupérer Obana s'approcha de Matriben :

-         Tu nous raconte pas d'histoire, hein ? On peut t'faire confiance mon gars ?

-         Je vous donne ma parole que vous ne craigniez rien.

En répondant de la sorte, Matriben pouvait se permettre de mettre son honneur en jeu sans mentir. Du moins, pas sur ce point. Il avait vu l'animal à l'œuvre et savait que même sans la berserk, le loup ne se montrerait pas ingrat envers ses sauveteurs. Par contre, il fit bien attention sur la formulation de sa phrase. Car bien sûr, il n'était pas question de donner sa parole sur un mensonge. Yuma était bel et bien un loup.

-         Qu'est-ce qu'on fait alors ? On va le chercher ?

-         Evidement, repris le marin au visage marqué par le temps. Si c'est un chien, c'est pas la même chose !

-         Quoi ? Tu vas replonger pour une saloperie d'clébard ?

Le marin attrapa son comparse par le col :

-         Ecoute-bien, triple buse ! Quand j'étais môme, ma maison a brûlée. Mes parents se sont tirés et ils m'ont laissé dans ma chambre pour sauver leur peau. C'est un chien qui est v'nu me sauver, t'entends ?! Un clébard que j'connaissais pas est v'nu m'offrir sa vie pour sauver la mienne. Il s'est couché sur moi. Il a pas bougé d'un poil quand les flammes lui ont lécher le corps. Et moi j'ai rien eu ! Rien ! J'crois bien que j'ai enfin l'occasion de remercier ce sacré clebs. Alors ouai, crétin ! Ouai, j'vais replonger ! Je vais porter secours à celui-là.

Avec des gestes brusques sous l'effet de son énervement, il se rattacha solidement à la corde et replongea. Yuma, penaud, se montra docile avec l'homme qui s'approchait de lui. Le marin prit la bête dans ses bras costauds et tout en le tenant bien, il fit signe de le remonter. Pendant qu'on les extirpait de l'eau, Yuma léchait le visage du marin.

Matriben continuait à regarder la surface de l'eau, mais il ne voyait plus personne. Désespéré, il prit sa tête dans ses mains et s'écroula contre le mat en pleurant. C'est dans cette position qu'il s'assoupit. Il dormait copieusement quand on lui posa une couverture sur lui.

A peine l'ancre fut-elle levée que Yuma commença à s'agiter.

- Qu'est-ce qui lui prend au clébard ? dit un pêcheur.

- Ch'ais pas. Il a p't-être le mal de mer, ricana un second.

Yuma avait commencé par faire les cent pas sur le bateau. Maintenant, il sautait de babord à tribord et de proue en poupe.

-         il est intenable ce clebs ! dit un homme. Il se tourna vers Obana. Hey gamine, tu pourrais pas trouver un moyen pour qu'il se tienne tranquille ?

Mais Obana ne savait que faire. Elle se doutait que l'animal cherchait Aranck. Et qu'il ne désirait pas que le navire parte sans elle. Mais comment lui faire comprendre qu'il était impossible de la récupérer, puisqu'ayant disparue de la surface de l'eau, elle devait s'être déjà noyée.

-         C'est bizarre un comportement pareil !

Obana, effrayée que Yuma ne gâche sa couverture, tenta d'appeler l'animal, mais celui-ci faisait la sourde oreille. Soudain, campé sur ses quatre pattes à l'arrière du bateau, Yuma se mit à hurler. Un long et triste hurlement, destiné à sa sœur de clan, et à n'en pas douter, celui d'un loup.

 

***

Thanabat, surprit par la proposition de la jeune fille, ne répondit pas. Devant son air hébété, l'alouane ria de sa voix cristalline et descendit de son trône de corail. D'une nage élégante, elle s'approcha de Thanabat, son sceptre à la main. Elle tourna joyeusement autour de lui, plusieurs fois, et s'arrêta enfin derrière lui, appuyant son menton sur l'épaule de l'élu.

-         Bah dis donc ! T'en fais une tête ! Alors c'est oui ou c'est non ?

Thanabat n'avait jamais été très enthousiasmé par l'idée du mariage. Et encore moins avec une inconnue, dans un monde inconnu, sous l'eau… ça faisait beaucoup trop pour pouvoir offrir une réponse favorable à la demoiselle, apparemment si empressée. D'un autre côté, Thanabat ignorait tout de cette jeune personne. L'importance de celle-ci, ses intentions… Et pourquoi cette proposition si soudaine ?  Peut-être qu'en lui répondant « non » sans détour, elle se fâcherait. Et quelles en seraient les conséquences dans ce cas ? Thanabat avait besoin de temps pour réfléchir. Mais la jeune alouane ne semblait pas disposer à attendre. Il remua les lèvres :

-         Je ne sais pas.

-         Vraiment ? Sais-tu que les humains rêvent d'épouser une alouane dès l'instant où ils en voient une ?

-         Ah ? Je ne savais pas.

-         Me trouves-tu jolie ?

Thanabat prit le temps de la regarder.

-         Oui.

La jeune fille ria encore.

-         Alors pourquoi hésites-tu ?

-         Je me demande pourquoi vous me proposez une telle chose.

-         Et qu'en penses-tu ?

 

Alors : qu'en penses-tu ?

1-    elle te teste

2-    elle a un intérêt à se procurer la hache ou même l'élu

3-    donnez votre point de vue

(Ce choix c'est vraiment pour m'aider parce que je ne sais pas moi-même quoi en penser pour le moment)

 

***

Dark Scriptus restait impassible devant l'oracle et attendait sa réponse. Celle-ci montrait un visage serein. Elle répondit calmement :

-         Vous voulez savoir si l'élu est en vie… A l'heure où nous parlons, je dirais que cela dépend de lui.

-         Pourquoi ?

-         Sa situation est périlleuse.

-         Soyez plus précise !

-         Croyez-vous que je le puisse l'être dans ces circonstances ? Sans lumière, dans un endroit sinistre, sans cérémonie, sans offrandes et sans concentration ?

-         Je n'ai pas le temps pour tout ça maintenant !

-         Dans ce cas, il vous faudra vous passer de précisions.

Dark Scriptus laissa échapper un grognement. Il manquait de temps, car il serait bientôt l'heure de se rendre au conseil.

-         Soit ! Je me passerai donc de précision pour le moment. Où est-il ?

-         Dans un lieu… humide.

-         La hache est avec lui ?

-         L'homme qui la touche n'est pas lui.

-         Mais au moins est-il avec cet homme ?

-         Ni avec, ni contre.

-         Maudite bonne femme, grogna-t-il.

-         Plait-il ? s'offusqua l'oracle.

Dark Scriptus, les mâchoires crispées par la colère, dut se rendre à l'évidence. Impossible d'apprendre quoique ce soit maintenant. L'oracle ne ferait que l'embrouiller. Cela le mettait hors de lui, mais il avait trop besoin du savoir de celle-ci pour passer ses nerfs sur elle. Il déclara :

-         Vous ne me laissez pas le choix. Nous ferons donc une séance de divination en bonne et due forme à mon retour. Mais je ne saurai tolérer votre irrespect envers ma personne. Et ce malgré votre sang divin. Alors en attendant mon retour, je vous laisserai méditer sur votre conduite dans ce sympathique container de fer !

Il tourna les talons, furieux, et se rendit à la chambre du conseil.

 

***

Lahomey avait rejoint Violette et Bramarion sur la rive ensablée. Un peu plus loin, la caraque était amarrée et de nombreux soldats vadrouillaient encore dans le coin. Les trois rescapés du naufrage se firent tout petits derrière un bosquet. La peau de Lahomey redevenait progressivement comme avant, ses palmes disparurent de ses jambes et de ses mains. Ses branchies se refermèrent, disparaissant presque totalement de la surface de sa peau. En revanche, ses yeux restèrent gris clairs. Et ses cheveux gardèrent longtemps leur couleur bleu sombre ainsi que leur longueur. Elle en était complexée, bien que Violette et Bramarion lui eussent dit qu'elle restait fort jolie.

Violette était convaincue qu'ils seraient les bienvenus s'ils expliquaient au roi la raison de leur présence ici. Aussi, conseilla-t-elle aux deux autres de passer par la grande porte.

-         Oui mais si nous tombons d'abord sur Dark Scriptus et qu'il nous fait enfermer. Ou pire. Comment pourrions-nous nous en sortir ? demanda Lahomey.

-         De toute façon, il faut tenter d'entrer le plus naturellement possible, dit Bramarion. Je connais les lieux et je sais que le palais est très bien gardé. Quelques soit notre manière d'entrer, si elle n'est pas autorisée, nous n'irons pas loin avant de tomber sur une sentinelle. Alors autant nous faire remarquer le plus possible, afin d'attirer l'attention. On nous soupçonnera moins de cette manière. Et puis comme il vous espionnait à travers mes yeux, je sais que Dark Scriptus vous a vu auprès de l'élu. Il voudra sans doute vous interroger avant de vous tuer. Ce qui nous laisse un sursit.

-         Charmant, déclara Violette.

-         L'idéal, continua Bramarion, serait de faire en sorte que notre arrivée soit connue du roi lui-même. Et éveiller son intérêt. Ce qui empêchera Dark Scriptus de nous faire disparaitre quand il n'aura plus besoin de nous. Nous sommes venus prévenir le roi de la situation dans laquelle se trouvent les peuples, nous sommes venus libérer Marcus et arrêter Dark Scriptus dans sa frénésie meurtrière. Nous allons le faire !

-         A trois seulement ? demanda Lahomey.

Violette posa un doigt sur son menton et se mit à faire les cent pas, comme si cela l'aidait à rassembler ses idées. Elle dit :

-         Mais si j'ai bien suivi, ce que vous a dit l'oracle lorsque vous êtes allé la trouver dans son temple, c'est qu'il faut que l'élu soit là pour contrer Dark Scriptus et que les étoiles protectrices l'entourent. Sans cela, il n'est pas possible de contrer le mage. Je suis l'une de ces étoiles. Mais qui sont les autres ? Et en supposant que Thanabat soit toujours vivant, et qu'il parvienne jusqu'au palais, que ferai-je seule avec lui contre ce puissant mage ? Oh je n'y comprends rien, grogna-t-elle. Notre quête est vouée à l'échec si nous nous y prenons comme ça. Je crois que je ne suis plus aussi sûre de vouloir entrer !

 

Alors que faire ?

1-    Entrer quand même

2-    Attendre sur la plage que les renforts arrivent (s'ils sont toujours vivants) (si vous optez pour cette option, je peux éventuellement –selon mon bon vouloir- vous offrir la possibilité d'en savoir plus sur la prophétie de la hache)

3-    Envoyer Bramarion chercher les autres (au moins un s'il y a des survivants) ou des infos sur l'état du groupe (en tout cas, savoir s'il faut les attendre ou non, renoncer ou non etc…)

 

***

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 27-11-2007 à 16h22

 de 65 à 67 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Chers votants

vous avez dû remarquer que les 3 derniers chapitres étaient un peu plus longs que les autres. C'est que je voudrais pouvoir boucler le plus vite possible et que la route est encore longue. Enfin beaucoup moins maintenant.

Pour les 3 prochains, ce serait pas mal que j'arrive à tenir la cadence. Mais j'ai beaucoup de choses prévues cette semaine alors je ne sais pas encore avec certitude si je pourrai respecter le planning ci-dessous :

 

65 : mardi soir

66 : vendredi

67 : samedi ou dimanche

 

ce qui serait idéal, c'est de pouvoir terminer l'histoire en ne dépassant pas 75 chapitres de blog (je précise de blog, car dans les version papier, les chapitres ne s'arrêtent pas aux mêmes endroits). Ce qui me permettrai de terminer l'histoire avant le 10 décembre, à condition que je tienne le rythme de cette semaine. (Pourtant, c'est de + en + difficile, parce que même maintenant, je ne sais toujours pas où tout ça va nous mener !)

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 25-11-2007 à 20h49

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64

 

A peine fut-elle à bord, que les jambes de Thallula se dérobèrent sous elle. Un pêcheur l'enroula d'une couverture, un autre la porta jusqu'à une cabine. Matriben se hissa sur le bateau, aidé par deux solides gaillards. A bout de force, il s'écroula sur le pont. Pourtant, il se releva quelques secondes plus tard, non sans mal, et haletant, il expliqua que d'autres personnes attendaient d'être secourues. Les marins paraissaient être de bons bougres. Aussitôt, ils se penchèrent pour scruter les flots. Ils aperçurent Obana. Un pêcheur d'une bonne quarantaine d'années, le visage marqué par le temps et l'air marin, s'attacha solidement à un cordage et sauta pour secourir la jeune fille. Lorsque tous deux remontèrent, Matriben annonça une nouvelle fois que d'autres membres de son équipage devaient se trouver quelque part par là. Le guerrier montra alors Yuma du doigt et dit que l'animal en faisait partit. Les pêcheurs échangèrent des regards surpris, puis inquiets, et tous firent mine de ne pas avoir entendu. Ne voyant pas d'autres humains, ils levèrent l'ancre.

- Attendez ! Implora Matriben. Je vous suis très reconnaissant de nous porter secours, mais je ne saurai laisser mes compagnons.

- Désolé, l'ami ! dit un homme. On ne prend pas ce genre de voyageur sur notre navire.

Fatiguée et inquiète, Obana se mit à pleurer :

-         Mais pourquoi ? demanda-t-elle.

-         Pourquoi ? Mais parce que les loups sont des mangeurs d'hommes ma petite. Qu'il crève. Ça en fera un de moins ! Quand aux autres membres de votre équipage, je ne vois personne. Ils sont surement morts à l'heure qu'il est. J'suis désolé, mais on peut plus rien faire. En route.

Les hommes n'étaient pas méchants, mais bercés par des années de fausses rumeurs et de légendes, ils ne semblaient pas décidés à faire le moindre geste pour l'animal. Matriben pourrait-il trouver le moyen de contourner leur bêtise et les faire changer d'avis ?

 

1-    dire que c'est un gentil loup

2-    dire qu'il s'agit d'un chien

3-    un loup n'est qu'un loup. Donc le laisser. S'il le peut, il s'en sortira seul.

 

***

Thanabat n'en croyait pas ses yeux. Même lorsqu'il était enfant et qu'il lisait des comptes, ou qu'il regardait des films fantastiques, jamais il n'aurait imaginé se trouver dans un pareil lieu. Une véritable ville sous-marine s'ouvrait à lui. Tout était bâtit avec du sable, des algues, des coquilles de la faune locale, des coraux…

Les habitations ressemblaient plus à de petites coques qu'à de grandes masures hautement architecturales. Mais cela semblait être parfaitement adapté aux besoins des autochtones.

Pourtant, au milieu de la cité, une sorte de grand palais contrastait avec la modestie des autres constructions. Plutôt qu'un palais, c'était une sorte de trône au milieu d'une place  très généreusement décorée. Il n'y avait ni toit, ni murs, mais une grande quantité de piliers, hauts, fins, et d'une couleur d'albâtre nacrée. Certains montaient en spirale, d'autres étaient minutieusement gravés de motifs représentant la mer et ses nombreux habitants.

Au milieu de cette place, un siège de corail sur lequel se trouvait une de ses créatures mi-humaine mi-poisson. La jeune fille semblait encore dans l'adolescence, mais elle dégageait une telle force, une telle confiance en elle que Thanabat ne douta pas une seule instant de son importance hiérarchique. De plus, elle portait un diadème sur le front et tenait une sorte de sceptre dans sa main droite. Le manche de ce sceptre était, à n'en pas douter, la colonne vertébrale d'un grand mammifère marin (type marsouin ou cachalot), et l'ornement représentait une femme nue, debout sur une coquille Saint-Jacques. Sa longue chevelure cachait les plus intimes parties de son corps. Thanabat fit de suite le rapprochement avec le tableau exposé dans son monde, intitulé « la naissance de Vénus ». La position de la femme était tout à fait identique à l'œuvre de Botticelli. L'artiste était-il venu ici ?

Il fut sortit de sa contemplation par la voix mélodieuse de la jeune fille.

-         Ainsi c'est toi le porteur de la hache ?

Thanabat voulu répondre, mais à nouveau, l'eau entra dans sa bouche et aucun son n'en sortit. Mais par un procédé étrange, il s'aperçut qu'il ne suffoquait plus et qu'il pouvait tout à fait s'abstenir de respirer sans ressentir le moindre manque.

-         N'essaye pas d'envoyer des sons comme tu le fais la haut, ria doucement la jeune fille. Habituellement, nous ne parlons pas. Nous lisons sur les lèvres. Nous nous servons de notre voix uniquement pour chanter.

Thanabat inclina la tête pour signifier qu'il avait compris.

-         Bien, dit la demoiselle. Alors ? A qui as-tu pris cette hache ?

Thanabat bougea ses lèvres :

-         A personne.

-         Ou l'as-tu volé ?

-         Je ne l'ai pas volé !

-         Je vois. Elle t'est apparue comme ça et est tombée dans tes mains comme par magie !

Thanabat inclina plusieurs fois la tête pour dire que c'était bien ce qui s'était passé. La jeune fille l'observa longuement sans rien dire. Puis, à nouveau, un sourire éclaira son visage d'enfant.

-         J'ai envie de te croire. Tu me plais.

Elle se mit à rire très fort et sa voix cristalline tinta aux oreilles de Thanabat.

-         Tu n'es donc pas que le porteur. Tu es l'élu. En personne ! Quelle chance ! ria-t-elle encore. C'est merveilleux. Veux-tu m'épouser ?

 

1-    Oui

2-    Non

3-    Faut voir (ouvrir les négociations)

 

***

Dark Scriptus avait fait mettre le container blindé en lieu sûr. Depuis les nombreuses années où il était au service d'Hérissius, il avait eu le temps de bâtir son plan avec le plus grand soin, ne négligeant aucun détail. Pour pouvoir réaliser ses objectifs, il avait fait construire en secret, un grand sous-sol sous le palais. Personne, à la cour, ne connaissait l'existence de ces pièces souterraines. Pas même des laquais ou des ouvriers qui auraient pu le trahir. Seuls, les monstrueux gorbacs étaient ses complices. Ces créatures sanguinaires et sauvages ne parlaient et n'obéissaient qu'au mage noir. Dans la mesure où il prétendait rendre inoffensifs ces êtres baveux, personne ne s'offusquait de leur présence au palais. Gorbacs et gens de la cour se contentaient de s'ignorer copieusement. Aussi, personne n'aurait pensé venir mettre le nez dans leurs affaires.

Le container avait été placé dans l'une de ses pièces souterraines. Dépourvu de lumière, toute personne démunie de torche n'aurait pu y voir quoique ce fût. Cependant, les gorbacs voyaient dans le noir, puisque ces créatures vivaient, à l'origine, dans de profondes cavernes. Dark Scriptus, lui, n'avait besoin que du creux de sa main. Une boule de lumière blanche y brillait intensément. Arrivé devant la grande caisse blindée, il donna l'ordre d'ouvrir.

-         Bienvenue ma chère, dit-il sur un ton dénué de sympathie.

Le visage de l'oracle resta impassible.

-         Avez-vous fait bon voyage ? reprit le mage.

Pas de réponse. Dark Scriptus se mit à ricaner.

-         Je ne suis pas un rustre, vous savez. J'ai tout ce qu'il faut pour rendre l'ambiance plus conviviale.

Tout en sortant mystérieusement les objets de ces larges manches, il énuméra :

-         Feuilles de tilleul séchées, fatim, eucalyptus, sucreries…

-         Je sais ce que vous préparez, coupa sèchement l'oracle.

-         Bien sûr que vous savez. C'est votre boulot de savoir.

-         Et c'est la raison de mon enlèvement et de ma séquestration. Répliqua-t-elle.

-         Séquestration ? Comme vous y allez ! Bref, puisque nous savons tous les deux ce qui nous réunis, je voudrais que vous me disiez si le gamin est toujours en vie.

-         Quel gamin ?

-         Ce n'est pas dans votre intérêt de faire l'idiote. Et je ne suis pas très bon joueur.

Un gorbac s'approcha de la semi divinité, l'ai menaçant. Dark Scriptus braquait un regard d'une noirceur farouche. L'oracle savait la menace que représentait le mage, mais elle savait aussi que ce qu'il préparait pourrait permettre à l'élu de retourner chez lui. Seulement, si l'élu et son escorte échouait… Ce serait terrible, pour les deux mondes.

 

Alors l'oracle, que fais-tu ?

1-    Coopérer illico et répondre à toutes les questions sans broncher.

2-    Répondre en brouillant les pistes (espérons qu'il ne s'en aperçoive pas)

3-    La boucler (on peut être devin et aimer la torture, non ?)

 

***

Après une course effrénée, Lahomey avait réussit à prouver à Bramarion qu'elle était capable d'aller aussi vite que lui. Ce duel de vitesse avait exciter leur combativité, et alors que l'île des Rois se dressait devant eux, ils étaient pressés de passer à l'action. Seule Violette n'avait pas apprécié la course. Agitée et secouée dans tous les sens, elle avait le teint brouillé et les cheveux en bataille. Lorsque Bramarion la posa par terre, tout autour d'elle semblait tourné à toute vitesse. A telle point qu'elle n'eut même pas la force de se mettre en colère. Alors que Bramarion et Lahomey discutaient pour savoir comment entrer dans le palais, elle regardait dans le vague, et tentait de contenir ses nausées :

 

Lahomey et Bramarion se demandent comment entrer :

1-    Bramarion y va seul, par la grande porte, (il dit être attendu par le grand Chambellan)

2-    Tous ensemble, par la grande porte, en bluffant (on est tous des invités)

3-    Par la grande porte en demandant le roi pour une urgence gravissime

4-    En furtif par les airs (Bramarion va nous aider)

5-    L'eau entoure l'ile, et même, des rapides se glissent entre la cour intérieure du palais et la grande porte. Tenter par là ?

 

RAPPEL : tous le monde vote pour tout, mais les voix de certains compteront double, comme d'hab:

- choix 1, Matriben x 2

- choix 2, Thanabat x 2

- choix 3, oracle x 2

- choix 4, Lahomey x 2

 

Je n'ai pas pu parler d'Ibar et de Zorba cette fois-ci encore. Sachez qu'ils nagent toujours (surtout Ibar puisque Zorba est dans les vappes).

  Lire les 11 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-11-2007 à 20h17


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  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10