Logo Allmyblog
Logo Allmyblog
Lien de l'article    

FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
Contacter l'auteur de ce blog

CATEGORIES
- La Hache d'Or - récit
- Fiches personnages
- Lexique
- Carte

5 DERNIERS ARTICLES
- situation
- version finale - 29
- merci pour gigantesque patience
- A coller à la fin du chapitre 28
- Version finale chap 28 + Vote
Sommaire

5 DERNIERS ARTICLES COMMENTES
- situation
- Version finale chap 28 + Vote
- Version finale chapitre 14
- info
- Version finale - Chapitre 4

CALENDRIER
LunMarMerJeuVenSamDim
0102
03040506070809
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31
<< Décembre >>

BLOGS FAVORIS
1.Mondesparalleles
2.Champs-elysees
3.Zabimaru-manga
4.Soundtracks
Ajouter fictionnary à vos favoris

LIENS FAVORIS
- ichiza
- imôto
 Version finale chapitre 27 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

27

 

Le combat commença. Le dragon fit un piqué en direction de Thanabat qui se jeta à terre et roula sur lui-même pour éviter la gueule du géant. Continuant son vol près du sol, il entrouvrit ses mâchoirs et abaissa sa langue noire. Un jet de flammes fut dirigé en direction de Marcus qui esquiva de justesse.

-          Ah tu veux jouer à ça, dit le magicien ouvrant la paume de sa main.

Marcus inspira profondément et un feu crachotait dans sa main. Il se concentra davantge et parvint à projeter la petite flamme en direction de la bête qui fut touchée à l’aile droite. Déséquilibré, le dragon tenta de reprendre un peu d’altitude mais son vol était moins précis, ses déplacements plus aléatoires.

Matriben se posa en cible devant le dragon, pour que celui-ci reste focalisé sur lui au maximum. Ne pouvait pas l’atteindre avec son épée, il ne faisait qu’esquiver les flammes et les griffes du reptile. Lahomey tenait son arc bandé, guettant le moment où elle pourrait tirer. Elle décocha une flèche et réussit à lui crever un œil. Mais cela avait rendu la bête encore plus féroce. Marcus fut mis hors combat, balayé et assomé par la queue du dragon rouge. Zorba  faisait tomber une pluie de gros cailloux qu’il ramassait un peu partout. Mais les écailles de l’ennemi étaient une excellente armure, et cela ne gênait pas énormément l’animal.

Grâce à sa hache tranchante, Thanabat avait réussi à déchirer la  partie membraneuse de l’aile gauche, clouant la bête au sol. Epaulant Matriben de son mieux, il faisait désormais face, lui aussi, au gigantesque lézard déchaîné. Alors qu’il forçait Violette et Thallula à se mettre à l’abri, Tabor ne vit pas l’immense jet de flammes qui le rattrapait. Il s’écroula sous les yeux de Violette. Celle-ci, avec l’aide de l’elfe, traîna son corps en replis. Il respirait encore. Mais c’était plus qu’il n’en fallait pour pousser la jeune femme au combat. Avec sa dague si minuscule comparée au corps de son ennemi, elle s’élança courageusement dans la bataille. Mais elle tremblait tellement ! Aux côtés de Thanabat et Matriben, elle brandissait sa dague. Mais bougeant moins rapidement que les deux autres à cause de ses jambes flageolantes, elle ne pu éviter la lourde patte griffue qui s’abattait sur elle. Elle eut le souffle brièvement coupé par le choc, et le poids lui écrasait lourdement la poitrine. Prisonnière, elle suffoquait. Thanabat accouru. Abattant sa hache, il trancha un des longs doigts qui retenaient son amie. Le dragon poussa un grand cri de douleur, mais il gardait sa patte bien au sol, écrasant un peu plus sa victime. De son autre patte, il déchiqueta le bras du porteur de la hache, de l’épaule jusqu’au coude. Gravement blessé et perdant beaucoup de sang, Matriben le somma de battre en retraite. De toute façon, il ne pouvait pas porter une si lourde hache de sa seule main gauche. Le dragon profita de l’instant d’inattention de Matriben pour diriger ses crocs sur lui. Sa gueule se referma, emportant entre ses mâchoires une cible longtemps convoitée.

Ibar avait finit par grimper à un arbre, afin d’avoir plus de chance d’atteindre l’œil valide de la bête. Décontenancé par ce qu’il venait de voir, il tenta le tout pour le tout. Ainsi en hauteur, il n’eut qu’à se laisser tomber pour arriver sur le crâne de l’animal. Lahomey sentait son cœur s’emballer. Son chef de village se trouvait dans la gueule d’un dragon. (Ou peut-être était-il déjà dans son estomac). Et l’homme qu’elle admirait le plus au monde était dans une position dangereuse et risquait sa vie à chaque seconde. Mais elle ne devait pas céder à la panique. Désormais, il était impensable de tirer dans la tête du monstre, car les risques d’atteindre Ibar étaient nombreux. Elle slaloma à toute vitesse entre les attaques de feu de la bête et se glissa sous son ventre. Mais le reptile était rapide, et il n’était pas aisé d’éviter ses pattes.

Le cœur ! Elle devait viser le cœur ! Alors qu’elle était sous l’abdomen et qu’elle s’apprêtait à tirer une première fois, elle constata avec surprise que le dragon était une dragonne. Pendant qu’elle hésitait, elle sentit un changement dans le comportement de la bête. La dragonne ne cherchait plus au sol, mais en l’air. Avait-elle perçut la menace sur son crâne ? Non, c’était autre chose. Car à présent, elle semblait cracher ses flammes sur une cible aérienne. Les pas de l’animal étaient de plus en plus désordonnés. Mais portant son attention ailleurs, elle libéra Violette qui resta inanimée sur le sol. Lahomey se dépêcha de l’éloigner pour que celle-ci ne se fasse pas piétiner. C’est alors qu’elle vit trois queues flotter dans l’air. Suspendu à la gorge de la bête, un chien noir se rebellait. 42)

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 30-03-2008 à 21h36

 Version finale chapitre 26 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

26

 

Quelques longues secondes plus tard, Matriben et les autres reconnurent les silhouettes de Zorba, Ibar, Lahomey et Thanabat qui couraient à toutes jambes.

-          Et ben, dit Marcus, on dirait qu'ils sont pressés de nous revoir !

-         Je ne suis pas certaine que ça ne soit que leur enthousiasme qui les fait courir ainsi, dit Thallula, inquiète.

Comme pour lui répondre, un cri assourdissant retentit dans toute la vallée. Et le grand dragon rouge qui volait en rasant le sol derrière ses proies apparut tel un roi offensé désireux de tout anéantir.

Enfin, le groupe était réunit. Mais la situation de crise ne leur permit pas de grandes embrassades. Le dragon avait reprit de l'altitude, et tournoyait au-dessus d'eux tel un vautour. Le groupe se retrouvait dans une situation inconfortable. D'un côté, la cascade qui se déversait le long de la montagne d'Algoce, bloquant toute fuite possible de ce côté-là. De l'autre, la vallée et la route qu'il fallait reprendre au plus vite. Mais Bien plus imprévisible et dangereux que l'épée de Damoclès, le dragon rouge et sa fureur. Et comme si la situation n'était pas assez périlleuse, le chien volant de Dark Scriptus fit sa réapparition. Assis un peu plus loin, il attendait en fouettant le sol de ses trois queues. 41)

Thanabat eut une idée :

-          Le dragon nous a pris pour cible depuis que nous sommes sortit de la montagne. Si nous encerclons le chien, en gardant nos distances, on a une chance de détourner son attention. A ce moment là, nous attaquerons.

-          A ce moment-là, nous fuirons, rectifia Marcus.

-          Je pense que ta stratégie est bonne, dit Tabor, mais je suis d'accord avec Marcus. Nos chances de vaincre un tel monstre sont très minces. Surtout si on doit en découdre avec le chien dans la foulée.

Le dragon continuait de tournoyer au-dessus d'eux. Parfois, une épaisse fumée noire s'échappait de ses narines. Matriben savait que s'ils continuaient à perdre du temps, ils finiraient tous dans l'estomac du grand reptile. Le chef de Lantar sentait que l'animal était proche de l'attaque. Il fallait donc agir très vite.

-           ça ne marchera pas, Thanabat, dit-il. Dès que nous serons autour du chien démon, il s'envolera, et nous serons à nouveau exposés au dragon.

-          Que proposes-tu alors ? cria Thanabat qui sentait lui aussi l'imminence de l'attaque.

Le dragon, poussant des cris furieux, laissait des flammes s'échapper de sa gueule. Matriben s'avança résolument vers le sombre chien ailé. Il laissa sa lourde épée dans son fourreau et regarda la créature, droit dans les yeux :

-          Vas-tu nous laisser mourir sans réagir ? Si c'est notre mort que tu veux, alors viens et bats-toi avec moi, tout de suite. Qu'on en finisse ! Mais s'il reste un fond d'humanité en toi, ranges-toi à nos côtés. Ne te bats pas contre nous mais avec nous.

La bête restait immobile et fixait Matriben de ses yeux jaunes. Les membres du groupe étaient estomaqués par l'audace du jeune chef. Personne n'imaginait pouvoir parler ainsi avec une telle créature. Son silence glaçait le sang de Lahomey, qui aurait bien aimé lui trancher la gorge maintenant. Mais les paroles de Matriben se firent plus pressantes, bien que sa voix se soit mise à trembler :

-          Bramarion ! Réagis bon sang ! J'ignore comment tu es devenu cette chose mais ce n'est pas toi ! Cette créature n'est pas toi ! Je t'en prie ! Tu sais très bien que je ne suis pas responsable de ta mort ! …Aide-moi... Mon ami…

Mais la bête tourna la tête pour faire comprendre que les mots n'avaient pas de prise sur son cœur. Matriben, découragé, sentit sa gorge terriblement sèche et serrée. Le cœur en miettes, il se détourna du chien, dégaina son épée et parla fort, d'une voix qui ne ressemblait pas à la sienne, une voix déchirée :

-          Je vais tenter d'attirer le dragon au sol. Ibar ! Tes carreaux sont solides. Dès que tu peux, vise la tête. Lahomey, tu tires avec précision. Vise les yeux ! Tabor, je te confie la princesse et Violette. Trouve un endroit sûr et protège-les de toutes tes forces. Zorba, si tu peux gêner le dragon de quelque manière que se soit, fais-le. Marcus,… fais ce que tu peux. Quand à toi Thanabat, c'est le moment de nous prouver que tu es bien notre sauveur.

 

Le dragon plongea sur eux…

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 29-03-2008 à 20h45

 Version finale chapitre 25 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

25

 

« C'est long » pensait Matriben, « trop long ». En apnée, il tenait toujours la princesse elfe serrée contre lui. Ses yeux étaient fermés, si bien que le chef de Lantar se demandait si elle était toujours consciente. Devant lui, le centaure et Violette progressaient aussi rapidement qu'ils le pouvaient. Les puissantes pattes du centaure distançaient de plus en plus les autres membres du groupe. Il tenait Violette par la taille. Elle l'aidait autant qu'elle pouvait en brassant l'eau de ses bras. Soudain, Tabor effectua un demi-tour, et remonta le courant sur environ un mètre. Il venait de repérer un trou d'air et souleva le corps de Violette. Lorsqu'elle eut rapidement changé l'air de ses poumons, Tabor passa sa tête dans le petit espace et reprit sa nage après avoir montrer le trou à Matriben. Autant par galanterie que par inquiétude, il souleva le corps de Thallula, comme Tabor l'avait fait avec sa compagne. Elle ouvrit les yeux, inspira profondément et secoua la manche de Matriben pour lui faire comprendre qu'elle avait terminé. Il prit sa bouffée d'oxygène et replongea. De même, il fit signe à Marcus qui arrivait loin derrière.

Après une nage interminable, il leur sembla enfin que le tunnel s'éclaircissait. Le courant s'accélérait. La cascade n'était plus très loin. En une seconde, leurs corps subirent toute la loi de la nature et de l'apesanteur. La force de l'eau les contrôlaient totalement. Le cœur de Matriben s'accéléra dans sa poitrine, et il sentait l'étreinte de la jeune elfe se resserrer. La chute fut impressionante. Le choc aurait été très violent s'il n'y avait pas eu assez de profondeur pour amortir leur chute. Et à nouveau, tous s'enfoncèrent profondément dans une nouvelle étendue liquide.

 

Matriben ignorait depuis combien de temps il avait échappé la princesse elfe. Lorsqu'il s'en aperçut, il cherchait désespérément tout autour de lui, oubliant de remonter à la surface pour respirer. Une main lui saisit le poignet et l'extirpa de l'eau.

-          Si je ne t'avais pas repêché, chef, dit Tabor, tu y serais encore.

Matriben avait avalé beaucoup d'eau, il toussa longuement pour en chasser le maximum de ses poumons. Comme un nouveau-né avant sa première inspiration, son corps était secoué de hoquets sous l'effet de l'air qui s'y engouffrait. Dès qu'il pu relever la tête, il plaqua sa main derrière la nuque de Tabor et le força à rapprocher son oreille de sa bouche. Il réussit à formuler quelques mots « Princesse… perdue… Echappé… ». Tabor saisit le menton de Matriben et l'orienta en direction de la jeune elfe étendue un peu plus loin.

-          Elle va bien, dit-il avec un sourire amusé. Elle a été secouée mais elle est vivante, ta protégée.

Matriben s'écroula de fatigue sur le sol.

A son réveil, il perçu une étrange agitation. La jeune elfe était agenouillée près de lui et lui tenait la main, mais elle regardait ailleurs et ne remarqua pas tout de suite que le chef avait repris ses esprits. Lorsqu'enfin elle le remarqua, elle lui expliqua rapidement la situation :

-         Nous nous sommes fait attaquer pendant ton sommeil.

-          Attaquer… ? Par qui… ?

-          Des loups.

-          Ah ! C'est tout ? marmona Matriben en se redressant lentement.

-          Hey, dit Violette, les poings sur les hanches. Si tu as fini de roupiller, tu pourrais peut-être venir nous filer un coup de main.

-          Bon mais, où sont-ils ces loups, demanda t-il.

Violette lui montra qu'un peu plus loin, Tabor en humain tentait de contenir un Marcus qui tenait des propos très virulents à l'égard de quelque chose qui se tenait en retrait. Ce que Matriben prit d'abord pour un duo de loups s'avéra en fait composé d'un loup et d'un humain replié sur lui-même. C'était peut-être même une femme ou un enfant, tant le gabarit semblait petit, ainsi ramassé sur lui devant le gaillard qu'était Tabor. Il entendait Marcus crier :

-          Mais enfin regarde ! Elle m'a mordu presque jusqu'à l'os ! Elle est complètement givrée ! Je suis sur qu'il me manque un bout de barbaque.

Il examinait son avant-bras ensanglanté. Tabor modérait le magicien, mais il gardait un œil méfiant sur la femme étrange et le loup qui paraissait vouloir la protéger. Babines retroussées, grognements agressifs, oreilles en arrière, il se tenait entre le centaure et la femme qui s'était accroupit de manière à adopté presque la même position que son compagnon loup. Matriben s'avança en titubant encore un peu vers tout se remue-ménage. En s'approchant, il distinguait un peu mieux la physionomie de la « mordeuse ». Le visage, les jambes et les bras plein de boue et de terre séchée, elle portait un linge court qui pourrait avoir été blanc jadis, et sur ses épaules, elle portait une peau de furet à la fourrure roussâtre. Enfin, sur sa tête, elle portait le crâne d'une bête aux immenses cornes.

-          Une berserk, murmura Matriben. Il en reste donc.

Marcus s'avança ver lui d'un pas décidé, et le prit à témoin :

-         Ces créatures sont dangereuses ! Regarde ce qu'elle m'a fait cette folle.

-         Je crois qu'elle a aussi peur de nous que nous d'elle, dit Thalulla. Pourquoi ne pas la laisser partir ?

-          Pas question, s'énervait Marcus. Et mon bout de bras !?

-          Ce n'est pas si profond, dit Matriben après avoir regardé la morsure sur l'avant-bras de Marcus.

-          T'en as de bonnes toi. C'est pas toi qui souffres ! Vas-y, essaye d'entamé la conversation ! Tu vas voir comment elle va te choper la peau !

-          Parce que c'est ce que tu as essayé de faire ? S'étonna Matriben. Mon pauvre ami ! T'as pas du souvent sortir de Lantar.

-          Bon qu'est-ce qu'on fait, demanda Tabor. Elle encore, on peut gérer. Mais la bestiole qu'il y a devant n'a pas l'air d'être prête à négocier. 40)

 

Matriben tenta de s'avancer très lentement, les deux mains bien en évidence pour montrer qu'il ne brandissait ni ne cachait aucune arme. Mais à peine eut-il avancé d'un pas que le loup grogna de plus belle, l'air de plus en plus menaçant.

-          Bon ! C'est pas gagné, murmura t'il.

-          Tu essayais de faire quoi, hurla Marcus, hors de lui. Tu allais lui gratouiller la tête ? Plante lui plutôt ton épée dans le cœur à cette foutue charogne ! J'aime bien les bêtes d'habitude, mais là, faut pas déconner !

 

Le chef de Lantar tenta de modérer l'attitude du magicien. Mais il senti soudain un changement dans les alentours. Très vite, il se rendit compte que ce n'était plus deux paires d'yeux qui étaient braqués sur lui et son petit groupe. Tabor l'avait senti lui aussi. Il tournait lentement sur lui-même.

-          Deux, trois, quatre…Cinq… Six. Il y en a six.

-          Six quoi ? demanda Violette en se rapprochant de son compagnon.

-          Six autres loups.

-          On a plus le choix, décida Matriben à contrecœur. Il faut attaquer, sinon…

-          Sinon… ? Reprit Marcus, ironique. T'as enfin compris qu'on allait se faire bouffer les miches ?

Violette dégaina son couteau, Matriben, sa lourde épée. Pour une fois, Marcus fit preuve d'ingéniosité et d'efficacité. Il alla vers Thallula et tout autour d'eux, il dressa un grand cercle de flammes. Tabor reprit sa forme de centaure. Marcus s'en étonna :

-          Tu tiens vraiment à leur offrir du steak de canasson ?

-          Sous cette apparence, j'ai 4 fois plus de quoi frapper. Il n'y aura pas de cheval au menu, je te le garantis !

 

Six des sept loups s'approchèrent, encerclant le petit groupe. Un grand loup gris aux multiples cicatrices s'avança en premier vers Tabor.  Matriben ne pu aller à son secours, car deux loups bondirent devant lui. Violette, n'ayant pas encore été prise pour cible, tenta de s'avancer vers la berserk. Le premier loup faisait toujours barrage. Violette laissa tomber son poignard devant celui-ci. Marcus, qui observait la scène depuis son cercle enflammé, lui criait de reprendre son arme. Mais au lieu de lui obéir, la jeune femme s'accroupit et tendit une main ouverte vers le museau du loup. Les pupilles du loup étaient plantées dans les yeux de Violette. La main s'approchait de plus en plus. Les grognements s'interrompirent. Le loup, avec une prudence infinie, tendit son cou pour sentir le bout des doigts qu'on lui présentait. Méfiant, ses yeux étaient toujours fixés sur le visage de la jeune femme. Derrière lui, la berserk s'était relevée sur ses deux jambes.

-          Nous ne sommes pas vos ennemis, dit précipitamment Violette, craignant que la femme ne s'enfuie.

Il y eut quelques secondes où personne ne bougeait plus. Il n'y eut plus que le crépitement du cercle de flammes de Marcus et les grognements sourds des loups. La tension était palpable, et certains loups s'impatientaient. Violette insista :

-          Dis-leur que nous ne vous voulons aucun mal… Dis-le leur.

-          Non ! se décida à dire la berserk.

-          Pourquoi ? Tu as bien vu que nous n'étions la que par hasard. Tous ce que nous voulons, c'est nous reposer, et attendre nos amis. Dis-leur de ne pas nous attaquer.

-          Je ne peux pas.

-          Bien sûr que si, l'encorageait Violette. S'il te plait.

-          Ils obéissent à leur chef.

-          Ah ? Et ce n'est pas toi ?

-          Non !

De nouveau, il y eu ce flottement.

Soudain les loups humèrent l'air. Et tous partirent aussi mystérieusement qu'ils étaient venus. Et le temps que Violette tourne la tête vers les loups qui partaient précipitamment, la berserk, elle aussi, avait disparue.

-         Quelque chose court vers ici, dit Thallula.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 28-03-2008 à 23h04

 Version finale chapitre 24 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

24

 

Ibar, Lahomey, Thanabat et Zorba continuaient d’avancer, lentement, prudemment, sous le regard persan du chien volant. Celui-ci ne semblait pas décider à les attaquer maintenant. Il suivait, sans se cacher, laissant peser une menace constante. Ils avaient beaucoup progressé en direction de la sortie. Ils étaient à présent à proximité du cratère, mais ils ne voyaient pas ce cœur de la montagne car ils avaient pris un chemin parallèle. Ils évitaient soigneusement tous les risques. La présence du chien démon était une menace bien suffisante. Cependant, l’air était suffocant tellement la chaleur devenait forte à cet endroit de la mine. Zorba commençait à vaciller :

-          Il fait trop chaud ici. Je ne peux plus avancer.

-          C’est parce que nous contournons le cratère du volcan, dit Ibar.  La sortie est un peu plus loin.

-          Courage, dit Lahomey.

Moins d’une heure après, la lumière du jour éclairait le bout de la galerie. Une fois dehors, tous inspirèrent autant que leurs poumons pouvaient le leur permettre. Thanabat aurait bien fait une pause après toute cette marche sous terre, mais Ibar continuait d’avancer, imperturbable. Leur poursuivant, lui, n’était pas sortit. Cette issue trouvait sur le flanc du volcan. Elle n’était pas à une très haute altitude, mais la descente, abrupte, s’annonçait délicate. A peine l’eurent-ils entamée que le bruit sourd de l’air brassé fit frémir leurs oreilles. Sur le sol, une ombre gigantesque passa devant eux. Levant la tête, ils purent entrevoir la queue d’un grand reptile aux écailles rouges et ocres.

-          C’était quoi ça ? demanda Thanabat en avala péniblement sa salive.

-          Ça, dit Ibar, c’est le propriétaire des lieux. On a intérêt à foutre le camp avant de se faire repérer.

-          Putain, je commence à en avoir marre de ce bled, soupira J.Bat .

Puis il s’engagea à la suite des trois autres dans la descente.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, c’est à ce moment là que le chien démoniaque choisit de se montrer. Doublant ses quatre cibles, il se posa l’air menaçant juste devant eux, leur bloquant le passage. Il s’agitait, grattait le sol, grognait, hurlait et ses trois queues claquaient dans l’air. Il ne fallu pas beaucoup de temps pour que le fameux « propriétaire des lieux » ne repère l’agitation. Celui-ci se mit à grogner si fort que leurs tympans en devinrent douloureux. Voilà pourquoi le chien ne les avait pas attaqué dans la mine. Il avait préparé ce piège bien tranquillement. A présent que les quatre voyageurs étaient exposés à la puissance et à la dangerosité d’un grand dragon rouge, il s’éclipsa. 39) Le grand reptile rouge fit claquer ses mâchoirs tout près du chien démon, mais la rapidité de ce dernier dissuada le reptile d’engager la poursuite. Il dirigea son attention sur les bipèdes qui le regardaient depuis le sol.

L’immense masse d’écailles rouges se posa lourdement devant le guerrier à la hache et ses acolytes. Ses prunelles, pareilles à celles d’un serpent colossal, fixaient ses ennemis avec colère. Puis lourdement, il s’avança.

-          Nous ne sommes pas de taille, cria Ibar. Il va nous tailler en pièces si nous restons.

-          Ça me va, répondit Zorba avant de tourner les talons et de partir en courant.

Thanabat ressentait ce sentiment pour la première fois. Un mélange de peur incontrolable et d’une immense fascination devant cet animal mythique. Pour J.Bat, il y a quelques jours encore, cette créature n’existait que dans les rêves et l’imaginaire des gens de son peuple. Et pourtant, là, devant lui, un dragon rouge, imposant, fulminant le menaçait pour de vrai. L’œil de la bête venait de se poser avec intérêt sur la hache que brandissait Thanabat. L’or, c’est bien connu, ne laisse pas les dragons indifférents. De même que les jeunes vierges. La pupille de l’animal avait également repéré Lahomey. Tous crocs dehors, il s’avançait d’un pas déterminé. Ibar tira entre les deux yeux de l’animal. Le carreau s’enfonça à peine dans son front mais la piqûre permis à l’arbaletrier, à Lahomey et à Thanabat de saisir l’opportunité de fuir. Sur les talons de Zorba, la course prit une très vive allure car le reptile ne leur avait laissé qu’une très courte avance. Ils dévalèrent le flanc de la montagne tantôt sur leurs jambes, tantôt sur leurs fesses, car le gravier était souvent traître sous leurs pieds.

Jamais Thanabat n’avait couru si vite. Il sentait son cœur dans sa gorge, et ses jambes tremblantes menaçaient de le lâcher à tout instant. Pourtant, il se sentait vivant, plus que jamais. Cette exaltation lui donna une force nouvelle et il commençait même à prendre du plaisir à cotoyer le danger.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 28-03-2008 à 22h26

 Version finale chapitre 23 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

23

 

Ibar appela. Attendant quelques secondes qui paru une eternité, l’abaletrier remplissait déjà ses poumons d’air pour réiterer son appel. Mais en bas, au loin, la voix de Matriben leur annonça qu’ils étaient tous en vie. Mais qu’ils ne voyaient aucun moyen de remonter. 36)

-          Ne bougez pas, dit Lahomey. On arrive.

Ibar lui attrapa le bras :

-          ça ne sert à rien, on ne pourra pas descendre, et encore moins les faire remonter. Il faut continuer à avancer.

-          Mais aucun de vous trois n’a une corde ? S’entêta-t-elle.

-          Il faut avancer, insista Ibar. Et ne parle pas si fort.

-          Mais on ne va pas les laisser là ? S’insurgea la chasseuse.

Ibar se mit à plat ventre sur le chemin et approcha son visage du trou dans lequel étaient tombés leurs compagnons. Il parla d’une voix claire mais presque chuchotée, et articula soigneusement :

-          Faites demi tour. Si vous prenez le troisième tunnel, à gauche, vous avez une chance de sortir par la source. Mais il faudra nager sous l’eau pendant un moment.

-          Et si nous continuons à avancer dans le même sens à ce niveau, demanda Matriben, tomberons-nous sur la sortie ?

-          Mmoui, hésita Ibar. Mais je vous conseille de passer par la source. Car tout droit, vous pourriez bien faire une mauvaise rencontre.

-          De quel type, demanda Marcus ?

Ibar soupira longuement. Il n’avait rien voulu dire jusqu’à présent afin de n’effrayer personne. Mais étant donné la situation, mieux valait leur dire la vérité :

-          De type reptile.

-          …Gros reptile ? demanda Matriben.

-          Oui, très gros.

-          Bon, dit le chef de Lantar. Mais est-ce que le passage par la source est sûr ?

Nouveau soupir d’Ibar :

-          Je suis vraiment désolé de vous faire passer par là. Nager sous l’eau sur une longue distance est assez dangereux. Mais il y a une cascade au bout du chemin. Elle est assez haute, mais c’est votre seule chance. Si vous vous en sortez, attendez-nous là-bas.

-          Si vous vous en sortez…, répéta Marcus. Il est sympa, lui ! 37)

-          Bonne chance, dit Ibar.

 

Matriben et les 4 autres suivaient les indications d’Ibar en direction de cette fameuse source. Effectivement, plus ils avançaient, plus la roche minière de la longue galerie semblait humide. Ici, les infiltrations avaient inondé le sol et le groupe progressait les pieds dans l’eau. La galerie devenait de plus en plus étroite et tous devaient se contorsionner pour passer entre les parois de la roche. De plus, l’obscurité était totale, et Marcus avait bien du mal à maintenir sa main sèche pour faire brûler sa petite boule de feu. Après un temps qui avait semblé interminable, la galerie déboucha sur une sorte de grotte. Le plafond était assez haut pour pouvoir se redresser enfin. Au centre de cette grotte, il y avait une étendue d’eau. Elle n’était pas immense, mais elle semblait extrêmement profonde.

-          Si on en croit Ibar, commença Matriben, cette source s’écoule en une cascade à l’extérieur de la mine. C’est notre seule porte de sortie à présent. Nous ignorons combien de temps il nous faudra nager sous l’eau. C’est dangereux de se lancer comme ça, mais c’est un risque à prendre.

-          Je veux bien partir en éclaireur, déclara Tabor. Je nage assez bien. 38)

-          Pas question que tu y ailles seul, s’écria Violette.

Matriben soupira profondément :

-          Allons-y ensemble. Après tout, s’il y a un réel danger, tu ne pourras pas revenir nous prévenir. Et peut-être qu’à plusieurs, on a une chance de s’en sortir.

-          Pfff, ça craint comme situation, geignit Marcus.

-         Bon, alors allons-y, dit Thalulla. Voyons le bon côté des choses. Au moins on pourra se laver un peu.

-          Super la consolation, ironisa le magicien. On va mourir, mais c’est pas grave ! Au moins, on sera propre !

Tabor prit sa forme de Centaure et entra son corps dans l’eau. Violette s’élança elle aussi, s’agrippant au cou de Tabor. Matriben se tourna vers la princesse elfe :

-          Tu peux t’accrocher à moi si tu veux, dit-il sur un ton qui se voulait fier et fort, mais qui trahissait sa timidité.

L’elfe s’approcha du chef de Lantar et se laissa attraper par la taille. Elle enroula ses bras autour du cou de Matriben, et ils plongèrent ensemble. Marcus se retrouva seul :

-          Ok ! Et qui s’occupe de moi ici ? Personne ! Comme d’habitude !

Il entra dans l’eau progressivement, pestant contre la trop basse température de celle-ci. Après un moment, il se résigna à mettre la tête sous l’eau et à se laisser porter vers son destin.

 

 

De leur côté, le groupe des 4 reprit son chemin. Lahomey était non seulement soucieuse pour ceux qu’elle laissait derrière elle et en colère contre le sort. Thanabat, lui, se posait de multiples questions. « La séparation n’est vraiment pas une bonne chose. » se disait-il. « Qu’est-ce qu’on fout là ? Allons-nous nous en sortir si nos forces sont divisées ?  Allons-nous nous retrouver ? Et ces étoiles, elles sont où ? Comment on récupère une étoile d’ailleurs ? ». Zorba tenta de briser l’atmosphère pesante qui alourdissait leur cœur, suite à cette scission du groupe.

-          Dis-moi Thanabat, tu as de la famille ? Une petite amie ? Et ton monde, est-ce qu’il ressemble au nôtre ?

Thanabat répondit :

-          Oui, oui et non pas du tout.

-          Ah, dit Zorba, ennuyé que sa tentative de conversation echoue si lamentablement.

Ils continuèrent d’avancer en silence, quand derrière eux, ils entendirent un grognement lugubre. Tous tournèrent lentement la tête vers le bruit, et un peu plus haut, sur un promontoire de roche rouge, un chien ailé s’était perché et les dévisageaient de ses yeux jaunes.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 27-03-2008 à 14h50


|<< <<<  1  | 2 |  3   4   5   6   7   8   9   10   11   12  >>> >>|


SYNDICATION
 
Fil RSS 2.0
Ajouter à NetVibes
Ajouter à Google
Ajouter à Yahoo
Ajouter à Bloglines
Ajouter à Technorati
http://www.wikio.fr
 

Allzic en direct

Liens Commerciaux
L'information à Lyon
Retrouvez toute l'actu lyonnaise 24/24h 7/7j !


L'information à Annecy
Retrouvez toute l'actu d'Annecy 24/24h 7/7j !


L'information à Grenoble
Retrouvez toute l'actu de Grenoble 24/24h 7/7j !


Application Restaurant
Restaurateurs, demandez un devis pour votre application iPhone


Fete des Lumières
Fête des lumières : vente de luminaires, lampes, ampoules, etc.


Diffuseur
Acheter un diffuseur d'huiles essentielles

Votre publicité ici ?
  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10