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FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
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68

 

Le bateau de pêche approchait de la côte du Continent du Nord. Debout sur le pont, sa capuche rabattue sur sa chevelure, Thallula regardait les falaises s’approcher avec soulagement. Elle n’était pas fachée de se séparer de l’équipage de Saru. Bien que la plupart d’entre eux aient été serviables après l’incident, elle sentait encore quelques regards hostiles. D’un autre côté, l’angoisse qu’un membre de l’équipage ébruite la rumeur de sa présence à bord à d’autres marins lui nouait l’estomac. La guerre entre les humains et les elfes noirs était finie. Les frictions qu’il y avait encore entre les deux peuples ne la conscernait pas. Combien devrait-elle encore en persuader ? Matriben la rejoignit. A sa façon de passer son bras autour de ses épaules, elle devinait qu’il la protègerait quoiqu’il arrive. Elle inclina la tête légèrement, posant son front sur le menton du guerrier.

 

Une fois à quai, les hommes de Saru ne chômèrent pas. Ils déchargèrent les nombreuses caisses de poissons et crustacés avec une coordination parfaite. Matriben et Thallula débarquèrent, attendant qu’Obana et Yuma les rejoignent. Mais ni l’un ni l’autre ne les suivaient. Matriben demanda à l’un des hommes s’il les avait croisé. Celui-ci lui répondit sans arrêter sa maneuvre :

-         La p’tiote, elle est la-haut. Le cabot, ch’ais pas.

En effet, Matriben apperçu furtivement la jeune fille. Elle semblait agitée. Matriben l’appela et elle descendit en courant. Essouflée, elle dit au chef de Lantar :

-         Je ne trouve pas Yuma !

Matriben posa un pied sur la passerelle pour remonter chercher l’animal quand la voix de Thallula le stoppa :

-         Il est là !

Elle pointait du doigt le bord du quai contre lequelle était presque collée la poupe du bâteau. Yuma sautait et jappait comme un chiot devant la coque du petit navire de pêche. Matriben alla à sa rencontre et adressa une petite tape amicale sur l’encolure de l’animal :

-         Bah alors ! Qu’est-ce qui t’arrive ? On te cherchait nous. Qu’est-ce que t’as trouvé.

Mais Matriben, Obana et Thallula ne furent pas longs à comprendre la cause de l’agitation du loup. Malheureusement, un marin venait de faire la même découverte et il cria :

-         Hey ! Regardez ça ! Qu’est-ce que c’est que ça ?

Les clameurs de la foule qui commençait à s’accumuler attirèrent encore plus de curieux. Saru se fraiya un chemin. Il ouvrit de grands yeux lorsqu’il aperçut la chose qui était accrochée à la coque de son navire, à environ un mètre au-dessus du niveau de l’eau. Les dents plantées dans le bois, les mains et les pieds agrippés dans les rainiures de la coque, Aranck ne lachait pas prise. « Voilà pourquoi Yuma s’est calmé après notre départ » pensa Matriben. Les yeux révuslés, un air de fureur noire peint sur sa figure, personne ne savait comment aborder le problème. Saru, hors de lui de voir son bateau ainsi acculé, interpela la … chose :

-         Hey ! toi là ! ça va pas ou quoi ? Tu vas lacher mon bateau, oui ?

Comme il n’obtint pas de réaction, il saisit un poisson dans la caisse que portait l’un de ses marins près de lui et le lui balança. Rien. Il en jeta un autre, puis encore un autre.

-         Tu vas le lacher ? Tu vas le lacher ! répétait-il.

Enfin, les prunelles de la berserk se remirent en place et se braquèrent sur Saru. D’un seul coup, elle lacha prise et tomba dans l’eau. Les gens s’avançèrent prudemment du bord et tentaient de reperer le corps. A part l’agitation des vagues, on ne distinga rien.

-         Elle se noit, non ? dit une voix dans la foule.

-         On devrait peut-être faire quelque chose. Dit une autre.

Mais au final, personne ne bougea. Matriben, Obana et Thallula avaient été submergés par le flot humain et n’arrivaient pas à se frayer un chemin. Yuma recommença à sauter et à japper. En une seconde, tout le monde recula. Aranck était sortit de l’eau d’un bond et se tenait debout, dégoulinante, les jambes pliées, prête à bondir encore. Ses yeux exorbités ne trompèrent personne et la foule recula davantage.

-         La fureur de Whilem, murmurait-on.

La fureur berserk était connue de tous et réputée pour être à elle seule une arme excesssivement dangeureuse. Les gens se pressaient les uns contre les autres, faisant un bloc presque compact, et reculaient encore. Même Matriben et les autres hésitèrent à s’approcher. Contre toute attente, c’est sur un des poissons qu’avaient balançé Saru qu’elle se jeta. Elle s’assit brutalement et croqua dans le poisson cru. Yuma, faisait la fête à sa sœur, comme un toutou. Elle enlaça l’animal par le cou et tous deux partagèrent le poisson, sans se soucier de tous les regards incrédules.

Finalement, Matriben, l’elfe et la sœur de Violette s’approchèrent lentement. La berserk leur sourit comme une enfant devant un arbre de noel, et leur tendit le poisson largement entamé. Ils refusèrent poliment d’un même geste de la main. Saru fit évaquer le quai et rejoignit Matriben, les poings sur les hanches :

-         Encore l’une de tes surprises ?

-         Oui, répondit Matriben en souriant.

Même la colère d’un homme de la stature de Saru ne pouvait amoindrir sa joie de retrouver un membre de son équipe. Du coup, le marin se dérida et soupira, résigné :

-         Bon. J’ai encore du travail. En attendant qu’on reprenne le large, faites un peu de tourisme si le cœur vous en dit. Y’a un petit marché sur la place près du port. ‘Pis y’a une auberge et tous plein de choses à voir dans la ville. Mais faites gaffes à vos molosses, hein ? Aller pas esquinter les gens !

Puis s’adressant à la princesse elfe :

-         Vous aussi mademoiselle, faites gaffe. Y’en a des moins compréhensifs par-ici.

Et il s’en retourna vers ses caisses de poissons, avec à ses lèvres, le sourire d’un père qui vient de sermoner un groupe de garnements.

 

1)    Aller au marché (provisions ?)

2)    Aller en ville (auberge = repos, armurerie pour réparation ou achat de nouvelles armes)

3)    Aller voir le paysage sur les falaises et faire des économies.

  Lire les 9 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 13-12-2007 à 12h56

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67

 

Les membres du conseil étaient déjà quasiment tous présents lorsque Dark Scriptus entra dans la grande salle. Seul Hérissius manquait encore à l'appel. La reine Natalia était assise à sa place. Elle semblait encore plus pâle que d'habitude. Les mains jointes sur son giron, elle attendait son époux en silence. Le Grand Chambellan s'inclina lentement devant elle, comme il fut de coutume. Puis sans un mot, il gagna son siège, près de celui, vide, du roi. A peine eut-il rejoint sa place que le roi entra promptement dans la salle. Ministres, conseillés et officiers se levèrent aussitôt pour saluer leur souverain. Le grand chambellan et la reine ne dérogèrent pas à la règle. Hérissisus se dirigea directement vers son épouse, lui prit la main et inclina légèrement la tête devant les membres du conseil. Lorsqu'il fut installé, tout le monde s'assit en un grand bruit de froissement d'étoffes. Dès que la séance fut ouverte, Hérissius dit à un homme près de la porte :

-         Faites-le entrer.

Dark Scriptus s'interrogeait sur l'air grave qui emprisonnait le visage du souverain. Cela n'était pas de bon augure.

Le général Jayrès fut annoncé avec les honneurs dus à son grade. D'un pas ferme et assuré, il entra dans la salle du conseil et s'inclina respectueusement devant le couple royal. Le mage noir serrait les dents. Il n'avait pas été averti que Jayrès avait demandé audience. Cela ne lui plaisait pas du tout. Son visage ne montrait rien, mais le général et lui échangeaient des regards d'une profonde animosité.

-         Majesté, commença l'officier, je reviens du grand continent. J'avais pour mission de ramener un terroriste qui menaçait le royaume.

-         Bien, dit Hérissisus. L'avez-vous fait ?

-         Non.

-         Ah, est-ce pour cela que vos galons ont été arrachés ?

Jayrès braqua ses yeux sur le mage un instant, puis sur le roi. Il affirma brièvement de la tête et enchaina :

-         J'ai suivi sa trace en de nombreux lieux. Nous l'avons finalement intercepté à Ascanta, où nous avons fait un prisonnier, mais lui nous a échappé. Mais j'ai découvert que la véritable menace ne venait pas de cet homme.

Le roi changea de position sur son siège, adoptant une allure moins décontractée. D'un petit signe de tête, il incita son interlocuteur à poursuivre.

-         A vrai dire, j'ignore de quel côté il est, mais il faut que vous sachiez que cet homme porte une hache au métal doré.

-         Comment ? Serait-il possible qu'il s'agisse de la hache sacrée ?

-         Je l'ignore, majesté. Ce n'est peut-être qu'une supercherie. Mais je sais que le peuple gronde et se dresse contre vous.

-         Ah ? Mais pourquoi cela ?

-         Sa Majesté l'ignore sans doute, mais les peuples souffrent de famine depuis plusieurs mois. Ils vous ont envoyé des messagers pour vous demander de l'aide, mais comme vous n'y avez pas répondu, ils vous tiennent responsable de leur décadence.

-         Des messagers ? Personnellement je n'ai reçu personne. Sans doute un de mes ministres est au courant de cette affaire.

Il se tourna vers les-dit ministres. Ils se regardèrent les uns les autres, s'attendant à ce que quelqu'un confirme bien la chose. Seulement, personne ne semblait au courant.

« Ça va mal ! » pensait Dark Scriptus. « Si ce Jayrès met son nez trop près de mes affaires, je serai obligé de lui régler son compte. » Le mage ne pouvait qu'espérer que l'officier n'en sache pas plus long et qu'il arrête là son rapport. Pourtant, Jayrès continua :

-         Il m'a été rapporté – et j'ai pu le constater de mes propres yeux – que de nombreux peuples aient été sauvagement attaqués par des Gorbacs, allant jusqu'à exterminer certaines populations.

-         Comment ?! C'est terrible ! Quand !

La reine Natalia posa une main sur son cœur qui s'emballait à l'annonce de ces massacres.

-         Au cours des derniers mois, répondit Jayrès. Les centaures, les gros rouges, les algociens ont subit le même sort que les êtres des bois il y a plusieurs années.

-         Mais pourquoi n'en ai-je rien su ? S'insurgeait Hérissius.

Il se tourna vers Dark Scriptus. Le mage dit sur un ton de plaidoirie :

-         Majesté, ces créatures n'obéissent à aucune logique. Nous le savons, ce sont des créatures hostiles qu'on ne peut que très difficilement maitriser. Vous savez que depuis plusieurs années, je fais des expériences sur certains de ces monstres afin de voir s'il est possible de les domestiquer et d'en faire des soldats pour votre royaume, des soldats forts et sans peur que nous pourrions envoyer en première ligne en cas de guerre et ainsi épargner la vie de pères, de frères, de fils… L'attaque de gorbacs errants est malheureusement un fait répandu et…

-         Ils portaient des armes, trancha Jayrès. Des armes, des casques, des protections…

-         Vous semblez accuser quelqu'un général. Attention à ce que vous insinuez. Il ne peut s'agir de mes gorbacs. Peut-être ont-ils volé ces équipements ailleurs ? Portaient-ils l'emblème de notre roi ?

-         Non, dû avouer Jayrès qui soupçonnait pourtant fortement une manigance du mage.

-         Oui, tout cela est affreux, admit le roi. Je vais organiser une chasse contre ces monstres qui tyrannisent les peuples. Commençons par faire évacuer le palais.

-         Mais sir, commença Drak Scriptus.

-         Dark Scriptus, coupa Hérissius, on ignore ce qui a poussé les gorbacs errants à faire cela. Je ne veux pas prendre le risque de voir si ceux qui sont sous vos ordres vont obéir aux mêmes lois de la nature. Faites les disparaitre…comme bon vous semblera.

Le message était clair. Dark Scriptus devrait prendre des mesures. Le roi et la reine semblaient abasourdies par ce qu'ils venaient d'apprendre. Le Général Jayrès s'inclina à nouveau et se permit d'ajouter :

-         Le peuple est désespéré et pense que vous les avez abandonnés. Ils pensent que l'homme que j'étais censé arrêter est leur sauveur. Ils prétendent que la hache a réapparu dans ses mains. J'ignore le pourcentage de vérité de tout ce que j'ai entendu, mais permettez-moi de vous conseiller ceci : faites-leur un signe. Montrez-leur que vous êtes toujours leur roi.

Sans attendre, Jayrès s'inclina cérémonieusement et quitta la salle. Le conseil ne traita pas des habituels sujets du royaume et la séance fut terminée.

 

 

Bramarion reprenait des forces non loin des autres. Violette finissait de bander la tête de Zorba qui avait repris ses esprits.

« Heureusement que tu as la tête dure ! », dit-elle, sur un ton léger. Plus gravement, elle reprit : « Je suis contente que tu t'en sois sortit. Tu es salement amoché. La plaie est profonde mais l'eau de mer à fait un premier travail cicatrisant. Le sel a ralentit la perte de sang. »

-         La douleur résonne dans tout mon crâne. Est-ce cela qu'on appel la gueule de bois ?

-         En quelques sortes, ria Violette. Mais pas besoin de se fracasser la caboche pour ça. Je préfère celle qui suit une bonne cuite ! Quand on retourna dans mon auberge à Vallande, je te ferai essayer mon whisky !

Lahomey, à genoux près d'Ibar, attendait son réveil dans l'inquiétude. Le jeune homme, à bout de forces, avait manqué de se noyer. Lorsque Bramarion l'avait ramené, il avait craché une impressionnante quantité d'eau avant de s'effondrer, inanimé.

-         Ne t'en fais pas, résonna la voix de Bramarion un peu plus loin, il dort. Il a besoin de récupérer.

-         Une force de la nature, ce gars là, dit Zorba. Je lui dois la vie.

-         Hey, tu me la doit un peu à moi aussi, dit Violette, faisant semblant de s'offusquer. Moi qui m'échine à te faire un si joli bandage !

-         'Pourriez pas faire un peu moins de bruit ! Y'en a qui dorment ici !

La voix d'Ibar eut l'effet d'un raz-de-marée dans le cœur de Lahomey. Son ami n'avait pas bougé, ni même ouvert les yeux, mais un sourire éclairait son visage. La jeune femme plaqua ses deux mains sur sa bouche pour retenir les sanglots qui montaient dans sa gorge. Mais ses yeux versaient déjà une quantité de larmes. Enfin, Ibar ouvrit les yeux.

-         ça fait du bien de te revoir, dit-il à Lahomey.

Elle ne put lui répondre, car elle s'acharnait vainement à calmer ses émotions. Sa gorge était encore trop serrée pour qu'elle puisse parler. Se redressant sur son séant, Ibar l'attrapa par les épaules et l'attira à lui. Ils restèrent un moment ainsi, serrés l'un contre l'autre. Lorsqu'il desserra son étreinte, il lui prit le visage et la regarda attentivement. Il fronçait les sourcils :

-         Tu as changée.

Lahomey se sentit rougir. Elle aurait voulu se cacher dans un trou de souris et ne plus jamais en sortir. Car le regard qu'elle avait le plus peur d'affronter après sa mutation était en train d'examiner son visage dans les moindres détails. Pourtant, il ne parut pas affecté, et après quelques secondes, il dit en souriant :

-         J'ai trouvé ! Tu as changé de coiffure. Ça te va très bien !

Lahomey lui offrit un sourire timide. A nouveau, elle eu envie de pleurer, de bonheur et de soulagement.

C'est Bramarion qui ramena tout le monde sur terre :

-         Incroyable ! C'est lui !

-         Quoi, firent les autres presque à l'unisson.

Ils rejoignirent le poste d'observation de Bramarion. A leur tout, ils scrutèrent la plage à travers les feuillages. Un jeune homme aux vêtements d'un autre monde marchait en titubant, une hache d'or accrochée dans son dos.

- Vite, dit Ibar. Si on le laisse là-bas, il va se faire repéré par les gardes.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ibar et Lahomey partirent à la rencontre de Thanabat à toute vitesse. Ils arrivèrent à proximité de la plage en peu de temps. Cachés derrières des buissons à larges feuilles, ils attirèrent l'attention du jeune porteur de la hache en jetant de petit cailloux dans sa direction. Thanabat sentit ricocher les projectiles sur ses épaisses baskets et ne fut pas long à en trouver la provenance. Sans s'attarder sur les retrouvailles dans ce lieu dangereux, ils retournèrent au camp improvisé. Une fois à l'abri, chacun pu exprimer son soulagement de le voir sain et sauf.  

Thanabat raconta à ses amis ce qui lui était arrivé sous l'eau et comment on l'avait amené sur l'île. « Cette fois, ma montre est vraiment foutue ! » annonça-t-il. Il ne s'attendait pas tellement à ce que les autres croient à son aventure sous-marine, mais en le racontant, il se forçait lui-même à comprendre que tout cela s'était bel et bien produit. Lahomey, d'abord sous le choc de son récit, le pressait à présent de questions sur les alouans. Violette et Bramarion tentaient d'en savoir plus sur ce qui avait pu arriver aux autres. Mais visiblement, Thanabat n'en savait pas plus qu'eux sur ce qu'il était advenu de Matriben, Obana, Thallula, Aranck et Yuma. Soudain, Violette se souvint de quelque chose qui pouvait avoir son importance :

- Au fait ! dit-elle en faisant sursauter tout le monde, on a fait une découverte avec Lahomey. Venez voir.

Les deux femmes entrainèrent les quatre hommes vers la fameuse pierre plate.

-         Etrange en effet, dit Ibar.

-         Est-ce que tu arrives à lire ce qui est écrit ? demanda Zorba à Thanabat.

-         Comment pourrais-je déchiffrer ça, dit le jeune homme. C'est vous qui êtes du bled, non ? Moi je viens d'un quartier qui n'est même pas sur votre carte !

-         On dirait de l'elfique, dit Ibar. Mais c'est surement un dialecte ancien parce que je n'arrive pas à déchiffrer.

-         Pourquoi, ricana Zorba, en temps normal tu lis l'elfique, toi ?

-         Un peu, répondit humblement Ibar.

-         Si seulement Thallula était là ! Soupira Lahomey.

-         En tout cas, continua Ibar en se tournant vers Thanabat, je pense que cette pierre parle de toi.

-         Ah bon ? Pourquoi ?

-         Regarde.

Ibar posa son index sous un signe facilement reconnaissable de tous. Une hache semblable à celle que portait Thanabat avait été gravée. A côté d'elle, une silhouette humaine avec des chaussures de sports et un sac à dos. Lahomey écarquilla les yeux :

-         Regardez ! C'est le même symbole que sur les chausses de Thanabat !

En effet, le logo était celui de la marque des baskets de Thanabat. L'étudiant pensait ne plus s'étonner de rien dans ce monde. Pourtant, cette découverte lui glaça le sang.

 

Bon sang ce que j'ai eu du mal à l'écrire celui-là ! plus on approche de la fin, plus j'ai du mal parce qu'il faut que je réponde à des questions dont j'ignore totalement les réponses. Bref ! Ce 67 est un peu étrange, parce qu'au début, je voulais faire l'impasse sur le conseil ! Mais il fallait pourtant tenir notre bon roi au courant, n'est-ce pas ? Alors je vous le demande de but en blanc : Que vont faire ceux qui sont sur l'île ?

J'attends que chacun (dark scriptus, thanabat, lahomey, violette, et zorba) me disent ce qu'il aimerait faire dans la situation où il se trouve. Les autres (Matriben, Thallula, ozalée) vous pouvez les y aider. Désolée, c'est un peu pourrit comme choix, mais aujourd'hui, j'ai que ça en magasin. Je frôle la panne d'inspiration !

  Lire les 13 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 11-12-2007 à 19h50

 Choix de haches 2 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Moi je préfère ce style (double tranchant), ou la dernière, une hache double (et on peut même se laisser aller à imaginer cette dernière avec un manche plus long, afin de faire une hache double à grande portée ou carrément, une hache dans chaque main) mais chacun ces gouts et je ne veux influencer personne. Dites-moi votre préférée afin que je m'en inspire pour le dessin et la description.

  Lire les 5 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 07-12-2007 à 16h37

 Choix de haches 1 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Voici un choix de haches possible. J'aimerai que vous me donniez vos avis. Imaginez-les en or.

Les 3 premières sont des haches plutôt simples, mais efficaces. La 4e est du type "Gimli" du seigneur des anneaux.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 07-12-2007 à 16h34

 66 (2e partie) Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

(J'ai encore une partie à traiter, celle du conseil avec Dark Scriptus et Hérissius. Mais je ne peux pas faire plus aujourd'hui. Pas de votes cette fois-ci, car pas très nécéssaire à ce moment précis. Mais c'est surtout qu'à force de multiplier les votes, je multiplie la charge de travail ! Je préfère ne pas bacler cette histoire mais il faut que j'avance le plus vite possible, car la version finale doit être prête et imprimée dans 30 jours !)

 

66 (2e partie)

 

Violette persuada Lahomey et Bramarion d’attendre un peu avant d’entrer au palais par quelque moyen que se soit. Elle était convaincue que comme eux, les autres avaient survécue au naufrage, et qu’ils ne tarderaient pas à arriver. Ils s’éloignèrent de la partie de la plage où avait accostée la caraque afin d’éviter de tomber sur un garde. Ils durent se frayer un sentier à travers les épais feuillages, car cette partie de plage était beaucoup moins dégagée. Le sable était mêlé à de la terre noire. Pour ne pas se perdre et pour garder un œil sur la mer, d’où arriveraient leurs camarades, ils prirent soin de longer la côte. Ils établirent un camp de fortune dans un endroit ombragé. Ça et là, des nuées de minuscules mouches battifolaient, s’ennivrant de la fraicheur du lieu. Violette pinça les lèvres pour être sûre qu’aucune d’elles ne rentrerait dans sa bouche lorsqu’elle passa à proximité. Lahomey s’assit sur un petit rocher rond. Ses jambes lui paraissaient lourdes et un peu douloureuses. Elle se les massa doucement. Bramarion scrutait l’eau azurée, espérant voir arriver les renforts à tout instant. Pour s’occuper, Violette explorait minutieusement leur refuge. Elle cueillit un fruit noir qu’elle frotta longuement avant de le porter à ses lèvres. Mordant la chair avec gourmandise, le jus sucré lui envahit la bouche, charmant sa langue et son palais avant de calmer son estomac impatient. Tout en se délectant, elle cherchait déjà sa prochaine victime sur les arbres généreux. C’est alors qu’elle trébucha. Elle lâcha son fruit dans sa chute. Lahomey vint l’aider à se relever et toutes deux constatèrent les dégâts. Ses deux paumes étaient éraflées et son genou était bien écorché. Violette chercha ce qui avait pu lui faire un tel croche-pied. C’était une pierre plate, aux bords épais, en grande partie dissimulée par la mousse verte. L’angle de la pierre était saillant, et c’est probablement sur cela que Violette avait buté. Violette pestait encore contre l’innocent rocher tandis que Lahomey voulu regarder de plus près. Etrange cette pierre rectangulaire dans un endroit pareil. Ces lignes droites ne faisaient pas très naturelles. On eut dit qu’elles avaient été taillées. Une ruine ? Sans doute après tout. Peut-être n’était-ce là qu’un banal bout de mur, ou le vestige d’une quelconque cargaison issue d’un navire. La curiosité de Lahomey ne se contenta pas de ces suppositions, et sans savoir pourquoi, elle commença à repousser la mousse végétale. Elle ne tarda pas à y trouver des inscriptions. Les signes qui y étaient gravés venaient sans doute d’un alphabet ancien, ou peut-être était-ce des lettres utilisées par un autre peuple. Encouragée par cette découverte, et étant donné qu’il n’y avait rien d’autre à faire, elle continua à gratter la végétation. Violette la rejoignit et l’aida dans sa tâche.

-         Tu reconnais ces signes ? demanda Lahomey.

Violette pencha la tête pour tenter de déchiffrer quelque chose, mais après quelques secondes elle dit :

-         Je ne sais pas ce qu’il y a d’écrit, mais il me semble que j’ai déjà vu ces caractères. Mais impossible de me souvenir où.

Tout en se faisant la conversation, les deux jeunes femmes continuaient à épousseter la pierre. Bientôt, ce qui semblait être un petit rocher plat se révéla être un grand morceau pierreux où les inscriptions y étaient très nombreuses. Passionnée par leur découverte elles n’entendirent pas tout de suite Bramarion. Il appela plus fort et elles le rejoignirent.

-         Il y a quelque chose là-bas, dit-il en pointant son index vers la mer.

En effet, un petit point se détachait sur l’horizon. Bramarion prit sa forme de démon, ouvrit ses ailes et partit en reconnaissance. De sa hauteur, il reconnu Zorba, inconscient sur un morceau de bois flottant. Bramarion piqua vers le corps de l’homme des bois. S’approchant ainsi, il vit Ibar, accrocher à ce même bout de bois, couvert d’algues, le visage pâle et les yeux creusés. Bramarion était subjugué par le courage et la force physique d’Ibar. Mais lequel emmener en premier ? Il referma les serres de ses pattes arrière sur les épaules d’Ibar et entre ses crocs, il saisit Zorba par le col. Il tenta de s’élever, mais il ne put que survoler péniblement la surface de l’eau. Le corps mouillé d’Ibar était lourd. Bramarion battait des ailes de toutes ses forces, tout en se concentrant pour ne lâcher ni l’un ni l’autre.

Il atterrit brutalement là où étaient cachées Violette et Lahomey. Epuisé, Bramarion avait laissé sa forme de démon lui échapper malgré lui alors qu’il était encore en vol. Il s’effondra sur le tapis de terre et de sable, haletant. D’abord incrédules, les deux femmes accoururent vers les trois hommes pour leur porter secours.

  Lire les 4 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 01-12-2007 à 16h21


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  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10