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FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
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 message pour cindy Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Et oui, message special pour notre petite belette.

Bon en fait, je t'essssplique pour Bokura ga ita (c'était nous)

Tu vas sur ce lien, et tu as la présentation de l'anime.

http://imoto.allmyblog.com/1100-c-etait-nous.html

ensuite tu vas sur daily motion (clic en dessous), et tu tape bokura ga ita 1, 2, 3...

http://www.dailymotion.com/fr/

Je te conseille la VO, même si la voix de l'héroïne est un peu monocorde, elle est 100 fois mieux que la vf.

Si tu es sages et si tu survis moralement à cet enfer (lol), je te prèterai les mangas, car l'anime s'arrête à la moitié de l'oeuvre (et on se dit : "ah non, c'est pas possible que ça finisse comme ça, noooooon") mais en fait non. Par contre, j'ai pas encore tout acheté.

Voilà. Je te souhaite un bon visionnage et un bon mouchage surtout.

Si tu veux voir d'autres séries pour reposer ton système lacrymale, clic sur le lien du dessous, où tu auras une présentation par moi-même des séries que j'ai vu ou lu.

http://imoto.allmyblog.com/421-repertoire-mangas-animes.html

  Lire les 7 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 10-01-2008 à 00h05

 je ne vous oublie pas Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

La suite arrive, ne vous en faites pas. Seulement je préfère ne pas vous donner de date car je suis un peu chamboulée au niveau emploi du temps en ce moment. J'ai quelques obligations qui me prennent du temps...

En plus, vu que le 73 ne devait pas ressembler à ça, j'ai beaucoup de mal à rediger le 74 qui aurait dû être le 73 (c'est pas clair mais bon).

Bref, par contre j'ai quelques idées qui fusent pour le travail de réécriture que je souhaite vous délivrer dans les meilleurs délais.

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 05-01-2008 à 10h45

 73 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

73

 

-         Rejoignons-les au plus vite, dit Matriben tout en s’engouffrant dans la galerie qu’avait empruntée leurs compagnons quelques minutes auparavant.

Ils furent prompts à trouver les geôles. Cinq cadavres de gorbacs confirmaient que l’autre groupe était bel et bien passé par ici. Ils ne s’attardèrent pas, car ils pensaient à juste titre que leurs amis étaient passés par ce chemin dans le but de libérer Marcus. Ils empruntèrent l’escalier de pierre qui constituait la seule issue officielle. Les autres passages étaient tous condamnés par toutes sortes de matériaux, certaines sorties étaient tout simplement obstruées par un amas d’armes et autre ferraille en mauvais état. Comme ils n’avaient croisé personne dans la galerie, le groupe de Thanabat avait dû filer par ce même chemin. Ce que confirma l’odorat de Yuma. Tout en montant les marches, Thallula demanda :

-         Que crois-tu qu’il y a eu de l’autre côté ?

-         Comment le saurai-je ? répondit Matriben sur un ton doux. Je n’avais encore jamais mis les pieds ici.

Il ignorait que la galerie qu’ils avaient laissée de côté les aurait menés à l’antre de Dark Scriptus, là où ce trouvait enfermée l’Oracle.

 

Le groupe de tête venait enfin d’en finir avec l’interminable escalier de pierre en colimaçon. Après quinze minutes de montée à toutes jambes, Zorba, épuisé, pestait contre l’architecte :

-         Merde ! Le salaud ! Et dire qu’on n'a monté qu’un étage !

Lorsqu’ils atteignirent enfin un palier, l’escalier, lui, continuait encore plus haut. Mais les grognements et les bruits d’armures que l’on percevait n’incitaient guère à aller plus loin dans la montée. Ils décidèrent donc de pousser la porte en bois qui se présentait à eux. Un long et large corridor marbré qu’ils traversèrent en courant. Puis, une porte gigantesque, entièrement dorée, présentait fièrement le symbole du couple royal.

-         La salle du trône ! murmura Bramarion. Comment se fait-il que nous nous retrouvions là ?

L’homme à demi-démon, ex espion du mage noir, prit l’initiative de frapper trois grands coups sonores. Silence total. Il ouvrit légèrement le premier battant et comme il ne vit âme qui vive, il invita les autres à le suivre à l’interieur. Alors que tous s’émerveillaient de la beauté du lieu, Bramarion, lui, touvait très étrange qu’aucun garde ne fut présent. Des bruits de pas précipités les sortirent de leur contemplation.

-         ça vient du corridor, dit Lahomey.

-         Vite, taillons-nous d’ici, dit Thanabat.

A peine eut-il finit sa phrase qu’il fut projeté en avant. Etalé à plat ventre sur le sol froid, il réalisa enfin. Comme le poid sur son dos paraissait ne pas vouloir s’en aller, il finit par dire :

- Est-ce que quelqu’un aurait l’extrême gentillesse de lui dire de SE BARRER DE LA !

- Yuma, dit Aranck. Vient là ! Ce ne sont pas des manières !

Enfin, le loup sauta de côté, libérant ainsi le jeune étudiant. Puis la tête haute et les oreilles droites, il regardait le porteur de la hache avec des yeux brillants :

-         Ouai, dit Thanabat. Moi aussi je suis content de te revoir. Mais la prochaine fois que tu me sautes dessus comme ça…

-         Grrrr…

-         Ok, j’ai rien dit.

Le groupe se retrouvait enfin. Les deux sœurs se serrèrent fort l’une contre l’autre. Décidément, le destin s’acharnait à vouloir les séparer. Par sécurité et par peur de perdre encore sa cadette, Violette attrapa la main d’Obana dans la sienne avec la ferme intention de ne plus la lâcher.

Les bruits de ferrailles qui augmentaient au loin dans le corridor leur rappelèrent que le temps n’était ni à la joie ni à la décontraction. Ils traversèrent la salle du trône à toute vitesse. Suivant Bramarion, le groupe déambulait dans le magnifique palais.

 

Ils déboulèrent par la mezzanine d’une salle très haute de plafond. A l’étage inférieur, tout indiquait qu’il s’agissait de la grande salle des banquets et conférences. Pas le temps de profiter du décor puisque déjà, le commité d’accueil donna le ton. De toutes parts, des gorbacs jaillissaient comme des plantes vénéneuses. Derrière le groupe, leurs poursuivants, d’autres créatures Gorbaquiennes, les menaçaient férocement et empêchait tout repli.

- Ainsi tu t’es bien retourné contre moi, Bramarion, dit une voix à la sonorité terrifiante.

Au même étage intermédiaire, mais derrière le balcon d’en face, un homme drappé dans un vêtement noir satiné les dévisageait.

-         Maître, souffla Bramarion, ébété.

-         Alors ? Es-tu un traitre ou un fidèle serviteur qui a conduit la hache jusqu’à moi ?

 

Qu’en pensez-vous ?

1)    traitre au profit de notre bonne cause

2)    Serviteur fidèle de Dark Scriptus

 

Comme Bramarion ne répondait pas, le groupe fut plongé dans la perplexité. Violette attrapa le demi-démon par le bras et le secouait légèrement, espérant le faire réagir favorablement. Elle suppliait presque :

-         Tu es avec nous, hein ? Bramarion, tu es l’un des nôtres, n’est-ce pas ? Tu es une étoile !

Le mutisme de Bramarion n’était pas rassurant. Pourtant, son visage fermé, son regard pointé sur le mage noir, pouvait aussi laissé supposer qu’il avait été lui-même piégé.

Obligés de descendre à l’étage inférieur par les gorbacs qui étaient arrivés dans leur dos, le groupe formait un bloc au centre de la grande salle. Crocs découverts, grondements menaçants, les monstres encerclèrent bientôt toute l’équipe d’aventuriers. Le mage noir surplombait désormais les intrus et les toisait de toute sa hauteur. Les yeux de Dark Scriptus se braquèrent sur Thanabat. Celui-ci se sentit soudainement comme écrasé par un poids terrible. En comparaison, la soixantaine de kilos de Yuma projeté dans son dos aurait pu lui évoquer un souvenir agréable. Etait-ce la force mentale de cet homme ? Ou bien était-ce la hache qui devenait si lourde ? La sueur perlait à son front mais il ne détourna pas le regard.

La tension palpable entre les deux hommes fut interrompue par l’arrivée tonitruante des soldats de la garde royale. Jayrès en tête, la garde s’était frayée un chemin entre les gorbacs à coups de coudes, de poings et même de sabre. Jayrès, droit comme un i, examina rapidement les membres du groupe. Il lança un regard méfiant à Bramarion, puis de défi à Dark Scriptus. A nouveau, son attention se porta sur les etrangers. Lorsqu’il vit la hache d’or, ses yeux s’agrandirent et il posa un genou à terre. La tête baissée, le poing  droit fermé sur le cœur, la paume de la gauche sur son sabre, il déclara :

-         Mes seigneurs, je suis des vôtres.

L’annonce fut si soudaine que tous en restèrent coi. 

Dark Scriptus ricana :

-         Voilà qui ne me simplifie pas la tâche ! Mais après tout, nous n’en finiront que plus vite.

Il leva son index vers le plonfond, puis lentement, le pointa sur le groupe d’intrus auquel s’ajoutait Jayrès et une cinquantaine de gardes royaux qui les entouraient. Puis le mage tourna les talons et disparut, tandis que les gorbacs fonçaient sur leurs cibles en hurlant. Bramarion cria :

-         Attendez !

Et il disparut à sa suite, sans que personne ne su dire si le ton avait été un ordre menaçant ou une demande desepsérée.

 

Le combat fit rage entre ceux qui restaient et les nombreux gorbacs. Tous luttaient pour leur vie. Certains avec courage, d’autres avec férocité. Violette se savait en mauvaise posture car elle voulait plus que tout protéger la vie de sa petite sœur qu’elle maintenait derrière elle. « Si seulement elle était restée à Ascantha », se disait-elle. « Et si seulement Tabor était encore en vie... » Les renforts d’une partie de la garde royale tombaient vraiment bien. Sans eux, le combat aurait été perdu d’avance. Thanabat, libéré du poids qui avait fondu sur ses épaules l’instant d’avant, se battait à présent comme un diable. Après tant d’aventures en ce monde, il était devenu un combattant redoutable et sa hache prolongeait parfaitement chacun de ses mouvements, lui obéIssant à la perfection. Mais le découragement se fit sentir au sein du groupe car les monstres arrivaient encore, toujours plus nombreux.

 

1)    fuir en laissant les monstres aux soldats de la garde royale (Mais on demande à Jayrès de nous accompagner)

2)    Rester jusqu’au bout du combat

3)    Envoyer l’un de nous chercher le roi en personne (on verra bien ce qu’on ferat de lui quand il sera là)

 

Désolée, c'st pas du tout ce que j'avais prévu pour ce chapitre, mais je me suis apperçue qu'il manquait des gens à notre équipe avant de vous diriger vers le final.

  Lire les 8 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 01-01-2008 à 17h15

 72 (yes yes) Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Un prisonnier et une paire de Sais (Saïs) chromés

 

72

 

Matriben souligna qu'il n'y avait plus de temps à perdre. Il indiqua la passerelle qu'ils avaient dépassé quelques instants auparavant. Ils revinrent donc sur leurs pas. Devant l'aspect plus que douteux du passage, ils marquèrent une nouvelle pause. Thallula agrippa le bras du guerrier :

-         On ne va pas passer la-dessus ? dit-elle incrédule et affolée.

-         Pas le choix, répliqua-t'il.

-         Impossible !  A peine poserons-nous le pied dessus que tout va s'éffondrer ! Et regarde la profondeur du ravin ! Nous n'avons aucune chance de survivre à la chute !

Le chef de Lantar écarta une mèche de cheveux du visage de la princesse. Il posa sa grande main sur sa joue et la regarda en souriant doucement :

-         Et puis tu es sujete au vertige.

-         Co…Comment le sais-tu ?

-         Je t'observe tu sais. Fais-moi confiance pour cette fois encore, s'il te plait. Tu n'auras qu'à fermer les yeux. Je te guiderais.

La princesse acquiessa en soupirant. Matriben se tourna vers Obana, Aranck et Yuma :

-         Alors ? Un volontaire pour tester le terrain ?

Les deux berserks firent parfaitement mine de n'avoir rien entendu. Obana regardait ses pieds. Matriben se détendit un peu et eclata d'un petit rire bref. Il reprit plus serieusement :

-         Aranck, pas d'objections à ce que Yuma nous ouvre la route ?

-         Aucune, répondit-elle.

Elle s'accroupit et mit son visage à hauteur de celui de son frère. Elle enroula ses deux bras autour du coup de l'animal et se redressa d'un bond.

-         Aller, dit-elle brusquement.

Le loup s'avança prudement sur le pont suspendu. D'inquiétants craquements accueillirent le poids du canidé. Yuma était un loup plutôt fin de corps, mais la longueur de ses pattes faisait de lui un animal d'une belle taille. Son corps musculeux approchait les 60 kilos. Il avançait à un rythme régulier, sans précipitations mais sans hésitations non plus. Il se trouvait désormais à mi-passerelle. Celle-ci se balançait de droite à gauche. Deux planches de bois cèdèrent simultanément sous les pattes de Yuma. Privé de support à l'avant comme à l'arrière, l'animal se retrouva à plat-ventre sur une planche, les quatre pattes suspendues dans le vide. Thallula étouffa un cri et plaqua ses deux mains sur sa bouche. Aranck, par reflexe, se précipita vers la passerelle, mais Matriben la saisit par le bras. Tous les quatre regardaient avec appréhension comment Yuma allait se sortir de là. Se débattant pour sa survie, Yuma réussit à poser ses pattes antérieures sur une planche devant lui. Son arrière-train pédalait encore dans le vide, mais bientôt, il réussit à se remettre debout. Il enjamba les trous et continua sa progression, les pattes tremblantes. Lorsqu'il arriva de l'autre côté, il s'assit, la langue pendante.

-         Ok, dit Aranck. A nous.

Matriben adressa à Thallula un regard désolé :

-         Il va falloir que tu traverse toute seule. Je suis plus lourd que lui. Si nous passons ensemble, nous tomberons. Je ne veux pas t'entrainer au fond du ravin, tu comprends ?

-         Je comprends.

Pendant que Matriben tentait de rassurer la princesse elfe, Aranck était déjà en route. Moins à l'aise que Yuma, elle se rendit compte que son statut de bipède l'endicapait pour cette situation. Elle se mit alors à genoux et continua sa route à quatre pattes, comme son frère. Plus légère d'une dizaine de kilos mais moins agile, elle progressait un peu moins rapidement que le loup. Elle s'aperçut que de nombreuses planches étaient disjointe les unes des autres, et beaucoup étaient fragilisées sur le milieu. Aranck tendit donc les membres de façons à s'appuyer un maximum sur les côtés, évitant le centre le plus possible. Elle arriva sans encombre. Obana, bien que peu rassurée, traversa assez rapidement et ne rencontra pas de problème majeur. C'était au tour de Thallula. Tremblante, elle s'avança néanmoins vers le pont. Posant un pied sur la première planche, elle aggrippa ses deux mains à la corde du côté gauche. « Si je chope celui qui a fabriqué ce pont, je le trucide ! » pensa-t-elle. « Tant qu'à faire un pont, pourquoi ne pas l'avoir fait solide et fiable ? ». Suivant les conseils d'Aranck pour eviter le centre, et ceux de Matriben lui indiquant de regarder devant elle et surtout pas en bas, la pauvre princesse se retrouva bientôt immobilisée de terreur à un peu plus d'un quart du chemin. Comme elle s'appuyait essentiellement à gauche, la passerelle penchait dangeureusement. Essayant d'attraper la corde de droite, Thalulla faisait, bien malgré elle, balancer le pont de plus en plus. Matriben n'avait jamais ressenti pareille angoisse. Crispé comme jamais jusqu'alors, il se sentait impuissant face à la detresse de la jeune femme. Blanc comme une fleur de prunier, il serrait les dents. Bouleversée et démunie, la princesse semblait être dans l'impasse. Sachant que personne ne pouvait rien faire pour lui venir en aide, au risque de la précipiter plus vite dans la mort, elle tenta de rassembler ses esprits. Surmontant sa peur, elle parvint à poser une main sur chaque corde, un pied sur chaque bord de la passerelle. Elle réalisa que si Aranck avait pu passer, elle le pouvait aussi car elles étaient à peu près de la même corpulence. A l'arrivée, ses jambes se dérobèrent sous elle et elle tomba sur le sol herbeux. Aranck et Obana l'aidèrent à se remettre sur ses pieds. Mais à présent, elle n'était plus inquiète pour elle-même mais pour l'homme dont elle était tombée très amoureuse. Avec son physique de combattant et sa  lourde épée, la passerelle tiendrait-elle le coup ? De nombreuses planches se cassèrent et à plusieures reprises, Matriben se retrouva avec un pied dans le vide. A mi-chemin, il senti une curieuse vibration dans le cordage. Il regarda devant lui et constata avec effroie que la corde avait cedé à quatre endroits. Le pont était en train de s'éffondrer. Risquant le tout pour le tout, il se mit à courir sur les frêles planches qui cassaient presques systématiquement. Courant, sautant, Matriben savait que le pont cederait avant qu'il ne soit de l'autre côté.

 

***

 

Les deductions du groupe conduirent Thanabat et ses compagnons vers la gauche. Si le gorbac qui était arrivé de ce côté était armé, c'est qu'il devait être en poste pour garder quelque chose d'important. La témérité avait pris le pas sur la prudence, et ainsi, le groupe s'engouffra dans le nouveau tunnel. Seul Zorba aurait préféré un autre chemin. Mais vaincu par la majorité, il avait repris sa place dans la file. Etant donné l'obscurité encore plus accrue dans cette galerie, c'est Bramarion qui ouvrait la marche. Bien sûr, ils ne tardèrent pas à tomber sur un autre gorbac en armure, mais l'étroitesse des lieux ne facilita guère la tâche à Bramarion. Pourtant, après avoir esquivé miraculeusement deux assauts de son adversaire, il planta l'un de ses deux saïs dans le le thorax non protégé du monstre. Puis il enjamba le corps et repris sa route comme si rien ne s'était passé. Ils furent très surpris de s'apercevoir qu'ils arrivaient dans les geôles du château. Un gorbac dormait appuyé sur une lance, un autre, n'ayant pas remarqué la présence des intrus, se curait allegrement les narines. Un peu plus loin, quatre autres gardes monstrueux étaient assis par terre et jouaient avec des ossements. L'un d'eux ria bêtement. Son rire s'arrêta net lorsqu'il aperçut le groupe. Avant que celui-ci n'ait eu le temps de donner l'alerte, Zorba ôta le pognard de l'étui que Lahomey portait à la ceinture et le lança au travers du crâne mou du monstre. Humains et gorbacs, tous furent surpris par le geste rapide, précis et inattendu du Hay. Zorba lui-même s'étonna de son efficacité qui se réveillait au bon moment. Les cinq gorbacs restant hurlèrent et se ruèrent vers leurs ennemis. Thanabat mit sa hache bien en avant et commença à effectuer des moulinets. Plus le temps passait, plus il lui semblait que la hache faisait partit de lui. Il la maniait désormais avec une grande aisance. Un des gorbacs stoppa net devant lui et regarda l'étudiant avec de grands yeux ronds stupides. Cédant à la panique, il recula sans quitter la hache des yeux. Bientôt, il disparut dans un escalier en pierre.

-         Merde, dit Bramarion, il part chercher du renfort. Ne trainons pas.

Thanabat décapita donc tout naturellemnt l'un des quatre gardes restants, celui avec la lance. Violette fit un croche-pied à un autre qui s'éclata le menton sur le sol. Lahomey lui retira son casque avec un coup de pied et lui enfonça une flèche dans la nuque sans avoir recours à aucun arc.

-         Pratique ces crânes mous, non ? dit-elle à son amie.

Bramarion éventra un gros plein de soupe. Ibar venait de recevoir un violent coup de poing dans la mâchoire. Il secoua la tête pour chasser le vertige. Il se remit debout et regarda son agresseur, un sourire au coin de la bouche :

-         Tu veux te la jouer comme ça ?

-         Grooooarg, répondit le monstre.

-         Ok !

Et le jeune algocien lui envoya son poing en plein milieu de sa sale tronche, lui fracassant le nez. Un épais flot de sang noir jaillit. Le monstre, sonné et incrédule, ne put que lever les yeux un instant avant de recevoir le second coup sur sa joue.

-         Crochet du gauche, clama Ibar, exalté par le duel.

-         Arrête de t'amuser, lui dit Bramarion.

-         Dommage.

Ibar aida le monstre à se relever. Lorsque celui-ci fut à nouveau debout, le jeune homme le regarda d'un air faussement désolé et lui retira son casque. Il l'attrapa par le coup en un geste vif et lui écrasa le front sur son genou. La boîte crâniene se déforma en un horrible bruit humide. Le dernier gorbac tremblait. Il tenta de s'enfuir par les escaliers. Thanabat lança sa hache. Elle se planta entre les homoplates et stoppa le monstre dans sa fuite. Le corps plus robuste que la tête, Thanabat eut du mal à récupérer son arme. Violette avait ramassé un trousseau de clés d'une taille impressionante. A toute vitesse, le groupe s'était organisé pour visiter les cellules à la recherche de leur ami Marcus. Bramarion connaissait assez bien les lieux. Il savait comment était organisée la disposition des cellules. Il fit l'impasse sur le quartier des criminels peu dangereux. Il dirigea ses compagnons directement dans les couloirs où on logeait les assassins récidivistes et autres détenus hautement surveillés. Ouvrant chaque loquet des portes blindées, il recueillait souvent les pleures des prisonniers qui demandaient grâce, et les injures lorsqu'il s'éloignait de la cellule. Enfin, il reconnut la silhouette du magicien derrière la petite ouverture de l'une des portes en fer. Il appela Violette qui détenait toujours les clés. Tout le groupe accouru pendant que la jeune femme essayait différentes clés dans la serrure. Lahomey, qui se sentait terriblement coupable de l'infortune de Marcus, se précipita pour regarder à travers le petit espace ouvert. A l'interieur de la cellule, Marcus, enchaîné, avait la tête penchée sur la poitrine.

-         C'est terrible, dit-elle, inquiète. Il ne bouge pas ! Il ne semble même pas nous entendre ! Je t'en prie Violette, dépêche-toi.

Enfin, la porte fut ouverte. Tous se précipitèrent à l'interieur, sauf Bramarion qui montait la garde. A nouveau, Violette reprit le jeu de chercher la clé qui ouvrait les poignets de fer qui entravait leur ami. Marcus, qui paraissait inconscient la seconde d'avant, releva la tête et dit en souriant :

-         Hey les mecs, j'ai faillis attendre !

-         Content de te revoir, dit Ibar.

-         Et moi donc, ria Marcus.

-         Vite, on vient par ici, dit Bramarion.

Tout le groupe se dépêcha de repartir.

 

1)    par les galeries

2)    par l'escalier de pierre

 

 

***

 

Le pont céda, entrainant Matriben. Grâce à ses réflexes, Matriben put s'aggriper à un bout de corde alors que tout une moitié du pont chuta dans le précipice. Entraîné par l'élan du morceau restant, Matriben heurta violement un pan de falaise. Le choc et la douleur lui firent lâcher prise. Par chance, il réussit à se cramponner à la roche, un peu plus bas. Hélas, même en escaladant la paroi, il ne se trouvait pas du bon côté. Lorsqu'il fut sortit de sa périlleuse situation, il se retrouva au point de départ. Mettant les mains autour de sa bouche en porte-voix, il cria à ses compagnes de ne pas l'attendre et de continuer sans lui. Il promit de les rejoindre dès que possible, bien qu'il ne sache ni quand ni comment. Soudainement, il se rappela les lianes un peu en aval. Il couru jusqu'à l'endroit où il les avait apperçu. Il testa avec tout son poid la solidité de l'une d'elles. Elle céda et il se retrouva sur les fesses. Sans attendre, il bondit sur une autre. Celle-ci, plus épaisse, semblait supporter son poids. Il prit alors tout l'élan qu'il put et après trois balancements, il s'élança vers l'autre rive. Il sauta sur l'autre versan, et roula plusieurs fois sur lui-même après l'aterrissage. Il s'était un peu fait mal à l'épaule, mais visiblement, il n'avait rien de grave. Assis par terre, il réalisa qu'il avait eu beaucoup de chance. Il sourit en voyant accourirent le loup et les trois femmes.

-         Finallement, c'est moi qui vous ai attendu ! dit-il en souriant.

Thallula prit le visage de l'homme dans ses mains et se laissa aller à l'embrasser tendrement. Le loup se mit à japer.

- Quoi, lui dit Matriben, t'es jaloux ?

Sans s'attarder davantage, ils longèrent le pied des immences rempart du palais et tombèrent finallement sur une modeste porte qui n'eut peut-être pas retenu leur attention si elle n'avait pas été gardée par deux militaires portant fièrement les insignes de la garde royale.

-         Halte ! Qui va là ? cria l'un d'eux.

Matriben déclina brièvement son identité, ce qui fit ecarquiller les yeux du jeune soldat, et expliqua qu'ils venaient voir le roi.

Sceptique, les deux militaires s'observaient l'un l'autre et tentaient de comprendre pourquoi, s'il s'agissait d'une visite urgente et importante comme le prétendait le fils d'Abaraï, ils arrivaient de ce côté-ci, un endroit insignifiant et secret. Matriben dû leur expliquer l'implication plus que probable du grand chambellan et que de ce fait, ils ne pouvaient pas arriver par l'entrée officielle sans risquer de se faire arrêter par lui. Par chance, les deux gardes, qui devaient probablement avoir eux aussi de serieux doutes au sujet de Dark Scriptus, décidèrent de faire confiance au guerrier et les laissèrent passer. Après avoir traversé des couloirs vides, le groupe descendit un long escalier en colimaçon et longea une galerie souterraine obscure. Grâce à la nictalopie de Yuma, ils furent guidés dans les tunnels. Ils arrivèrent à un croisement où gisaient deux monstres. L'un paré d'une armure, l'autre non.

-         Le flair de Yuma et le mien sont catégoriques, dit Aranck. Le gamin à la hache et les autres sont passés par là. Ils ont prit à droite (car Matriben et sa clique venaient de la galerie qui faisait face à celle où était arrivés l'étudiant et le reste du groupe).

-         Bon, dit Thalulla. Alors soit nous leur faisont confiance et nous prenons l'autre chemin, soit nous allons les rejoindre.

 

1)    prendre le même chemin

2)    prendre la galerie qui n'a pas encore été empruntée.

 

Je pense que ce chapitre est l'avant, avant dernier. Autrement dit, j'espère finir dans le chapitre 75. Tant pis si je déborde, mais il faut bien que je mette une limite. L'avenir (et vous) me dira si je me lance dans une autre histoire ou non en 2008.

  Lire les 9 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 27-12-2007 à 18h33

 prochain chapitre Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

le chapitre 72 ne pourra malheureusement pas être écrit avant le 27. Car j'ai du monde à la maison, puis on enchaine sur Noël, puis les 60 ans de ma mère... Le 27 je ne ferai QUE de l'écriture de chapitre ! alors au plus tard le 28, je vous pondrai la suite !

bisous et Joyeuses fêtes à tous !

  Lire les 2 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-12-2007 à 23h17


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  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10