Logo Allmyblog
Logo Allmyblog
Lien de l'article    

FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
Contacter l'auteur de ce blog

CATEGORIES
- La Hache d'Or - récit
- Fiches personnages
- Lexique
- Carte

5 DERNIERS ARTICLES
- situation
- version finale - 29
- merci pour gigantesque patience
- A coller à la fin du chapitre 28
- Version finale chap 28 + Vote
Sommaire

5 DERNIERS ARTICLES COMMENTES
- situation
- Version finale chap 28 + Vote
- Version finale chapitre 14
- info
- Version finale - Chapitre 4

CALENDRIER
LunMarMerJeuVenSamDim
0102
03040506070809
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31
<< Décembre >>

BLOGS FAVORIS
1.Mondesparalleles
2.Champs-elysees
3.Zabimaru-manga
4.Soundtracks
Ajouter fictionnary à vos favoris

LIENS FAVORIS
- ichiza
- imôto
 Version finale - Chapitre 12 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

12

 

Lahomey réveilla délicatement Marcus et lui annonça la bonne nouvelle. C’est un festin encore plus copieux que celui de la mi journée auquel eu droit Marcus et les autres. Zorba était tellement heureux qu’il remplissait les assiettes chaque fois qu’elles se vidaient. Ses réserves de nourritures semblaient inépuisables. Lorsque le repas prit fin, tard dans la nuit, tout le groupe s’installa dehors. La saison chaude offrait des nuits très agréables. Pendant que Matriben et Marcus faisaient découvrir à Thanabat l’art du Fétime, une sorte de calumet fin et coloré, Lahomey et Ibar contemplaient les étoiles côte à côte. Zorba chantait. Comme toute tension avait disparue entre eux, Matriben se risqua à interroger l’homme des bois :

-          Tu vis seul, ici ?

-          Oui, répondit Zorba avec pudeur.

-          Alors tu es l’unique survivant de cette fameuse nuit... Tu sais qui a…

-          Les gorbacs, trancha Zorba.

-          Encore et toujours, murmura Ibar.

Un silence pesant sen suivit. Thanabat fronçait les sourcils sous le coup de la reflexion :

-          Mais je ne comprends pas un truc, commença t’il. Je croyais que les gorbacs avaient commencés à se rebeller après la mort de leur espèce de chef et qu’ils avaient massacrés des peuples aux alentours de leurs terres du Nord vers le Sud. La nuit dernière ils ont attaqués Lantar, ok, mais comment se fait-il qu’ils soient déjà venus dans cette forêt plusieurs mois auparavant, tués tout ceux qui s’y trouvaient et soient gentiment repartis sans toucher ni à Lantar, ni aux autres populations se trouvant sur leur chemin ?

Thanabat avait mis le doigt sur une vraie interrogation. Bien qu’il sente son auditoire mal à l’aise face à ses questions, il poursuivit :

-          Et vous, les Lantarrois, vous n’avez rien entendu la nuit de cette tuerie ? Autrement je ne comprends pas que vous ne soyez pas intervenus.

Zorba prit la parole :

-          Les gens de Lantar n’ont effectivement rien entendu la nuit du massacre. Ça s’est passé ici même. Et comme vous avez marché une demi-journée depuis votre village pour arrivé à cet endroit, tu te doutes bien que la distance est suffisante pour étouffé le vacarme d’un tel drame. D’autant qu’ils n’ont pas trouvé tellement de resistence. Les Hays ne sont pas des combattants.

Il se tut un instant et reprit sur un ton moins grave :

-          Alors c’est bien toi… L’élu… tu dois ignorer tant de choses sur notre monde, toi qui viens d’ailleurs.

-          Comment sais-tu d’où je viens ? demanda Thanabat surpris, lui qui n’avait pas réussit à en persuader Matriben et Lahomey.

-          Je ne vis pas très loin du temple de l’oracle, répondit-il simplement. Pour répondre à ta première question, les gorbacs sont venus ici il y a un peu moins de 5 mois dans un but précis. Ils venaient chercher quelque chose…

-          Quoi donc ? demanda l’étudiant.

Zorba eut un petit rire bref :

-          Ils pensaient pouvoir trouver ce que tu portes dans ton dos !

-          La hache en or ?

-          Exactement. Apparemment, ils savaient qu’elle dormait dans notre belle forêt. Mais ils n’ont pas pu la trouver bien sûr. Seul l’élu le pouvait…

Un nouveau silence s’interposa. Ce fut encore Thanabat qui le brisa :

-          Mais s’ils étaient venus chercher la hache, ça veut dire qu’ils connaissaient son existence. Et que voulaient-ils en faire ? Et surtout, pourquoi se sont-ils enfuis devant elle alors qu’ils la recherchent… Je ne pige rien !

-         Tout le monde connait son existence. J’ignore pourquoi ils la voulaient, mais s’ils se sont carapatés, ce n’est peut-être pas devant elle, mais plutôt devant toi. Non ?

-         … Devant moi ? … Mais je ne suis personne !

-         Ne sois pas modeste, dit Matriben, un sourire au coin des lèvres.

Lahomey s’était rapproché d’eux et demanda d’une voix douce :

-          Mais cette nuit-là, tu y étais ? Tu sais donc ce qui s’est passé ?

-          Je ne me souviens pas de tout. J’ai vu des gorbacs tuer les miens, sans leur laisser aucune chance. Moi… J’étais tétanisé. La vraie peur, vous savez ce que c’est ? …Je m’étais caché sous la souche d’un arbre mort. Je me suis fait le plus petit possible. Même quand ils massacré ma famille… je n’ai pas bougé… Ils ont tranché leur gorge une à une… et… je n’ai rien fait… Je n’ai pas cherché à les protéger… Je ne pensais qu’à sauver ma propre vie. Je n’ai même pas eu le courage d’aller mourir avec eux… Quand ils ont tués tout ce qui bougeait, et qu’ils sont partit, j’ai mis beaucoup de temps avant de sortir de mon trou. Je me suis approché de ma famille, et je suis resté la, des heures, debout, sans pouvoir pleurer. Rien ne sortait. Tout était coincé dans ma gorge qui me faisait si mal. Alors… je me suis forcé à crié. Tout mon corps s’est mis à hurler. Et j’ai maudit la forêt qui ne nous avait pas protégés. Nous nous occupions d’elle depuis tant de siècles… J’ai voulu la punir, me punir… J’ai condamné la forêt à être aussi muette que je l’avais été, nous privant, elle et moi des bruits de la vie.

-          Une sorte de deuil… dit Matriben.

-          Exactement, conclut Zorba.

 

Après un tel récit, la soirée continua sans que personne ne reparla de quoique ce soit concernant la prophétie ou les gorbacs. Zorba essaya de cacher sa tristesse derrière une chanson. Puis la discussion tourna sur des choses plus légères, comme la belle saison et la douceur de ses nuits.

La nuit était avançée lorsque Lahomey suggéra de reprendre la route. Ibar acquiessa, mais pour les autres, un ventre aussi plein n’appelait qu’à une chose. Dormir. Matriben lui-même aspirait à une bonne nuit de sommeil. Comme pour les inviter à rester, Zorba, d’un petit moulinet du poignet, fit descendre des lianes qui s’enroulèrent les unes aux autres, à plusieurs endroits autour de l’arbre, faisant éclore de petits hamacs.

-         Avec une couverture, vous y dormirez très bien. Maintenant que vous êtes les amis de la forêt, elle va vous bercer comme ses enfants. 21)

Presque tous accèptèrent la charmante invitation de Zorba. Lahomey précisa cependant qu’ils avaient perdu un temps considérable à cause de l’excentricité de Marcus, et qu’il faudrait marcher prestement dès l’aube. Celui-ci répondit du tac au tac en soulignant que si elle pouvait dormir ce soir c’est parce qu’il s’était rattrapé et avait sauvé la vie de tout le monde. Après quoi il se choisit un hamac et s’y endormi aussitôt. Zorba fit un aller-retour dans sa maison et leur apporta des couvertures assez légères mais néanmoins moelleuses. Tout le monde s’endormi rapidement, y compris Lahomey. Zorba, lui, monta joyeusement les marches de sa maison, et s’installa douillettement dans son tout nouveau lit.

La nuit fut courte, mais réparatrice. Dès l’aube, les cinq voyageurs étaient debout, et reprirent leurs armes. Zorba, qui avait somptueusement bien dormi, les rejoignit dans la pièce principale. La barbe qui recouvrait le bas de son visage avait été méticuleusement rasée, et les joues de l’homme de la forêt étaient semblables à celles d’un enfant. Il paraissait avoir une trentaine d’années, tout au plus, ce qui ne surpris guère Thanabat qui s’habituait peu à peu aux ressemblances des gens de ce monde avec ses amis de Montreuil.

-          Pourquoi un tel changement, demanda Matriben ?

-          J’aurais moins chaud pendant le voyage, répondit tout naturellement Zorba. Et puis si je rencontre une jolie demoiselle, je dois me présenter sous mon meilleur jour.

-          Quoi ? Vous venez avec nous Zorba Le hay ? demanda le chef de Lantar.

-          Oui. Il est  temps pour moi d’affronter mes démons. Et... Appelez-moi Zorba, tout simplement. ça suffira.

Thanabat remarqua un objet dans les mains de l’homme de la forêt. Un objet qu’il n’avait encore jamais vu autrement qu’en livre.

-          Est-ce que c’est... ?

-          Oh ça ? C’est pour la route.

-          C’est une corne d’abondance, n’est-ce pas ?

-          C’est tout à fait exact, répondit Zorba, heureux et admiratif du savoir du jeune homme.

Voilà pourquoi la réserve de nourriture de Zorba semblait inépuisable. Mais ce qui surprit Thanabat n’était pas tant l’objet lui-même, mais son origine. Car dans son monde à lui, il avait déjà entendu parler de la corne d’abondance, héritage laissé par les grecs. Et si son ami Herman, qui ressemblait tant à Zorba, était à moitié grec, il était fort probable que l’homme de la forêt ne connaisse même pas l’existence de ce peuple antique.

Matriben posa sa lourde main sur l’épaule de Zorba :

-          Bienvenue dans notre petite communauté de voyageurs. En route !

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 03-03-2008 à 11h19

 Version finale - Chapitre 11 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

11

 

Matriben aurait largement préféré réparer lui-même l’acte inconsidéré de Marcus, ou confier cette tache à l’un des trois guerriers qui l’accompagnait. Pourquoi fallait-il que celui qui devait régler ça soit justement le seul du groupe qui n’avait pas encore fait ses preuves ? Quelle catastrophe pourrait-il encore déclencher ? Et si, par prudence, il décidait de refuser le défi, seraient-ils capables de vaincre l’homme des bois et la forêt ? 19)

Matriben tourna son regard vers Marcus. Le sorcier, penaud, se cachait à moitié derrière le chef du village, comme un écolier se protège derrière les jupes de sa mère, espérant que la punition ne sera pas trop sévère. Malgré ses doutes, Matriben trancha :

-          C’est d’accord. Nous allons relever le défi.

-          Parfait, dit l’homme. Suivez-moi.

Il fit demi-tour et recommença son petit numéro de funambule sur le tronc recourbé. Les cinq voyageurs grimpèrent à leur tour sur le pont improvisé, mais leur agilité ne valait pas celle de leur hôte. Thanabat dû faire de nombreux moulinets avec ses bras pour se maintenir sur le tronc. Marcus faillit même retomber dans l’eau mais Matriben le rattrapa par la ceinture. Arrivés de l’autre côté de la rive, l’homme libéra l’arbre de sa position non naturelle, puis fit signe au groupe de le suivre. Ils entamèrent une marche à vive allure dans une forêt plus dense, et plus sombre qu’auparavant. Quelques minutes plus tard, l’homme s’arrêta devant un nouvel arbre qui n’avait rien de bien particulier. Le tronc n’était d’ailleurs pas bien large contrairement à celui sur lequel ils avaient marché.

-          Nous sommes arrivés chez moi, dit pourtant l’homme.

Puis il frappa deux coups avec le plat de sa main, et une ouverture ovale se découpa du tronc. L’homme y entra le premier, et tous lui emboîtèrent le pas. A l’intérieur, c’était une salle incroyablement grande, en totale démesure avec la largeur du tronc de l’extérieur. La salle principale était harmonieusement ronde, et l’aménagement était parfait. L’ambiance y était douce et chaleureuse. Il y avait même un escalier en colimaçon qui partait vers le haut. L’homme accrocha son bonnet de mousse et son manteau de feuilles à un joli porte-manteau sculpté. Il fit déposer les armes de tout le monde sur son sol de bois. Quelques jolis tapis finement brodés ornaient le plancher. Comme il n’y avait pas de fenêtres, il prit le temps de gratter une allumette, et enflamma quelques lampes dont le ver était gravé de motifs rappelant les feuilles volantes d’un automne.

-          Le défi est à l’étage. Montons.

Le ton dur, et ferme de cette espèce de druide contrastait avec la douceur de son foyer. Personne ne broncha et tous le suivirent dans l’escalier, Marcus fermant la marche. Ils arrivèrent dans une autre salle ronde, plus petite, mais tout aussi gracieuse, et éclairée par la lumière du jour qui passait par une jolie lucarne, ronde elle aussi. Contrairement à la salle du bas, tout ne semblait pas en ordre ici. Un tas de morceaux de bois était entassé dans un coin. L’homme s’en approcha justement :

-          Voilà ton défi, dit-il à Marcus. Je veux que tu me fabriques un lit. Je te laisse quelques outils, qui sont à ta disposition. Et je veux que tu ais finit avant la nuit.

-          Quoi ? C’est ça le défi, s’étonna Marcus ?

-          Tu ne t’en sens pas capable ? Tonna l’homme. Tu renonces ?

-          Non, pas du tout, expliqua Marcus. Mais je m’attendais plus à… un duel de magie.

-          Ah ? S’étonna Le Hay. Tu es magicien ?

Matriben intervint immédiatement avec un enthousiasme largement exagéré :

-          Quelle excellente idée, ce défi. La prochaine fois que je devrais défier quelqu’un, je songerais à un défi utile moi aussi. Quelle belle idée, vraiment. C’est…

Thanabat lui envoya un discret coup de coude dans les côtes pour lui signifier qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter. Le Hay reprit :

-          Tu as carte blanche. Puisque tu connais un peu de magie, je t’autorise même à y recourir. Mais lorsque le dernier rayon du soleil se couchera, je veux un lit finit. Je le veux grand et large. Si tu échoues, je te tuerais, ainsi que les quatre qui t’accompagnent. Si tu y parviens, vous aurez tous la vie sauve, ainsi que toute ma gratitude. Voilà. Bonne chance.

Sans rien ajouter, il tourna les talons et invita les autres membres du groupe à redescendre, le laissant seul face à son destin. En bas, Le Hay fit asseoir ses « invités » et le ton devint incroyablement aimable. Il s’inquiéta même de savoir s’ils avaient eu le temps de manger et comme ce n’était pas le cas, il leur servit quelques mets de premier choix. Viande, légumes, fromage, fruits juteux et pain de qualité ornaient la table, ainsi qu’un breuvage mousseux qu’apprécièrent particulièrement Matriben et Thanabat. Il était difficile d’imaginer meilleure compagnie que cet homme convivial qui les accueillait, les nourrissait, et leur chantait même quelques chansons connues de lui seul. Pourtant, c’était bien le même homme qui les menaçait de mort. Leur sort était désormais entre les mains de Marcus. Cette seule pensée secouait Lahomey de frissons. Elle, si adroite au tir à l’arc, très à l’aise à l’épée, elle aurait pu relever n’importe quel défi de combat. Et Ibar, ce grand athlète, ce guerrier arrivé dans leur village il y a plusieurs années et qui avait fait tant de fois preuve de bravoure, d’agilité et de force, aurait pu battre n’importe qui. Que dire de leur courageux chef, Matriben, héros reconnu dans de nombreuses contrées et de Thanabat, ce mystérieux étranger dont aurait parlé si souvent l’oracle, et qui semble porter une incroyable destinée ? Elle se consolait en pensant que si Marcus échouait, elle mourrait aux côtés d’Ibar, et le ventre plein.

 

La douceur du moment n’était pas le même pour tous. Là-haut, Marcus transpirait à grosses gouttes. La vie de ses amis pesait soudain bien lourd sur ses épaules. Une heure s’était écoulée, et il venait juste de finir de trier les morceaux de bois par taille. La nuit ne tomberait pas tout de suite. Il devait bien avoir encore cinq heures devant lui. Comment avait-il encore fait pour se retrouver dans une telle situation, alors qu’ils auraient dû reprendre la route vers le Nord ? Ce soir, au lieu de jouer à ce petit jeu de vie ou de mort, ils auraient campé loin des marais, et autour du feu de camp, ils auraient tranquilement débattu sur les paroles de l’oracle qu’ils auraient rencontré avant de s’endormir dans une couverture moëlleuse sous les étoiles scintillantes. Au lieu de ça, il devait construire un lit pour cet homme bizarre, par n’importe quel moyen. …Mais oui !... N’importe quel moyen, puisque, lui a-t-on dit, il avait carte blanche. 20)

 

Pendant que Zorba Le Hay, Matriben, Ibar et Lahomey terminaient leur copieux repas, Thanabat se demandait si, le magicien avançait dans son travail. Comme pour répondre à ses pensées, il entendit le va et vient d’un objet métallique à dents qui creusait le bois. Puis des coups retentirent. Un premier, assez fort, puis de nombreux coups suivirent, plus rapprochés.

Là-haut, Marcus s’affairait à la tâche avec une grande concentration. Il était tellement pris dans son travail, qu’il ne pensait à rien d’autre. Il sciait, vissait, emboîtait, clouait… Ses mains s’avéraient très adroites, et elles manipulaient le bois avec agilité. Il se tapait sur les doigts quelques fois, mais cela ne l’arrêtait pas. Recourir à la magie ? Pourquoi faire, finalement ? Petit à petit, le cadre de lit prenait forme. Lorsqu’il eut finit la base, il rassembla d’autres morceaux de bois qu’il n’hésita pas à lisser, à polir, pour qu’ils aient la forme parfaite d’une latte de sommier. Il en sélectionna une bonne vingtaine, les ajusta et les fixa.

 

Au crépuscule, Zorba Le Hay, monta les escaliers, suivi de Matriben, Ibar, Lahomey et Thanabat. L’angoisse marquait les traits des quatre voyageurs, car cela faisait un moment qu’ils n’avaient plus entendu de bruit venu de cette chambre. Arrivés à l’étage, quelle ne fut pas leur surprise de trouver Marcus, assis par terre, la tête posée au creux de ses bras posés sur le lit. Le meuble qu’il avait confectionné était bien plus qu’un simple lieu où s’allonger. C’était une véritable œuvre d’art. « Un vrai lit de musée », pensait Thanabat. Gravé et sculpté, les motifs qui l’ornaient rappelaient ceux de la forêt. Il était assorti à la perfection avec la décoration de la chambre. La finesse des détails laissait Le Hay sans voix. Pourtant, il semblait très connaisseur du bois et de la sculpture. Le plus étonné de tous était sans nul doute Matriben. Pendant que les autres faisaient maintes et maintes fois le tour du lit, se confondant en exclamations de surprise et d’admiration, lui était resté bouche bée et immobile. C’est Zorba qui le sortit de sa torpeur. Il se posa devant lui, visiblement comblé :

-          J’estime que le défi est plus que réussi. Félicitations. Cet homme est un véritable artiste.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 02-03-2008 à 19h09

 Version finale - Chapitre 10 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

10

 

Lahomey, Ibar et Matriben se saisirent immédiatement de leurs armes. Thanabat mit quelques secondes de plus à se souvenir qu’il avait sa hache protectrice dans son dos. Il la fit basculer à l’avant et la saisi de ses deux mains. Marcus se précipita sur la rive et enfila rapidement ses vêtements. Réalisant qu’il ne portait aucune arme, il adopta une fausse posture de combat pour tromper l’éventuel ennemi. Pendant de longues secondes, le groupe observait tout autour d’eux, le souffle court, examinant le moindre buisson, le moindre mouvement des feuilles. Et là, de l’autre côté de la rive, les buissons se mirent à bouger en silence. Quelque chose s’approchait rapidement. Et un être étrange, recouvert de feuilles et de branches surgit par delà les hautes fougères.

-          Qu’est-ce que c’est que ce truc ? interrogea Thanabat.

-          Je sais pas, dit Marcus, mais il a pas l’air très content.

Effectivement, l’homme au manteau végétal et au bonnet de mousse semblait très énervé.

-          Il n’a pas l’air armé, dit Ibar.

-          Un bon point pour nous, dit Matriben. On ne risque rien tant qu’il reste de ce côté de la rivière.

Il regretta immédiatement ses mots car l’individu s’approcha de l’eau. Il leva une main et la posa délicatement sur un arbre. Le large tronc se mit alors à bouger doucement, sans le moindre bruit, et s’inclina jusqu’à faire un pont au-dessus de l’eau. Et tout aussi aisément qu’il foulait l’herbe tendre, l’homme s’engagea sur le tronc recourbé avec un équilibre parfait.

- Wouhaou, s’étonna Marcus. Comment est-ce qu’il fait ça ?

En un rien de temps, l’homme se tenait devant eux, les points sur les hanches, et les toisait de son regard coléreux.

-          Comment osez-vous vous plonger dans mon eau ? Lavez l’affront immédiatement, ou préparez-vous à mourir.

-          Votre eau ? Commença Matriben. La forêt vous appartient peut-être ?

-          Tout-à-fait, répliqua l’homme sèchement.

« Il me fait penser à quelqu’un » pensait J.Bat. Il essayait de deviner le visage qui pourrait se cacher derrière l’épaisse barbe qui recouvrait totalement le bas du visage de l’homme. « Non, c’est pas…Herman ? »

-          Je suis le chef de Lantar, proclama Matriben, et vous ? Présentez-vous au moins avant de nous menacer.

-          Je suis Zorba Le Hay, et vous êtes chez moi.

-          Le Hay ? s’écria Matriben. Alors il y aurait eu des survivants ?

-          Des survivants ? s’interrogea J.Bat, qui venait de trouver le sosie d’un autre de ses amis.

-          Vous m’avez gravement offensé, gronda l’homme. Allez vous l’avez l’affront ?

-          Si nous vous avons outragé, dit Matriben, ce n’était pas notre intention. Nous sommes très ignorants de vos Us et Coutumes, et pour être franc, nous ne savions pas qu’il y avait encore des Hays dans cette forêt.

-          Je me moque de vos belles paroles.

-          Très bien, soupira Matriben. Que devons-nous faire ?

-          Je veux que se soit cet homme, qui a osé souiller ma rivière, qui fasse le défi.

-          Pas de problème.

-          Si vous échouez, j’ordonnerai à la forêt de vous engloutir, et elle vous digèrera lentement jusqu’à ce qu’il n’y ai plus un souffle de vie en vous.

Il y eut un silence pesant. Les cinq, figés, échangèrent des sourires crispés.

-          On est tous morts, murmura Thanabat entre ses dents.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 02-03-2008 à 18h31

 Version finale - Chapitre 9 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

9

 

Les cinq voyageurs devaient être très prudents, car les routes n’étaient plus sûres désormais, et les ennemis semblaient pouvoir se glisser n’importe où. Matriben déroula la carte qu’il avait montré à Thanabat lors de leur première rencontre. Avec son index, il montra à ses compagnons le chemin à suivre : pour rejoindre le palais, la route était longue. Il fallait d’abord traverser la forêt de Branoc, village d’une communauté elfique, puis progresser vers l’Ouest, aux abords de Sydhillia, autre peuple d’elfes et se rendre au port d’Ascanta afin de pouvoir embarquer pour l’île des rois. Pour commencer, en quittant Lantar, il fallait traverser une partie de la forêt silencieuse, car tel était son nom. Mais en raison des récents évènements, certains parmi les 5 n’avaient que trop peu l’envie de revivre les dernières 48 heures :

-          Il serait plus prudent d’éviter la forêt, dit Lahomey. Il se peut qu’il y ait encore de nombreux Gorbac qui s’y cachent.

-          On pourrait la contourner au sud, proposa Ibar. Mais cela va nous prolonger la route d’une ou deux journées.

Matriben se tenait le menton. Il était plongé dans ses pensées. Finallement, il parla :

-          J’aimerais quand même prendre le risque d’aller jusqu’au temple d’Ozalée et demander audiance à l’oracle.

-          Quoi, s’exclama Marcus ?! Mais c’est beaucoup trop loin ! Nous n’aurons pas assez de vivres pour le reste du voyage. Et de toute façon, c’est trop dangereux. La prophétie de l’élu, on l’a suffisemment entendu depuis le temps ! ça fait des siècles que l’oracle en rabat les oreilles de tout le monde !

-          Oui, mais maintenant, il est là. Et il serait bon d’en connaitre tous les détails pour savoir quoi faire, suggéra Matriben.

-          Qui aurait cru que la prophétie prendrait forme à notre époque ? Pour notre génération ? Murmurait Ibar pour lui-même.

Ce que disait l’oracle depuis des siècles n’étaient, pour tous, que des mots abstraits, sans savoir si cela arriverait un jour. Et chaque génération imaginait que si elle devait se matérialiser, elle serait pour la génération suivante, ou celle encore d’après. Bref, les gens vivants à l’heure actuelle n’avaient pas imaginé un seul instant qu’ils seraient les témoins, voire les acteurs de cette fameuse prophécie ancestrale.

Considérant que sa suggestion de se rendre au temple était à présent un projet bien réel, Matriben redessina leur itinéraire :

-          Nous progresserons au nord par la forêt. Même si des gorbacs s’y trouvent encore, nous aurons toujours plus de chances de nous disperser et de sauver quelques une de nos têtes dans un milieu à couvert que dans la plaine. Nous progresserons entre les arbres le plus possibles, et ensuite, nous aurons toute une journée à patauger dans les marais.

-          Les marais ? S’étouffa Marcus. Vous êtes cinglés ? Avec ce qui traîne là-dedans, moi je n’y mets pas un orteil.

-          Il y a quelques minutes, tu nous as suppliés de t’emmener et maintenant, tu rechignes à faire le voyage, dit Ibar.

Marcus tenta de plaider sa propre cause :

-          T’es obligé de m’afficher comme ça devant tout le monde ? J’avais pas trop le choix. Si j’étais resté au village, je me faisais empaler par les paysannes.

Matriben se tourna vers Jean-Baptiste :

-          Alors ? Est-ce que ça te convient ? Ou bien préfères-tu prendre par la plaine malgré tout ? C’est toi que nous écouterons, car tu es l’envoyé divin. Même si tu n’en est pas conscient, je suis persuadé que les dieux te montre le chemin.

Sa hache accrochée dans son dos, l’étudiant se sentait de plus en plus guerrier. Et chaque fois que ses compagnons s’en remettaient à lui pour prendre la décision finale, il était à la fois touché et effrayé de l’importance qu’il avait à leurs yeux. Avant de répondre, il s’accorda une longue réflexion et examina la carte qu’ils avaient emportée. Puis, il décida :

-          Une chose est sure, c’est qu’il y a visiblement autant de risques de passer un sale quart d’heure en contournant la forêt que de la traverser. Alors de toute façon, on a tout intérêt à prendre le chemin le plus directe. Si la forêt cache nos ennemis, elle peut aussi nous dissimuler nous-mêmes. Si nous sommes discrets, et que nous marchons d’un bon rythme, nous pourrons peut-être éviter les problèmes.

-          Qu’il en soit ainsi, trancha Matriben.

 

Ils s’engagèrent donc dans la Forêt Silencieuse. Après seulement quelques enjambées entre les arbres, la même sensation inquiétante d’être observé saisi Thanabat. Toujours le même silence, toujours cette même pesanteur dans l’air. Même leur pas foulant pourtant un tapis de feuilles roussies, sèches, et de branches mortes, n’émettaient pas un son. A croire que ce décor n’était qu’illusion et qu’ils marchaient en réalité sur du coton. Thanabat brisa le silence de sa voix :

-          Pourquoi est-elle muette cette forêt ? Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas un son ?

-          Parce que si elle ne l’était pas, répondit Marcus, elle ne s’appellerait pas la Forêt Silencieuse.

-          Oui, merci, je suis pas con. Ça j’aurais pu le deviner tout seul. Mais il y a bien une raison à son silence, non ? Une forêt normale cache un tas de petits animaux qui font du bruit, parce qu’ils sont vivants. Et puis y a des oiseaux qui chantent, du vent qui souffle, des branches qui craquent, des feuilles qui s’effritent… Tout ça, ça fait du bruit normalement. Nous on fait du bruit. On parle, l’étoffe de nos vêtements émet un son. Là, sur mon visage, le vent souffle. Je vois bouger les feuilles, mais ça, ça ne fait pas de bruit. Pourquoi est-ce que la terre sous nos pas est muette ? On dirait que tout ce qui appartient à la forêt est comme…

-          Mort ? Suggéra Lahomey pour terminer la phrase de Thanabat. C’est parce qu’elle est maudite.

-          Maudite ? Comment ça ?

-          Il y a longtemps, quand j’étais encore une toute petite fille, les Lantarois venaient très souvent dans cette forêt. A l’époque, elle s’appelait la forêt de Lantar, car comme tu l’as remarqué, elle touche le village. Les villageois venaient y chasser, cueillir des champignons… Moi je venais très souvent y jouer avec d’autres enfants. Et puis, il y a quelques mois, une nuit, il y a eu ce terrible drame. Je ne connais pas les détails de l’histoire mais ce que j’en sais, c’est qu’il y eut un bain de sang. Et tout a changé d’un coup.

-          Changé ? C’est-à-dire, qu’elle est devenue « silencieuse » ?

-         Oui, continua Matriben. Cette nuit-là, tout le peuple qui vivait dans cette forêt a été entièrement massacré. Sans avertissement. On n’a jamais trop su pourquoi, par qui, ni par quoi. Ce qu’on sait, c’est que depuis cette nuit, il n’y a plus jamais eu de vie, ni de son. Abaraï, mon père, m’a raconté pas mal de choses sur les Hays. Il les connaissait bien.

-         Les Hays ?

-          Oui, des sortes d’hommes des bois. Mon père me disait qu’ils étaient un peu comme des druides, des prottecteurs de la nature, et qu’ils pouvaient communiquer avec elle. Personellement, je n’en ai jamais rencontré. C’était un peuple très discret. Mon père était en très bon termes avec le chef des Hays. Nos deux peuples s’entendaient bien et on se rendait des services mutuels. A part le peuple de Lantar, les Hays ne sont pas coutumiers des rapports avec les humains.

-          Mais comment la forêt est-elle devenue muette ?

-          Ce que les gens pensent sur le silence de la forêt, repris le chef, c’est qu’elle est en deuil. Ce serait sa manière de pleurer. Mais ne sachant pas exactement s’ils étaient dans le vrai ou si c’était le résultat d’un maléfice, j’en ai plus ou moins interdit l’accès. Ceux qui devaient la traverser devaient systématiquement m’en faire la requette et selon l’importance, j’acceptais ou non. Mais ces temps-ci, la forêt est devenue un lieu stratégique et j’y ai envoyé Lahomey pour nous avertir en cas de danger. Elle, elle a carte blanche dans la forêt, car elle est notre meilleure chasseuse. Depuis les récents évènements, elle est devenue notre première ligne de défense.

-          Oui, confirma J.Bat, elle est redoutable.

 

A la mi journée, ils avaient déjà bien avancés. Depuis leur départ de Lantar, ils avaient dû parcourir une bonne quinzaine de kilomètres. Lahomey connaissait bien toute cette partie de la forêt. Depuis son enfance, elle n’avait connu que son village et une partie de cette grande forêt. Mais elle n’avait jamais été beaucoup plus loin. Désormais, ils n’allaient pas tarder à entrer dans une région qui lui était inconnue. Matriben avait déjà voyagé sur le grand continent aux côtés de son père. Ils s’étaient rendus plusieurs fois à Vallande et à Algoce. Il n’avait jamais été au temple d’Ozalée, mais son père, qui y était allé de nombreuses fois, lui en avait beaucoup parlé. Ibar, quand à lui, n’était pas originaire de Lantar. Il appartenait à une autre communauté humaine ; les Algociens. Nul ne savait pourquoi il avait quitté sa patrie pour s’installer à Lantar. Et il ne parlait pas beaucoup de lui.

Un bruit étrange provenant du ventre de Marcus se fit entendre :

-          J’ai la dalle, moi. ça vous dirait pas de vous arrêter cinq minutes ?

-          A quatre kilomètres au Nord-Ouest, il y a une clairière où passe une petite rivière, dit Lahomey. On pourrait s’arrêter là-bas et économiser l’eau de nos gourdes.

-          Si ça doit rallonger notre route, c’est pas la peine ! Je ne veux pas me coltiner quatre bornes de plus, s’entêta Marcus. J’ai les arpions fragiles !

-          S’arrêter ici n’est pas prudent, expliqua Ibar. Nous n’avons aucune visibilité. Si on se fait attaquer, nous n’aurons pas le temps de riposter.

Matriben et Thanabat se regardèrent. 18) :

-          Conduit-nous jusqu’à la rivière, dit Matriben d’un ton ferme et décidé.

 

Un bref regard avait suffit entre les deux hommes pour se rendre compte qu’ils pensaient la même chose. Sans plus attendre, Lahomey ouvrait la marche. Ibar lui emboîta le pas, lui-même suivit par Matriben et Thanabat. Marcus poussa un long soupir désapprobateur avant de se résoudre à suivre le groupe.

En moins d’une heure, ils atteignirent effectivement une jolie clairière, couronnée d’une mince rivière. La vision de ce paysage aurait été des plus agréables s’il n’y avait pas eu ce silence de mort. Même l’eau s’écoulait sans son cliquetis naturel. Marcus ne prit pas le temps de s’émerveiller sur le décor. Il s’assit sur le premier rocher qu’il trouva à proximité de l’eau. Il plongea les mains dans l’eau délicieusement fraîche, et s’humidifia le visage.

-          J’ai jamais autant marché de ma vie, se plaigna-t’il.

-          Es-tu sur que tu supporteras le voyage ? demanda Ibar qui posa son arbalète près de lui.

Lahomey, le chef de Lantar et le porteur de la hache se rafraîchissaient un peu plus loin en décidant de la suite de l’itinéraire.

-          Tu fais le fort, mais au fond je suis sur que t’en a marre de crapahuter toi aussi, reprit Marcus.

-          J’aime la marche. Ça faisait longtemps que je n’avais pas reprit la route, alors je suis un peu rouillé. Mais je devrais me remettre rapidement.

-          Ah, oui c’est vrai que t‘es pas de notre bled toi. Moi j’ai pas l’habitude de marcher. J’ai jamais quitté le village.  Au fait, pourquoi est-ce que tu es resté à Lantar tout ce temps, toi le grand voyageur ?

Le jeune arbaletrier ne répondit pas à la question et continuait à s’asperger le visage. La bouche de Marcus s’élargit en un sourire malicieux :

-          C’est ça, ne réponds pas. En fait, je le sais très bien.

Il se pencha vers Ibar et continuait en murmurant :

-          C’est pour elle, n’est-ce pas ? C’est pour la petite chasseuse que tu es resté.

Agacé par ces insinuations, Ibar se releva prestement et s’éloigna du sorcier qui resta à ricaner sur son rocher. Celui-ci se dit à lui-même :

-          T’en fais pas mon gars, je ne dirais rien.

Le magicien ôta ses vêtements trop larges pour lui et sauta tout entier dans la rivière muette. C’est à cet instant qu’un cri aigu déchira le silence.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 02-03-2008 à 15h06

 info Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Z'avez vu ? Je m'y suis remise ! Bon oui, c'est vrai, il était temps ! J'ai fait les modifications sur la carte. Voilà. La fin viendra dans la foulée des chapitres réécrits. Désolée pour le contre-temps. Mais c'est plus facile pour moi.

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 01-03-2008 à 16h53


|<< <<<  1   2   3   4  | 5 |  6   7   8   9   10   11   12  >>> >>|


SYNDICATION
 
Fil RSS 2.0
Ajouter à NetVibes
Ajouter à Google
Ajouter à Yahoo
Ajouter à Bloglines
Ajouter à Technorati
http://www.wikio.fr
 

Allzic en direct

Liens Commerciaux
L'information à Lyon
Retrouvez toute l'actu lyonnaise 24/24h 7/7j !


L'information à Annecy
Retrouvez toute l'actu d'Annecy 24/24h 7/7j !


L'information à Grenoble
Retrouvez toute l'actu de Grenoble 24/24h 7/7j !


Application Restaurant
Restaurateurs, demandez un devis pour votre application iPhone


Fete des Lumières
Fête des lumières : vente de luminaires, lampes, ampoules, etc.


Diffuseur
Acheter un diffuseur d'huiles essentielles

Votre publicité ici ?
  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10