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FICTIONNARY
fictionnary

Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
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29

 

Après une demi-journée de marche harassante, Matriben et son équipe leva un camp de fortune. Comme il fallait être le plus discret possible, tout feu était interdit. Zorba s’affaira à manipuler sa corne d’abondance et sortit tout ce qui pouvait se manger cru. Fruits et viande séchée restaura donc le ventre de tout le monde. Excepté pour Tabor qui gisait près de Violette, à demi conscient. Thallula dû refaire un bandage pour Thanabat. Il n’y eut pas beaucoup de mots échangés ce soir là. Marcus se porta volontaire pour faire le premier tour de garde et Zorba se joignit à lui. Un peu plus loin, Bramarion se reposait d’un œil sur la branche d’un arbre. Et juste sous cet arbre, 8 membres d’une meute de loups dormaient les uns contre les autres.

Malgré la fatigue qui s’accumulait, Thanabat ne trouvait pas le sommeil. Couché sur le côté, il s’aperçut que la princesse elfe ne dormait pas non plus, mais que les deux volontaires du premier tour de garde, eux, s’étaient profondément endormis.

-          Comment va le bras ? demanda Thalulla sans le regarder. Elle avait senti son regard sur elle.

-          Ça ira, dit J.Bat. Comment ça se fait que vous ne dormez pas ?

Il venait juste de se rendre compte qu’il la vouvoyait. Pourtant, il n’avait eu aucun mal à tutoyer les autres, qu’il ne connaissait pas beaucoup plus. A bien y repenser, il se rendait compte que la jeune elfe avait toujours gardé une distance de politesse avec lui. Elle n’avait jamais été familière ou désinvolte. Il n’aurait su dire si c’était un devoir incombé à son rang, si elle faisait sa volontairement pour ne pas se lier de trop près avec lui  ou si c’était une marque de respect. D’ailleurs, il ignorait si elle se comportait ainsi avec tout le monde. Dans le doute, il préférait ne pas paraître impoli. Aussi, il continuerait à la vouvoyer tant que celle-ci ne se montrerait pas familière.

-         Je me suis reposée suffisamment. Nous les elfes, nous récupérons très vite.

-          Dans ce cas, vous devriez assurer plus de tours de garde, non ?

Il se rendait soudain compte qu’il venait peut-être d’être grossier. Mais la princesse se contenta de sourire et de répondre doucement :

-         J’y penserai.

-          Vous savez, C’est la première fois que je croise une elfe. Là d’où je viens, on connaît les elfes. Mais, on croit qu’ils n’existent pas.

-         Ah non ?

-          On pense qu’ils sont le fruit de notre imagination et qu’ils appartiennent à la fantaisie. C’est même un genre : l’héroïc-fantasy.

-         C’est amusant.

-          Mais j’ai toujours pensé que les femmes des elfes étaient des fées. C’est faux alors ?

-         Absolument pas. Je suis une fée. Mais on n’emploi très peu ce terme, pour ne pas nous confondre avec les autres.

-          Quels autres ? Les elfes blonds ?

-          Oui, dit la princesse. Ceux-là. Ainsi que les petites fées des fleurs.

Thanabat se rendait tout juste compte de l’expérience extraordinaire qu’il était en train de vivre. Précipité dans les évènements tumultueux depuis son arrivée, il n’avait pas encore pu envisager cette aventure comme l’unique chance de répondre aux questions que se posent tous les enfants et les rêveurs de son monde depuis des centaines d’années. Il se rendormit, le sourire aux lèvres.

 

Le camp fut levé avant l’aube. Thallula continua de guider les voyageurs vers le sud. Le paysage n’était pas très varié dans cette région. Des plaines, des bosquets, quelques vallons et de temps en temps, un groupe d’arbres. Ils marchaient depuis un moment dans une prairie où l’herbe était si haute qu’il était impossible de voir l’horizon. Pour l’occasion, Thanabat ouvrait la marchait, se servant de sa hache comme une cerpe pour se frayer un chemin. Il avait l’impression d’être devenu une souris minuscule dans un immense jardin où le gazon n’était pas entretenu. Thallula leur expliqua que cette prairie avait été enchantée par les elfes blonds. Un brin d’herbe coupé repoussait en quelques secondes seulement. Effectivement, lorsque les membres du groupe se retournèrent, ils ne purent distinguer la moindre trace de leur passage.

-          Pourquoi cet enchantement ? demanda Zorba.

-         Ce sort a été jeté dans le seul but de perdre tout ceux qui s’aventureraient près de Branoc, afin d’isoler davantage mon peuple, les elfes noirs.

-          Cela veut-il dire que nous approchons de ton village ? questionna Matriben.

-         Oui. Il est juste après la prairie.

-          Je ne pensais pas que les elfes blonds étaient capables de telles fourberies, dit Marcus. C’est pas plutôt votre boulot d’habitude ?

La princesse elfe lui lança un regard aussi sombre que sa chevelure.

-         Il n’y a que les simples d’esprits qui pensent que les elfes blonds sont les gentils et les elfes noirs les méchants. Dans une guerre, chaque camp à ses raisons, ses torts et son propre sens de la justice !

-          Ça va, marmona Marcus. Pas la peine de le prendre aussi mal ! J’voulais vexer personne.

 

Bramarion et la meute n’étaient plus visibles depuis un long moment. Thanabat en était plutôt soulagé. Le chevalier-dragon, revenu d’entre les morts, avait tendance à l’inquiéter. Comment pouvait-il montrer patte blanche après tant de méfaits ? Il avait beau avoir les traits d’un de ses amis, sa présence ne le rassurait en rien. Quand à la meute, impossible de savoir à quoi s’en tenir. Peut-être étaient-ils perdus dans les hautes herbes…

 

Lorsqu’ils parvinrent enfin à s’extirper de la prairie envoutée,  le crepuscule colorait déjà le ciel de rouge et d’orangé. Enfin, l’architecture majestueuse de Branoc s’élevait devant eux. Ils marchèrent plusieurs minutes avant d’atteindre les premiers bâtiments elfiques. Des bâtiments ? Pas vraiment en réalité. Des décorations plutôt, taillées dans de l’or blanc, de l’orichalque et de la pierre de lune. A l’exception de Thallula, tous venaient ici pour la première fois. Chacun ouvrait de grands yeux, comme si cela leur permettrait de mieux profiter de la beauté du lieu. Les colonnes, les voutes, les arches semblaient scintiller de plus en plus fort à mesure que la nuit tombait. Lorsque le ciel fut noir, les étoiles se refletaient sur l’alliage étrange des sculptures, et des fleurs magnifiques, d’un bleu turquoise phosphorescent, éclosaient miraculeusement un peu partout, éclairant la cité des elfes. Une larme s’échappa de l’œil de Lahomey, émue par tant de beauté.

Un homme drapé d’un habit sombre, ses longs cheveux noirs et fins balayant ses épaules, descendit un grand escalier et s’avança vers eux majestueusement. Ses sourcils froncés et sa bouche fine marquait son visage du mécontentement qui l’agitait. Matriben s’y était préparé. L’accueil risquait d’être assez discourtois.

-          Qu’il est beau, murmura Violette presque sans s’en rendre compte.

L’homme s’était approché suffisament. Il laissa volontairement une certaine distance pour accentuer l’impression de repulsion qu’il pouvait ressentir à leur égard.

           Thalulla ! Nous étions foux d’inquiétude. Tu pars durant cinq jours et quatre nuits et tu reviens avec des… des humains ! Es-tu folle ?

-          Qu’est-ce qu’il dit, demanda Marcus à Matriben, inquiet par le ton que venait de prendre l’elfe.

-          Comment veux-tu que je le sache ? Je ne parle pas l’elfique. Mon père aurait peut-être pu comprendre, mais moi…

-          Il dit qu’il était fou d’inquiétude, dit Zorba. Et il n’est pas content de voir des humains.

-          Qu… Comment tu sais ça toi ? demanda Thanabat.

-          Oh bah… je comprends certains langages. Pratiquement tous les langages en fait.

Tous le monde regardait Zorba avec des yeux ecarquillés pendant que Thalulla répondait dans sa langue maternelle. Zorba murmura la traduction simultanément :

-          Ecoutes-moi s’il te plait. Il se passe des choses graves. Ces gens sont très importants. Regarde celui-ci. Il porte la hache d’or. C’est bien elle, c’est la hache sacrée des dieux. Tu dois les écouter.

L’elfe tordit un peu plus sa bouche pour marquer son dégôut en posant ses yeux sur Thanabat. La colère ne semblait pas le quitter et il continua à parler d’une voix forte à la princesse. Derrière lui, un autre elfe était arrivé sans un bruit. Il l’interrompit brusquement d’une voix qui couvrait la sienne, et bien qu’il ait eu le même accent que Thallula, il s’exprima dans un langage compréhensible de tous :

-          Assez Takao !

Le premier elfe se tue sans protester. Seuls les traits de son visage soulignaient son entêtement. Aussi beau que le premier, les lèvres noires finement dessinées du nouveau venu se scellèrent un instant. Sa main s’éleva doucement à hauteur de poitrine et il pointa son index sur Thanabat. Son poignet tourna élégamment et son index se courba et se déplia plusieurs fois pour signifier au porteur de la hache de s’avancer. Comment ne pas être intimidé par cette créature ? Thanabat avala sa salive et s’avança doucement. L’elfe se détourna et commençait à partir. Déstabilisé, Thanabat s’arrêta et regarda Thallula, en quête d’une quelconque aide. Elle lui fit un signe de tête pour l’inciter à suivre celui qui s’en allait.

-          Hey ! Où ils vont ? où il l’emmène ? demanda Marcus. Et puis c’est qui se type louche maquillé ?

Thallula et l’elfe nommé Takao lui jetèrent un regard glacé.

-          C’est mon père, répondit Thallula.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 22-04-2008 à 19h39

 Version finale chap 28 + Vote Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

28

 

Lahomey n’avait pas le temps d’aller porter secours aux blessés. Elle ne pouvait se résoudre à abandonner Ibar. Tout les deux étaient les derniers encore dans le combat. Ainsi que ce chien démon qui se balançait sous la gorge du reptile. Lahomey commença à grimper dans un grand arbre, sans avoir de plan. Elle voulait avoir une vue d’ensemble du champ de bataille et ainsi, trouver une idée, une solution pour sortir son groupe de cette vallée, qui risquait de plus en plus de se changer en tombeau.

La dragonne avait beau secouer sa tête dans tous les sens, le chien ailé tenait sa gueule toujours fermée sur le cou écailleux. Ibar, quant à lui, toujours perché au sommet de la tête du reptile géant, s’accrochait de toutes ses forces à l’une des quatre cornes de la bête. Il se retrouvait souvent suspendu dans le vide, mais sa prise était bonne. Le problème, c’est qu’il ne pouvait rien faire pour se sortir de cette situation. Il pouvait encore moins espérer une quelconque attaque. Il ne lui restait plus qu’à tenter de quitter sa monture extraordinaire en évitant de se rompre les os sur le sol.

La dragonne s’essoufflait et un abondant flot de sang inondait son cou et son poitrail. Ses forces semblaient s’amoindrir progressivement. Pourtant, dans un sursaut d’énergie, elle donna un grand coup de tête dans le vide et dans un mouvement de balancier, le corps du chien s’écrasa contre une grande pierre. Assommé, il tomba lourdement sur le sol pierreux, inanimé.

Lahomey parvint à sauter sur le gigantesque animal. Elle se précipita vers Ibar qui, fatigué d’être ainsi agripper, commençait à lâcher prise.

 

Fatiguée, la dragonne s'accorda un moment de répit pour reprendre son souffle. La gueule ouverte, elle haletait. Lahomey parvint à sauter sur le gigantesque animal. Elle se précipita vers Ibar qui se fatiguait lui aussi et glissait de plus en plus le long de la tempe. Elle arriva juste à temps pour lui offrir une prise supplémentaire et l'aida de toutes ses forces à se hisser. Lorsqu’il fut en meilleure posture, il tourna vers Lahomey un visage fâché :

-   Descends de là, c'est dangereux ! dit Ibar.

-   Tu te fous de moi ? répliqua-t-elle. Me dit pas merci surtout !

-   J'ai pas besoin de toi. Descends je te dis.

Surprise et déconcertée par l'attitude froide de son ami, Lahomey n'eut pas l'audace de répondre. Elle le regarda bouche bée. L'air déterminé, Ibar mit son arbalète en joue et pointa son carreau au niveau du cervelet de l'animal.

-         Attend ! dit-elle. C'est une femelle.

-         Quoi ?

-         Elle a peut-être un nid dans les environs. Ce qui expliquerait qu'elle soit si agressive.

Ibar n'abaissait pas son arme, mais il était abasourdit par la révélation de Lahomey.

-         Tu ne crois pas qu'on devrait… la laisser vivre ?

-         Mais qu'est-ce qui te prend ? S'emporta soudainement Ibar. Matriben est quelque part dans sa gueule. Tu veux que je le laisse se faire bouffer ? Même s'il est mort, je sortirais son corps de là et je l'enterrerais, comme un chef doit l'être.

Ibar avait raison. Le seul moyen de sortir Matriben de là, c’était de tuer la dragonne. Pourtant, tuer un dragon était un acte grave. Lahomey posa son regard sur ses camarades blessés, inconscients pour la plupart. Pas le choix. Et il n’était plus temps d’hésiter ou de réfléchir. Après un bref moment, elle se ressaisit :

-          Laisse-moi le faire, dit-elle à Ibar. Donne-moi ton arbalète. Mes flèches ne feraient que la blesser davantage.

-          Pas question. Je ne veux pas que tu endosses la responsabilité de sa mort, dit l’abaletrier. Ecarte-toi !

Devant la determination de son ami, elle s’éxécuta. Ibar se mit en joue, debout à l’arrière du crâne. Il tira un seul coup. La bête poussa un hurlement effroyable et s'effondra de toute sa hauteur.  Ibar attrappa la jeune archère et la tint fermement contre lui pour la protéger. Un nuage de poussière s'éleva tout autour de l'animal lorsque celui-ci toucha le sol. Ibar et Lahomey roulèrent ensemble le long du cou d'écailles et touchèrent le sol à leur tour. Avant de se relever, Ibar regarda longuement le visage de la jeune femme. Il demanda :

-         Tu… tu n'as rien ?

-         …ça va, dit-elle.

Ibar était à nouveau l'homme doux et attentionné qu'elle connaissait, qu'elle aimait tant. Il l'aida à se relever. Pas le temps de s'émouvoir de leur victoire. Il fallait secourir les autres. Ibar se précipita vers la gueule béante de l'animal. Il passa la tête à l'intérieur, puis tout l'avant du corps. L'odeur était très forte et désagréable. Mais il cherchait minutieusement le corps de Matriben.

La langue de l'animal se mit à bouger.

Ibar, surprit, s'extirpa de la bouche très rapidement. Etait-ce possible que la bête vive encore ? Alors qu'il allait se saisir de son arme, il aperçu les doigts, puis la main d'un homme qui tentait de se dégager. Ibar souleva alors la lourde langue glissante et découvrit le visage de Matriben. L'arbaletrier poussa le muscle fourchu du reptile sans ménagement et saisit son ami par les poignets. Matriben était couvert de bave, mais il était sauf. Il saignait à de multiples endroits. Les dents de la bête l'avaient frôlé à de nombreuses reprises, et leur tranchant avait entaillé sa chaire. Heureusement, les plaies ne semblaient pas profondes. Bien que couvert de liquide visqueux, Matriben et Ibar s'empoignèrent et se souriant l'un l'autre, ils s'étreignirent fraternellement. Après un temps, Ibar parla :

-         On a tué une femelle.

-         Une femelle ? Merde.

 

Thallula avait dressé un vrai dispensaire. A l'aide d'herbes et d'eau fraîche, elle avait nettoyé et pansé de nombreuses plaies. Celle de Thanabat était très profonde et ne cessait de saigner. Malgré la douleur, le porteur de la hache ne pu s'empêcher d'aller serrer Matriben de son bras valide. Marcus et Violette reprenaient doucement leurs esprits. Zorba aidait Thallula dans la fabrication de cataplasmes et d'onguents. Tous deux se révélèrent être de fins connaisseurs des vertus thérapeutiques de la nature et de bons soigneurs.

-         Tabor a morflé, dit l'être des bois au chef de Lantar, lorsque celui-ci s'enquerrait du sort de ses camarades.

En effet, il avait été gravement brûlé sur une grande partie du corps. Inconscient, son corps inanimé sentait la viande grillée. D'ailleurs, la meute de loups rencontrée un peu plus tôt semblait pointée à nouveau le bout sa truffe. Ce qui eut le don d'énerver Violette qui ramassa une branche morte et la brandissait vers eux l'air menaçant.

-         Qu'ils approchent ces charognards, grognait-elle.

Marcus la soutenait en vociférant lui aussi insultes et menaces.

 

Après avoir fait un bilan de l'état de santé de sa troupe, Matriben s'éloigna un peu pour se diriger à présent vers le corps du chien. Il regardait amèrement le sang noir se répandre tout autour de lui. Anéantit par une soudaine tristesse, il s'assit tout près et prenant la tête dans ses mains, il se mit à pleurer en silence. Une voix qu’il reconnu aussitôt parvint à ses oreilles :

-         Est-ce pour moi que tu déverses toute cette eau salée ?

Matriben releva la tête. Il constata que le chien avait disparu et qu'un homme couvert de sang noir le regardait en souriant. Son souffle était irrégulier, mais il respirait.

-         Bramarion… Alors c'est bien toi… Tu es vivant…

-         Je suis déjà mort une fois, alors ça suffit comme ça !

-         Tu… Pourquoi est-ce que tu nous as aidés ?

-         Ce combat… m'a rappelé de vieux souvenirs…

-         Mon ami…

 

Le groupe avait souffert. Mais il fallait repartir sans tarder. Matriben le savait mieux que personne. Matriben expliquait au porteur de la hache d'or que combattre un dragon était, certes, un acte de bravoure, surtout lorsque celui-ci est connu pour sa tyrannie ou sa brutalité, mais tuer une femelle n'était pas du tout une bonne chose. D’abord, parce que celles-ci étaient en moins grand nombre que les mâles. Le sexe de ses animaux se determinant en fonction de la température ambiante lors de la couvaison. Si la chaleur est très élevée, Les œufs formeront des femelles. En revanche, si la température ne dépasse pas les 80°C, la portée n’offrira que des mâles. De plus, chez certaines espèces, les femelles ne pondent qu’un seul œuf à la fois. Ce qui est le cas des dragons de feu.

-          Oui mais puisqu’il existe des chasseurs de dragons, c’est donc que personne ne souhaite que les dragons perdurent, dit Thanabat. Je me trompe ?

-          En un sens, non, dit Matriben. Tu as raison. Nous, humains, ne souhaitons plus subir la tyrannie et le désastre que nous infligent ces animaux. Mais certains peuples ne souhaitent pas que la race s’etteignent.

-          Pourquoi, s’ils n’apportent que la désolation ?

-         Parce qu’ils sont précieux pour les elfes par exemple, qui se servent de leurs larmes pour leur médecine, dit Thallula. Si la race s’étteint, les elfes seraint eux-mêmes en grand danger. Avois abattu une femelle va faire grand bruit dans la région de Branoc.

-          De toute façon, ne restons pas là, dit Marcus. S’il y a sa famille dans le coin, on pourrait avoir de gros pépins. Barrons-nous !

 

Tout le monde pouvait repartir sans trop de mal. Les deux plus grands blessés étaient Tabor et Thanabat. Tabor avait besoin de soins très rapidement, et il fallait le transporter au plus vite vers la civilisation la plus proche. Heureusement, il avait gardé son apparence humaine, ce qui allait faciliter le transport. Chacun par un bras, Ibar et Matriben le soulevèrent. Ses jambes brûlées traînaient mollement. Le bras en écharpe, Thanabat ajusta sa hache, de façon à pouvoir la dégainer de son autre main.

-          On se dirige vers quel endroit ? Demanda Thanabat à Lahomey, consultant la carte par-dessus l’épaule de la jeune femme.

 

J’ai besoin de vous ! Ça fait longtemps hein ? Bon bah voilà, puisque je réécris un peu tout ça, il y a plein d’autres choses qui se mettent en place. Consultez la carte et répondez à cette question : Où aller avant de se diriger vers Ascanta (qui est normalement la prochaine étape dans l’ancienne version)

 

1 – Chez les Grands Rouges ? (mais théoriquement, ils sont tous morts.

2- Dans la forêt de Whilem, bien qu’il n’y ait pas de quoi soigner Tabor

3- A Branoc, chez les elfes noirs ? Mais les elfes noirs detestent les humains.

  Lire les 6 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 02-04-2008 à 15h49

 Version finale chapitre 27 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

27

 

Le combat commença. Le dragon fit un piqué en direction de Thanabat qui se jeta à terre et roula sur lui-même pour éviter la gueule du géant. Continuant son vol près du sol, il entrouvrit ses mâchoirs et abaissa sa langue noire. Un jet de flammes fut dirigé en direction de Marcus qui esquiva de justesse.

-          Ah tu veux jouer à ça, dit le magicien ouvrant la paume de sa main.

Marcus inspira profondément et un feu crachotait dans sa main. Il se concentra davantge et parvint à projeter la petite flamme en direction de la bête qui fut touchée à l’aile droite. Déséquilibré, le dragon tenta de reprendre un peu d’altitude mais son vol était moins précis, ses déplacements plus aléatoires.

Matriben se posa en cible devant le dragon, pour que celui-ci reste focalisé sur lui au maximum. Ne pouvait pas l’atteindre avec son épée, il ne faisait qu’esquiver les flammes et les griffes du reptile. Lahomey tenait son arc bandé, guettant le moment où elle pourrait tirer. Elle décocha une flèche et réussit à lui crever un œil. Mais cela avait rendu la bête encore plus féroce. Marcus fut mis hors combat, balayé et assomé par la queue du dragon rouge. Zorba  faisait tomber une pluie de gros cailloux qu’il ramassait un peu partout. Mais les écailles de l’ennemi étaient une excellente armure, et cela ne gênait pas énormément l’animal.

Grâce à sa hache tranchante, Thanabat avait réussi à déchirer la  partie membraneuse de l’aile gauche, clouant la bête au sol. Epaulant Matriben de son mieux, il faisait désormais face, lui aussi, au gigantesque lézard déchaîné. Alors qu’il forçait Violette et Thallula à se mettre à l’abri, Tabor ne vit pas l’immense jet de flammes qui le rattrapait. Il s’écroula sous les yeux de Violette. Celle-ci, avec l’aide de l’elfe, traîna son corps en replis. Il respirait encore. Mais c’était plus qu’il n’en fallait pour pousser la jeune femme au combat. Avec sa dague si minuscule comparée au corps de son ennemi, elle s’élança courageusement dans la bataille. Mais elle tremblait tellement ! Aux côtés de Thanabat et Matriben, elle brandissait sa dague. Mais bougeant moins rapidement que les deux autres à cause de ses jambes flageolantes, elle ne pu éviter la lourde patte griffue qui s’abattait sur elle. Elle eut le souffle brièvement coupé par le choc, et le poids lui écrasait lourdement la poitrine. Prisonnière, elle suffoquait. Thanabat accouru. Abattant sa hache, il trancha un des longs doigts qui retenaient son amie. Le dragon poussa un grand cri de douleur, mais il gardait sa patte bien au sol, écrasant un peu plus sa victime. De son autre patte, il déchiqueta le bras du porteur de la hache, de l’épaule jusqu’au coude. Gravement blessé et perdant beaucoup de sang, Matriben le somma de battre en retraite. De toute façon, il ne pouvait pas porter une si lourde hache de sa seule main gauche. Le dragon profita de l’instant d’inattention de Matriben pour diriger ses crocs sur lui. Sa gueule se referma, emportant entre ses mâchoires une cible longtemps convoitée.

Ibar avait finit par grimper à un arbre, afin d’avoir plus de chance d’atteindre l’œil valide de la bête. Décontenancé par ce qu’il venait de voir, il tenta le tout pour le tout. Ainsi en hauteur, il n’eut qu’à se laisser tomber pour arriver sur le crâne de l’animal. Lahomey sentait son cœur s’emballer. Son chef de village se trouvait dans la gueule d’un dragon. (Ou peut-être était-il déjà dans son estomac). Et l’homme qu’elle admirait le plus au monde était dans une position dangereuse et risquait sa vie à chaque seconde. Mais elle ne devait pas céder à la panique. Désormais, il était impensable de tirer dans la tête du monstre, car les risques d’atteindre Ibar étaient nombreux. Elle slaloma à toute vitesse entre les attaques de feu de la bête et se glissa sous son ventre. Mais le reptile était rapide, et il n’était pas aisé d’éviter ses pattes.

Le cœur ! Elle devait viser le cœur ! Alors qu’elle était sous l’abdomen et qu’elle s’apprêtait à tirer une première fois, elle constata avec surprise que le dragon était une dragonne. Pendant qu’elle hésitait, elle sentit un changement dans le comportement de la bête. La dragonne ne cherchait plus au sol, mais en l’air. Avait-elle perçut la menace sur son crâne ? Non, c’était autre chose. Car à présent, elle semblait cracher ses flammes sur une cible aérienne. Les pas de l’animal étaient de plus en plus désordonnés. Mais portant son attention ailleurs, elle libéra Violette qui resta inanimée sur le sol. Lahomey se dépêcha de l’éloigner pour que celle-ci ne se fasse pas piétiner. C’est alors qu’elle vit trois queues flotter dans l’air. Suspendu à la gorge de la bête, un chien noir se rebellait. 42)

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 30-03-2008 à 21h36

 Version finale chapitre 26 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

26

 

Quelques longues secondes plus tard, Matriben et les autres reconnurent les silhouettes de Zorba, Ibar, Lahomey et Thanabat qui couraient à toutes jambes.

-          Et ben, dit Marcus, on dirait qu'ils sont pressés de nous revoir !

-         Je ne suis pas certaine que ça ne soit que leur enthousiasme qui les fait courir ainsi, dit Thallula, inquiète.

Comme pour lui répondre, un cri assourdissant retentit dans toute la vallée. Et le grand dragon rouge qui volait en rasant le sol derrière ses proies apparut tel un roi offensé désireux de tout anéantir.

Enfin, le groupe était réunit. Mais la situation de crise ne leur permit pas de grandes embrassades. Le dragon avait reprit de l'altitude, et tournoyait au-dessus d'eux tel un vautour. Le groupe se retrouvait dans une situation inconfortable. D'un côté, la cascade qui se déversait le long de la montagne d'Algoce, bloquant toute fuite possible de ce côté-là. De l'autre, la vallée et la route qu'il fallait reprendre au plus vite. Mais Bien plus imprévisible et dangereux que l'épée de Damoclès, le dragon rouge et sa fureur. Et comme si la situation n'était pas assez périlleuse, le chien volant de Dark Scriptus fit sa réapparition. Assis un peu plus loin, il attendait en fouettant le sol de ses trois queues. 41)

Thanabat eut une idée :

-          Le dragon nous a pris pour cible depuis que nous sommes sortit de la montagne. Si nous encerclons le chien, en gardant nos distances, on a une chance de détourner son attention. A ce moment là, nous attaquerons.

-          A ce moment-là, nous fuirons, rectifia Marcus.

-          Je pense que ta stratégie est bonne, dit Tabor, mais je suis d'accord avec Marcus. Nos chances de vaincre un tel monstre sont très minces. Surtout si on doit en découdre avec le chien dans la foulée.

Le dragon continuait de tournoyer au-dessus d'eux. Parfois, une épaisse fumée noire s'échappait de ses narines. Matriben savait que s'ils continuaient à perdre du temps, ils finiraient tous dans l'estomac du grand reptile. Le chef de Lantar sentait que l'animal était proche de l'attaque. Il fallait donc agir très vite.

-           ça ne marchera pas, Thanabat, dit-il. Dès que nous serons autour du chien démon, il s'envolera, et nous serons à nouveau exposés au dragon.

-          Que proposes-tu alors ? cria Thanabat qui sentait lui aussi l'imminence de l'attaque.

Le dragon, poussant des cris furieux, laissait des flammes s'échapper de sa gueule. Matriben s'avança résolument vers le sombre chien ailé. Il laissa sa lourde épée dans son fourreau et regarda la créature, droit dans les yeux :

-          Vas-tu nous laisser mourir sans réagir ? Si c'est notre mort que tu veux, alors viens et bats-toi avec moi, tout de suite. Qu'on en finisse ! Mais s'il reste un fond d'humanité en toi, ranges-toi à nos côtés. Ne te bats pas contre nous mais avec nous.

La bête restait immobile et fixait Matriben de ses yeux jaunes. Les membres du groupe étaient estomaqués par l'audace du jeune chef. Personne n'imaginait pouvoir parler ainsi avec une telle créature. Son silence glaçait le sang de Lahomey, qui aurait bien aimé lui trancher la gorge maintenant. Mais les paroles de Matriben se firent plus pressantes, bien que sa voix se soit mise à trembler :

-          Bramarion ! Réagis bon sang ! J'ignore comment tu es devenu cette chose mais ce n'est pas toi ! Cette créature n'est pas toi ! Je t'en prie ! Tu sais très bien que je ne suis pas responsable de ta mort ! …Aide-moi... Mon ami…

Mais la bête tourna la tête pour faire comprendre que les mots n'avaient pas de prise sur son cœur. Matriben, découragé, sentit sa gorge terriblement sèche et serrée. Le cœur en miettes, il se détourna du chien, dégaina son épée et parla fort, d'une voix qui ne ressemblait pas à la sienne, une voix déchirée :

-          Je vais tenter d'attirer le dragon au sol. Ibar ! Tes carreaux sont solides. Dès que tu peux, vise la tête. Lahomey, tu tires avec précision. Vise les yeux ! Tabor, je te confie la princesse et Violette. Trouve un endroit sûr et protège-les de toutes tes forces. Zorba, si tu peux gêner le dragon de quelque manière que se soit, fais-le. Marcus,… fais ce que tu peux. Quand à toi Thanabat, c'est le moment de nous prouver que tu es bien notre sauveur.

 

Le dragon plongea sur eux…

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 29-03-2008 à 20h45

 Version finale chapitre 25 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

25

 

« C'est long » pensait Matriben, « trop long ». En apnée, il tenait toujours la princesse elfe serrée contre lui. Ses yeux étaient fermés, si bien que le chef de Lantar se demandait si elle était toujours consciente. Devant lui, le centaure et Violette progressaient aussi rapidement qu'ils le pouvaient. Les puissantes pattes du centaure distançaient de plus en plus les autres membres du groupe. Il tenait Violette par la taille. Elle l'aidait autant qu'elle pouvait en brassant l'eau de ses bras. Soudain, Tabor effectua un demi-tour, et remonta le courant sur environ un mètre. Il venait de repérer un trou d'air et souleva le corps de Violette. Lorsqu'elle eut rapidement changé l'air de ses poumons, Tabor passa sa tête dans le petit espace et reprit sa nage après avoir montrer le trou à Matriben. Autant par galanterie que par inquiétude, il souleva le corps de Thallula, comme Tabor l'avait fait avec sa compagne. Elle ouvrit les yeux, inspira profondément et secoua la manche de Matriben pour lui faire comprendre qu'elle avait terminé. Il prit sa bouffée d'oxygène et replongea. De même, il fit signe à Marcus qui arrivait loin derrière.

Après une nage interminable, il leur sembla enfin que le tunnel s'éclaircissait. Le courant s'accélérait. La cascade n'était plus très loin. En une seconde, leurs corps subirent toute la loi de la nature et de l'apesanteur. La force de l'eau les contrôlaient totalement. Le cœur de Matriben s'accéléra dans sa poitrine, et il sentait l'étreinte de la jeune elfe se resserrer. La chute fut impressionante. Le choc aurait été très violent s'il n'y avait pas eu assez de profondeur pour amortir leur chute. Et à nouveau, tous s'enfoncèrent profondément dans une nouvelle étendue liquide.

 

Matriben ignorait depuis combien de temps il avait échappé la princesse elfe. Lorsqu'il s'en aperçut, il cherchait désespérément tout autour de lui, oubliant de remonter à la surface pour respirer. Une main lui saisit le poignet et l'extirpa de l'eau.

-          Si je ne t'avais pas repêché, chef, dit Tabor, tu y serais encore.

Matriben avait avalé beaucoup d'eau, il toussa longuement pour en chasser le maximum de ses poumons. Comme un nouveau-né avant sa première inspiration, son corps était secoué de hoquets sous l'effet de l'air qui s'y engouffrait. Dès qu'il pu relever la tête, il plaqua sa main derrière la nuque de Tabor et le força à rapprocher son oreille de sa bouche. Il réussit à formuler quelques mots « Princesse… perdue… Echappé… ». Tabor saisit le menton de Matriben et l'orienta en direction de la jeune elfe étendue un peu plus loin.

-          Elle va bien, dit-il avec un sourire amusé. Elle a été secouée mais elle est vivante, ta protégée.

Matriben s'écroula de fatigue sur le sol.

A son réveil, il perçu une étrange agitation. La jeune elfe était agenouillée près de lui et lui tenait la main, mais elle regardait ailleurs et ne remarqua pas tout de suite que le chef avait repris ses esprits. Lorsqu'enfin elle le remarqua, elle lui expliqua rapidement la situation :

-         Nous nous sommes fait attaquer pendant ton sommeil.

-          Attaquer… ? Par qui… ?

-          Des loups.

-          Ah ! C'est tout ? marmona Matriben en se redressant lentement.

-          Hey, dit Violette, les poings sur les hanches. Si tu as fini de roupiller, tu pourrais peut-être venir nous filer un coup de main.

-          Bon mais, où sont-ils ces loups, demanda t-il.

Violette lui montra qu'un peu plus loin, Tabor en humain tentait de contenir un Marcus qui tenait des propos très virulents à l'égard de quelque chose qui se tenait en retrait. Ce que Matriben prit d'abord pour un duo de loups s'avéra en fait composé d'un loup et d'un humain replié sur lui-même. C'était peut-être même une femme ou un enfant, tant le gabarit semblait petit, ainsi ramassé sur lui devant le gaillard qu'était Tabor. Il entendait Marcus crier :

-          Mais enfin regarde ! Elle m'a mordu presque jusqu'à l'os ! Elle est complètement givrée ! Je suis sur qu'il me manque un bout de barbaque.

Il examinait son avant-bras ensanglanté. Tabor modérait le magicien, mais il gardait un œil méfiant sur la femme étrange et le loup qui paraissait vouloir la protéger. Babines retroussées, grognements agressifs, oreilles en arrière, il se tenait entre le centaure et la femme qui s'était accroupit de manière à adopté presque la même position que son compagnon loup. Matriben s'avança en titubant encore un peu vers tout se remue-ménage. En s'approchant, il distinguait un peu mieux la physionomie de la « mordeuse ». Le visage, les jambes et les bras plein de boue et de terre séchée, elle portait un linge court qui pourrait avoir été blanc jadis, et sur ses épaules, elle portait une peau de furet à la fourrure roussâtre. Enfin, sur sa tête, elle portait le crâne d'une bête aux immenses cornes.

-          Une berserk, murmura Matriben. Il en reste donc.

Marcus s'avança ver lui d'un pas décidé, et le prit à témoin :

-         Ces créatures sont dangereuses ! Regarde ce qu'elle m'a fait cette folle.

-         Je crois qu'elle a aussi peur de nous que nous d'elle, dit Thalulla. Pourquoi ne pas la laisser partir ?

-          Pas question, s'énervait Marcus. Et mon bout de bras !?

-          Ce n'est pas si profond, dit Matriben après avoir regardé la morsure sur l'avant-bras de Marcus.

-          T'en as de bonnes toi. C'est pas toi qui souffres ! Vas-y, essaye d'entamé la conversation ! Tu vas voir comment elle va te choper la peau !

-          Parce que c'est ce que tu as essayé de faire ? S'étonna Matriben. Mon pauvre ami ! T'as pas du souvent sortir de Lantar.

-          Bon qu'est-ce qu'on fait, demanda Tabor. Elle encore, on peut gérer. Mais la bestiole qu'il y a devant n'a pas l'air d'être prête à négocier. 40)

 

Matriben tenta de s'avancer très lentement, les deux mains bien en évidence pour montrer qu'il ne brandissait ni ne cachait aucune arme. Mais à peine eut-il avancé d'un pas que le loup grogna de plus belle, l'air de plus en plus menaçant.

-          Bon ! C'est pas gagné, murmura t'il.

-          Tu essayais de faire quoi, hurla Marcus, hors de lui. Tu allais lui gratouiller la tête ? Plante lui plutôt ton épée dans le cœur à cette foutue charogne ! J'aime bien les bêtes d'habitude, mais là, faut pas déconner !

 

Le chef de Lantar tenta de modérer l'attitude du magicien. Mais il senti soudain un changement dans les alentours. Très vite, il se rendit compte que ce n'était plus deux paires d'yeux qui étaient braqués sur lui et son petit groupe. Tabor l'avait senti lui aussi. Il tournait lentement sur lui-même.

-          Deux, trois, quatre…Cinq… Six. Il y en a six.

-          Six quoi ? demanda Violette en se rapprochant de son compagnon.

-          Six autres loups.

-          On a plus le choix, décida Matriben à contrecœur. Il faut attaquer, sinon…

-          Sinon… ? Reprit Marcus, ironique. T'as enfin compris qu'on allait se faire bouffer les miches ?

Violette dégaina son couteau, Matriben, sa lourde épée. Pour une fois, Marcus fit preuve d'ingéniosité et d'efficacité. Il alla vers Thallula et tout autour d'eux, il dressa un grand cercle de flammes. Tabor reprit sa forme de centaure. Marcus s'en étonna :

-          Tu tiens vraiment à leur offrir du steak de canasson ?

-          Sous cette apparence, j'ai 4 fois plus de quoi frapper. Il n'y aura pas de cheval au menu, je te le garantis !

 

Six des sept loups s'approchèrent, encerclant le petit groupe. Un grand loup gris aux multiples cicatrices s'avança en premier vers Tabor.  Matriben ne pu aller à son secours, car deux loups bondirent devant lui. Violette, n'ayant pas encore été prise pour cible, tenta de s'avancer vers la berserk. Le premier loup faisait toujours barrage. Violette laissa tomber son poignard devant celui-ci. Marcus, qui observait la scène depuis son cercle enflammé, lui criait de reprendre son arme. Mais au lieu de lui obéir, la jeune femme s'accroupit et tendit une main ouverte vers le museau du loup. Les pupilles du loup étaient plantées dans les yeux de Violette. La main s'approchait de plus en plus. Les grognements s'interrompirent. Le loup, avec une prudence infinie, tendit son cou pour sentir le bout des doigts qu'on lui présentait. Méfiant, ses yeux étaient toujours fixés sur le visage de la jeune femme. Derrière lui, la berserk s'était relevée sur ses deux jambes.

-          Nous ne sommes pas vos ennemis, dit précipitamment Violette, craignant que la femme ne s'enfuie.

Il y eut quelques secondes où personne ne bougeait plus. Il n'y eut plus que le crépitement du cercle de flammes de Marcus et les grognements sourds des loups. La tension était palpable, et certains loups s'impatientaient. Violette insista :

-          Dis-leur que nous ne vous voulons aucun mal… Dis-le leur.

-          Non ! se décida à dire la berserk.

-          Pourquoi ? Tu as bien vu que nous n'étions la que par hasard. Tous ce que nous voulons, c'est nous reposer, et attendre nos amis. Dis-leur de ne pas nous attaquer.

-          Je ne peux pas.

-          Bien sûr que si, l'encorageait Violette. S'il te plait.

-          Ils obéissent à leur chef.

-          Ah ? Et ce n'est pas toi ?

-          Non !

De nouveau, il y eu ce flottement.

Soudain les loups humèrent l'air. Et tous partirent aussi mystérieusement qu'ils étaient venus. Et le temps que Violette tourne la tête vers les loups qui partaient précipitamment, la berserk, elle aussi, avait disparue.

-         Quelque chose court vers ici, dit Thallula.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 28-03-2008 à 23h04


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Catégorie : La Hache d'Or - récit
 

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  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10