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FICTIONNARY
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Des histoires qui se dessinent par vos choix...

Actuellement : La hache d'or

L'histoire : Jean-Baptiste est un étudiant en histoire. Un matin, alors qu'il se rend à l'université, rien n'est comme d'habitude. Il se retrouve dans la forêt d'un monde étrange. Les gens qu'il croisent ressemblent à ses amis, mais outre la ressemblance physique, ils n'ont rien en commun avec ceux qu'il connait. De plus, tous semblaient attendre sa venue et le prennent pour un sauveur. Monstres, magie, dragons, il est bien loin de ses cours et du métro parisien...
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29

 

Après une demi-journée de marche harassante, Matriben et son équipe leva un camp de fortune. Comme il fallait être le plus discret possible, tout feu était interdit. Zorba s’affaira à manipuler sa corne d’abondance et sortit tout ce qui pouvait se manger cru. Fruits et viande séchée restaura donc le ventre de tout le monde. Excepté pour Tabor qui gisait près de Violette, à demi conscient. Thallula dû refaire un bandage pour Thanabat. Il n’y eut pas beaucoup de mots échangés ce soir là. Marcus se porta volontaire pour faire le premier tour de garde et Zorba se joignit à lui. Un peu plus loin, Bramarion se reposait d’un œil sur la branche d’un arbre. Et juste sous cet arbre, 8 membres d’une meute de loups dormaient les uns contre les autres.

Malgré la fatigue qui s’accumulait, Thanabat ne trouvait pas le sommeil. Couché sur le côté, il s’aperçut que la princesse elfe ne dormait pas non plus, mais que les deux volontaires du premier tour de garde, eux, s’étaient profondément endormis.

-          Comment va le bras ? demanda Thalulla sans le regarder. Elle avait senti son regard sur elle.

-          Ça ira, dit J.Bat. Comment ça se fait que vous ne dormez pas ?

Il venait juste de se rendre compte qu’il la vouvoyait. Pourtant, il n’avait eu aucun mal à tutoyer les autres, qu’il ne connaissait pas beaucoup plus. A bien y repenser, il se rendait compte que la jeune elfe avait toujours gardé une distance de politesse avec lui. Elle n’avait jamais été familière ou désinvolte. Il n’aurait su dire si c’était un devoir incombé à son rang, si elle faisait sa volontairement pour ne pas se lier de trop près avec lui  ou si c’était une marque de respect. D’ailleurs, il ignorait si elle se comportait ainsi avec tout le monde. Dans le doute, il préférait ne pas paraître impoli. Aussi, il continuerait à la vouvoyer tant que celle-ci ne se montrerait pas familière.

-         Je me suis reposée suffisamment. Nous les elfes, nous récupérons très vite.

-          Dans ce cas, vous devriez assurer plus de tours de garde, non ?

Il se rendait soudain compte qu’il venait peut-être d’être grossier. Mais la princesse se contenta de sourire et de répondre doucement :

-         J’y penserai.

-          Vous savez, C’est la première fois que je croise une elfe. Là d’où je viens, on connaît les elfes. Mais, on croit qu’ils n’existent pas.

-         Ah non ?

-          On pense qu’ils sont le fruit de notre imagination et qu’ils appartiennent à la fantaisie. C’est même un genre : l’héroïc-fantasy.

-         C’est amusant.

-          Mais j’ai toujours pensé que les femmes des elfes étaient des fées. C’est faux alors ?

-         Absolument pas. Je suis une fée. Mais on n’emploi très peu ce terme, pour ne pas nous confondre avec les autres.

-          Quels autres ? Les elfes blonds ?

-          Oui, dit la princesse. Ceux-là. Ainsi que les petites fées des fleurs.

Thanabat se rendait tout juste compte de l’expérience extraordinaire qu’il était en train de vivre. Précipité dans les évènements tumultueux depuis son arrivée, il n’avait pas encore pu envisager cette aventure comme l’unique chance de répondre aux questions que se posent tous les enfants et les rêveurs de son monde depuis des centaines d’années. Il se rendormit, le sourire aux lèvres.

 

Le camp fut levé avant l’aube. Thallula continua de guider les voyageurs vers le sud. Le paysage n’était pas très varié dans cette région. Des plaines, des bosquets, quelques vallons et de temps en temps, un groupe d’arbres. Ils marchaient depuis un moment dans une prairie où l’herbe était si haute qu’il était impossible de voir l’horizon. Pour l’occasion, Thanabat ouvrait la marchait, se servant de sa hache comme une cerpe pour se frayer un chemin. Il avait l’impression d’être devenu une souris minuscule dans un immense jardin où le gazon n’était pas entretenu. Thallula leur expliqua que cette prairie avait été enchantée par les elfes blonds. Un brin d’herbe coupé repoussait en quelques secondes seulement. Effectivement, lorsque les membres du groupe se retournèrent, ils ne purent distinguer la moindre trace de leur passage.

-          Pourquoi cet enchantement ? demanda Zorba.

-         Ce sort a été jeté dans le seul but de perdre tout ceux qui s’aventureraient près de Branoc, afin d’isoler davantage mon peuple, les elfes noirs.

-          Cela veut-il dire que nous approchons de ton village ? questionna Matriben.

-         Oui. Il est juste après la prairie.

-          Je ne pensais pas que les elfes blonds étaient capables de telles fourberies, dit Marcus. C’est pas plutôt votre boulot d’habitude ?

La princesse elfe lui lança un regard aussi sombre que sa chevelure.

-         Il n’y a que les simples d’esprits qui pensent que les elfes blonds sont les gentils et les elfes noirs les méchants. Dans une guerre, chaque camp à ses raisons, ses torts et son propre sens de la justice !

-          Ça va, marmona Marcus. Pas la peine de le prendre aussi mal ! J’voulais vexer personne.

 

Bramarion et la meute n’étaient plus visibles depuis un long moment. Thanabat en était plutôt soulagé. Le chevalier-dragon, revenu d’entre les morts, avait tendance à l’inquiéter. Comment pouvait-il montrer patte blanche après tant de méfaits ? Il avait beau avoir les traits d’un de ses amis, sa présence ne le rassurait en rien. Quand à la meute, impossible de savoir à quoi s’en tenir. Peut-être étaient-ils perdus dans les hautes herbes…

 

Lorsqu’ils parvinrent enfin à s’extirper de la prairie envoutée,  le crepuscule colorait déjà le ciel de rouge et d’orangé. Enfin, l’architecture majestueuse de Branoc s’élevait devant eux. Ils marchèrent plusieurs minutes avant d’atteindre les premiers bâtiments elfiques. Des bâtiments ? Pas vraiment en réalité. Des décorations plutôt, taillées dans de l’or blanc, de l’orichalque et de la pierre de lune. A l’exception de Thallula, tous venaient ici pour la première fois. Chacun ouvrait de grands yeux, comme si cela leur permettrait de mieux profiter de la beauté du lieu. Les colonnes, les voutes, les arches semblaient scintiller de plus en plus fort à mesure que la nuit tombait. Lorsque le ciel fut noir, les étoiles se refletaient sur l’alliage étrange des sculptures, et des fleurs magnifiques, d’un bleu turquoise phosphorescent, éclosaient miraculeusement un peu partout, éclairant la cité des elfes. Une larme s’échappa de l’œil de Lahomey, émue par tant de beauté.

Un homme drapé d’un habit sombre, ses longs cheveux noirs et fins balayant ses épaules, descendit un grand escalier et s’avança vers eux majestueusement. Ses sourcils froncés et sa bouche fine marquait son visage du mécontentement qui l’agitait. Matriben s’y était préparé. L’accueil risquait d’être assez discourtois.

-          Qu’il est beau, murmura Violette presque sans s’en rendre compte.

L’homme s’était approché suffisament. Il laissa volontairement une certaine distance pour accentuer l’impression de repulsion qu’il pouvait ressentir à leur égard.

           Thalulla ! Nous étions foux d’inquiétude. Tu pars durant cinq jours et quatre nuits et tu reviens avec des… des humains ! Es-tu folle ?

-          Qu’est-ce qu’il dit, demanda Marcus à Matriben, inquiet par le ton que venait de prendre l’elfe.

-          Comment veux-tu que je le sache ? Je ne parle pas l’elfique. Mon père aurait peut-être pu comprendre, mais moi…

-          Il dit qu’il était fou d’inquiétude, dit Zorba. Et il n’est pas content de voir des humains.

-          Qu… Comment tu sais ça toi ? demanda Thanabat.

-          Oh bah… je comprends certains langages. Pratiquement tous les langages en fait.

Tous le monde regardait Zorba avec des yeux ecarquillés pendant que Thalulla répondait dans sa langue maternelle. Zorba murmura la traduction simultanément :

-          Ecoutes-moi s’il te plait. Il se passe des choses graves. Ces gens sont très importants. Regarde celui-ci. Il porte la hache d’or. C’est bien elle, c’est la hache sacrée des dieux. Tu dois les écouter.

L’elfe tordit un peu plus sa bouche pour marquer son dégôut en posant ses yeux sur Thanabat. La colère ne semblait pas le quitter et il continua à parler d’une voix forte à la princesse. Derrière lui, un autre elfe était arrivé sans un bruit. Il l’interrompit brusquement d’une voix qui couvrait la sienne, et bien qu’il ait eu le même accent que Thallula, il s’exprima dans un langage compréhensible de tous :

-          Assez Takao !

Le premier elfe se tue sans protester. Seuls les traits de son visage soulignaient son entêtement. Aussi beau que le premier, les lèvres noires finement dessinées du nouveau venu se scellèrent un instant. Sa main s’éleva doucement à hauteur de poitrine et il pointa son index sur Thanabat. Son poignet tourna élégamment et son index se courba et se déplia plusieurs fois pour signifier au porteur de la hache de s’avancer. Comment ne pas être intimidé par cette créature ? Thanabat avala sa salive et s’avança doucement. L’elfe se détourna et commençait à partir. Déstabilisé, Thanabat s’arrêta et regarda Thallula, en quête d’une quelconque aide. Elle lui fit un signe de tête pour l’inciter à suivre celui qui s’en allait.

-          Hey ! Où ils vont ? où il l’emmène ? demanda Marcus. Et puis c’est qui se type louche maquillé ?

Thallula et l’elfe nommé Takao lui jetèrent un regard glacé.

-          C’est mon père, répondit Thallula.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 22-04-2008 à 19h39

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  Blog créé le 17-01-2007 à 09h14 | Mis à jour le 19-06-2008 à 21h24 | Note : 8.24/10